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Rock ou Métal ? Noïd ne se pose pas la question et envoie dans les turbines du gros son à la fois accrocheur et mélodique. Ces deux influences majeures donnent naissance à une musique alternative et émotive. Les riffs sont lourds et la rythmique des plus soutenues. Formé fin 2001 à Avranches, Noïd n'a pas chaumé : un premier maxi en 2003, un second intitulé High & down deux ans plus tard et les voilà sur la route dans tout l'hexagone. 2006 marque la sortie du premier album du quartet normand, Sleepless night, mélange réussi de saturations et de mélodies. Un métal à la sauce rock'n'roll terriblement efficace, notamment sur scène, ce qui lui permet d'ouvrir pour des groupes comme Eths ou Mass Hysteria, aux côtés d'autres figures montantes telles que Sna-Fu ou Headcharger. Jamais inactif, le groupe retourne au Loko studio en 2009 pour enregistrer The ever expanding, qui a vu le jour le 11 octobre 2010.

Review Concert : Noïd, Noïd part en live au Mondo

Review Concert : Noïd, Me, myspace & my band @ Rennes (janv. 2009)

Interview : Noïd, Noïd / W-Fenec : le clash (mars 2013)

Interview : Noïd, Noïd en studio

Interview : Noïd, Intervi-oïd (avril 2008)

Noïd / Chronique LP > Clashing daily

Noïd - Clashing daily Les amateurs de Noïd vont se ruer sur Clashing daily et ils ne seront pas déçus tant le groupe semble être au meilleur de sa forme et fait étalage de tous ses talents sur ce nouvel opus. Les Normands naviguent toujours entre rock et métal nous caressant la peau avec la lame d'un couteau bien aiguisé, prête à trancher dans le vif au moindre changement d'inclinaison... Et si certaines accélérations de tempos et quelques breaks sont soudains, le quatuor est toujours dans le contrôle, gérant son rythme, imposant ses dynamiques, dynamitant nos oreilles en douceur. Car oui, c'est une certaine douceur qui émane de la voix de David qui laisse filtrer pas mal d'émotions aux tonalités très rock, selon les aspirations de chacun on peut y voir le même genre de talent que chez Cave In quand ça touche au core voire à la tripotée de groupes aux origines plus punks (dans la famille The Get Up Kids) quand ça envoie tout droit, et pour autant, Noïd propose quelque chose de vraiment différent. Leur truc à eux.
Un truc avec des guitares très proprement saturées, des riffs offensifs qui n'hésitent pas une seconde à taper du côté du stoner sur quelques mesures pour poser un titre dans la poussière avant de l'illuminer ("Clashing daily"). Et quoi qu'ils fassent, aussi agressifs soient-ils, les pistes défilent tranquillement, on hoche la tête en suivant la caisse claire et les notes coulent dans nos oreilles, tant et si bien qu'on est surpris que le disque soit déjà terminé quand la musique s'arrête.

Pour ne pas verser dans l'idolâtrerie sourde, je reprocherais aux Noïd d'être un peu répétitifs sur quelques passages ("Fair and free") et de ne pas suffisamment s'éloigner de ce qui fait leur identité, les nouveaux titres étant homogènes et collant à leur passé. Le groupe enfile les très bonnes compositions sans se mettre en danger et mon esprit perfectionniste pense qu'ils sont capables de repousser leurs limites et de faire encore mieux, en témoigne la partie quasi instrumentale finale de "Story of the next day".

Toujours chez TFT Label (un micro label dont les autres signatures sont 7Questions, Bow Low et Milkorova), les Noïd ont fait confiance à la référence caennaise Guillaume Doussaud (dont la liste des excellentes prods est hallucinante et devrait faire réfléchir quelques groupes quant à leur choix de studio : Headcharger, 64 Dollar Question, Aussitôt Mort, A Lost Fear, Guns of Brixton, Amanda Woodward, The Elektrocution.), preuve, s'il en fallait, qu'on peut travailler localement et ne pas avoir à rougir face au monde.

