nothing L'intro, euh... c'est une intro comme une autre, très sourde, annonçant un riff très noir et gras. Voix rocailleuse, débit important, l'ambiance, appuyé par la mache rythmique coulé par le groupe, est terriblement noir comme la pochette de l'album, des cris se fondant contre la possession de l'obsession. Paroles ondulant entre perversion, obsession, et autres vices sexuels. "Bizarre", déjà entendu ce riff quelque part... peut importe, sans doute la chanson qui a connu la plus grande diffusion de ces 10 joyaux noirs métals. Paroles introspectives et métaphysique, ce n'est pas si bizarre après tout. La guitare découpe à grand coup de hache la rythmique, découpée par une lame ébréchée, aidée par une batterie à fond de cale. -La norme avec sa morale terne déforme, le mal en bon pensant qu'elle transforme le courant hors norme-, La norme avec ses questions satellites. De Jimi Hendrix à La Bestia, la préoccupation suit son courant. Ecoutez les anormaux. "Tout recommencer" déferle, ondulant, bien gras, l'impression générale continue dans cette lignée sombre. Léger passage piano, -Tout, recommencer Tout-, et son impression de décalage sur le rythme, odieusement bon. Du bon groove métal, appuyé par des textes sur la société actuelle. Changement d'ambiance, de rythme, de sonorité, "Will" passage en demi teintes, juste le temps de se reposer et de reprendre son souffle pour plonger de nouveau dans les tortueuses entrailles obscures de Nothing, comme quoi Nothing ne fait pas que du noir 100% amer... "Contrepartie" commence symbiose entre le passage précédent et la noirceur générale, introspection, tension, jusqu'à l'avalanche, le déluge terrifiant, glissant, bousculant tout vers le néant, et les passages torturés, dense, digne d'une trépannation. Immolation, douleur, souffrance morale, le combat continue, tendance hardcore, petite voix intérieure, la musique comme accompagnement de fond. -"Pour pouvoir conquérir notre liberté, peut-être seront versés des fleuves de sang, mais il faudra que ce soit notre sang"- (Gandhi). mélodie hypnotisante, basse, -Je dois me faire violence-. "Deeper", le riff est digne de tout les clichés métal, la suite aussi, mais possède la lourdeur de Nothing, ainsi que sa douceur d'éxécution. "La fin" est proche, décalée, syncopée, loin du 4/4 habituel. Le tempo s'accélère, la pulsation martèle, la voix accuse, c'est thunderdome... -La fin ne justifie pas les moyens-. calme, barrage, et déluge de beat. La progression constante de l'album se termine presque sur ce feu d'artifices, ce feu nourri d'artillerie. "Silence", morçeau de clotûre, c'est comme pour Virago, calme, introspectif, lent, mystérieux...