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Trio lillois qui a vu le jour en 2002, NoHayDeaz navigue dans le style screamo-noisy-post-rock. Allez comprendre par là, un milk-shake de Gantz pour la glace vanille, Mihai Edrisch le lait et de Sleeppers/Baxters pour la petite cerise dessus, on mélange, on ajoute un bassiste en 2004 pour la touche émotive et neurasthénique, et voilà !
NoHay Deaz a joué entre autre avec, Face Tomorrow, Hell is for Heroes et Retisonic, niveau disque, le groupe a sorti un maxi 4 titres en avril 2003 afin de faire de faire sa promotion, suivi de deux CD promotionnels, dont Autumn session donnant un avant-goût du premier album de NoHayDeaz prévu pour juin 2005.

NoHayDeaz / Chronique EP > #3

NoHayDeaz : # 3 Après l'excellent Autumn session qu'est-ce que NoHayDeaz peut bien pondre de bien ? #3 justement ! Six titres à l'apex de la saturation et de la mélodie, six titres qui trouveront leur chemin au travers les bouchons de cire.
Autant mettre les choses au clair dès le début, le mix et le mastering laisse quelque peu à désirer, le son général est un peu étouffé, feutré, manque un peu de fraîcheur et de hautes fréquences sautillantes, c'est dommage car celà donne un peu moins d'épaisseur à l'ensemble; parlons également de la caisse claire qui a du être enregistrée dans un carton... Bref la qualité de NoHayDeaz ne s'en tient pas à des considérations de surface, mais bien dans ces titres qui rugissent, vrombissent, hurlent et déferlent avec fougue et rage. NoHayDeaz se fait plus direct qu'un After Taste, trempe ses lèvres délicatement dans Envy, et fait surement rougir de plaisir Gantz.
Lignes de basses toujours envoutantes, où l'on retrouve un clinquant délicat, une brillance un peu vintage, un chant à fleur de peau qui surgit et écorche, NoHayDeaz n'a pas perdu son savoir-faire lorsqu'il s'agit de distiller une atmosphère. "Take your knife out", remballe Radiohead au rayon jouets pour enfant, mais ne s'éternise pas pour autant, une ouverture qui débouche sur un riff qui tourne court et s'embrase avec fureur. Descentes de manches, des clins d'oeils du côté de Kruger, la touche screamo en plus, "Specter" se range du côté du titre précédent et délivre ces décibels dans l'autre oreille, mur de guitares, accumulation sonore, NoHayDeaz explose dans un éclat de saturation, une jouissance sonique qui ne demande qu'à se reproduire à l'identique, pour aboutir à un orgasme auriculaire.
Certains nettoient au Kärcher, d'autres sortent les amplis, c'est plutôt bien vu puisque c'est écologique, "And the continuous rod mill its way" continue le travail de sappe là ou "Specter" l'avait laissé, atmosphère toute en finesse, des guitares qui sifflent et exultent, avant d'entamer une toute autre approche au silence, c'est à dire son comblement et sa disparition par guitares interposées, où la saturation règne en maîtresse absolue.
"Pictures" pourrait bien être la pièce maîtresse de ce #3, un riff nonchalant, une batterie subtile, transpercé par une envolée hurlante, agrémenté d'une basse qui fait monter la sauce, l'atmosphère se transforme, s'appaise, s'épaissit lentement, pour exploser en milliers d'éclats métalliques. À écouter d'urgence donc.

NoHayDeaz / Chronique EP > Autumn session

NoHayDeaz : Autumn Session L'automne, c'est la saison un peu instable, à cheval entre un été chaud et orageux, et l'hiver et son manteau neigeux, une saison où tout se fait dans la nuance, nuances de couleurs, nuances de lumières, nuances de sons également, les écureils se planquent, les guitares s'affutent en prévision des longues soirées de l'hiver à venir, Autumn session comporte un peu de cette ambiance subtile et nuancée, il suffit d'entendre la basse de "Pictures of a dead man" pour s'en convaincre, ou cette fin toute rythmique qu'elle est, l'ambiance démarre pourtant rondement, puis s'alimente petit à petit, crache des guitaresà fleur de peau, la partie scream-émo de NoHayDeaz s'exprime pleinement, l'orage gronde de plus bel, déchire le ciel.
L'artwork est particulièrement bien fait, et s'acorde bien avec la musique de NoHayDeaz, dont les mélogies rugissent et crachent leurs étincelles, "Tomb" et "Venus against our decay" sombrent, se trouve renfloués, subissent des altérations non monotones. "Naive eyes" repart sur cette illustration lancinante, hypnotique, rompue par des cymbales judicieuses, des cris qui déchirent l'espace, une guitare qui reprend sa ritournelle, puis s'électrise avec dévotion.