Noïd / Chronique LP > The ever expanding

Noïd - The ever Expanding Il est l'heure ! Enfin l'heure du second album des Normands de Noïd. Un processus difficile pour le combo, qui a enchaîné les mixages, les recherches de label, les démarches, les plans foireux... pour aboutir à un album rugueux, rempli d'aspérités. Mais les bonnes, celles qui font que douze titres font un album et pas une succession de clichés.
Aussi surprenant que ça puisse paraître, The ever expanding débute à la manière de Sleepless night. Un son lointain, et puis "poum" ! Dans la tronche. Furieusement rock, délicatement hardcore, le dosage entre violence et musicalité est définitivement un exercice dans lequel Noïd excelle. Dès l'entame de l'album, "From equal to equal" et "From our veins" donnent le ton : un son ample, une batterie toujours aussi massive, cette présence de David au chant, des riffs extrêmement mélodiques, des refrains accrocheurs... La liste est longue. Vous voulez des hymnes punk ? Descendez à "Behind our five senses". Des breaks à en faire rompre des cervicales ? Prenez "The lost ones". Une ballade ? Ecoutez "Connected".
The ever expanding n'est pourtant pas un patchwork approximatif tentant d'exploiter tout ce qui est exploitable. Zéro compromis, 100% efficacité. La progression de l'album est homogène, tout aussi agressive que mélodique. L'un ne va pas sans l'autre.
Noïd prend des grandes largeurs avec ce nouvel album, invite un ponte (Reuno, Lofofora), profite des chœurs de Julien, Alex et Damien pour gagner en profondeur. Complexe, homogène, mélodique et agressif, The ever expanding donne indéniablement la meilleure définition en CD de ce que les quatre normands sont capables. Un album qui débute fort et qui termine fort, dans des registres complètement différents, et qui exploite au fur et à mesure toutes les facettes du groupe. Un album d'une honnêteté rare.


Retrouvez les titres de The ever expanding en bande originale de notre reportage sur le Motocultor Festival 2010 !

Noïd / Chronique LP > Sleepless night

noid_sleepless_night.jpg Le premier album de Noïd est un joli pied de nez aux soit-disant clivages entre le rock le métal. Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? Sans gamberger, les quatre normands délivrent des compos originales qui mêlent cris rageurs et groove résolument rock'n'roll. De l'originalité dans les riffs, dans les rythmes, un bol d'air en somme.
L'album s'ouvre sur "Stay true", titre qui débute sur une intro lointaine avant de surprendre avec l'arrivée de la voix et d'un riff stoner, le calme avant une tempête qui va durer presque tout l'album. Dans le même registre, "Nothing said" et son riff d'intro restent dans la tête, car si Noïd fait du métal, les mélodies ne sont pas aux abonnés absents. En témoigne le doublage quasi permanent de la voix de David, qui donne une couleur particulière à l'album. "The right questions" marque une première pause dans l'allure avant de repartir pied au plancher pour "Time to stop", un titre diablement efficace. L'album, enregistré au Loco Studio en quatre semaines par Guillaume André s'offre un mixage atypique : la batterie est nettement en avant, notamment pour le kick (la grosse caisse pour les néophytes), ce qui appuie les riffs de guitares sans pour autant les reléguer au second plan.
Au rang des titres planants, "Never forget this day" développe une ambiance lourde avec une montée en puissance permanente, digne de groupes comme Team Sleep ou Deftones. Sur "Now and there", c'est la chanteuse de MyPollux qui se charge de donner la réponse à David, pour une touche féminine qui correspond au titre. Au final, Noïd marque des points avec cet album, qui a préfiguré une tournée de plus de six mois. Si le mixage peut en dérouter certains, les 11 titres valent vraiment le coup d'oreille.