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Biographie > Pas de drapeau !

No Flag : fulltime hardcore since 1992. Ca plus la photo d'à côté, ça pose le groupe... C'est clair que depuis le début No Flag fait du HardCore, et que depuis le début, ils sont proches de leur public quand celui-ci ne prend pas trop de place sur scène, repoussant Arno (charismatique frontman) dans le pit, situation qu'il apprécie d'ailleurs. Moi, les No Flag, j'ai pris l'habitude de les voir un peu partout dans le Nord, ouvrant pour Loudblast par le passé, pour Oversoul ou Hertz and Silence de nos jours.
Mais il va falloir que je m'habitue à les voir "tête d'affiche" car avec cet album, le premier en 9 ans d'existence, le groupe a franchi un putain de pallier !!! Tout au début, il y avait aux côtés d'Arno : Laurent (batteur), Mic (bassiste, choriste), Gus (guitariste, choriste) et Marco (ex-guitariste). No Flag faisait du HardCore pur et surtout dur, le truc idéal pour chauffer à blanc une salle.
En 93, ils ont sorti un Ep Only the truth qui a fait date dans le Nord, les heureux possesseurs ont aujourd'hui entre leurs mains un collector... Ensuite, ça a été concerts et concerts jusque 96 et l'arrivée d'Olivier qui a apporté ses samples, ajoutant une louche d'indus à tout ça. L'occasion d'une nouvelle démo 4 titres, Double dong 47 cm, et de nouveau concerts et concerts...
Au passage on les retrouve sur un split 45 tours en 99 avec le tubesque "Scarlett". Puis, an 2000, Marco quitte le groupe et est remplacé par Loïc, c'est aussi l'année de l'enregistrement d'un 3 titres, Lubrifist, pour prévenir tout le monde que l'album sera énorme (et calmer les fans avides de sons nouveau).
Enfin, 2001, le groupe installé aux LBLAB pour ses répétitions y enregistre son premier album sous la houlette d'un vieux pote...Stéphane Buriez, il laisse le mix à son comparse belge Stephan Kramer et Next Music distribue le Big Boss à partir d'octobre 2001. Sphere Management s'occupant de trouver d'autres concerts à cet infatigable groupe de scène qu'il faut avoir vu (et entendu !). Tout le Nord-Pas-de-Calais respecte ce groupe, désormais la France va devoir s'y mettre aussi, il n'y a plus aucune excuse...

Interview : No Flag, interview HardCore des No Flag (mars 2002)

No Flag / Chronique LP > Big Boss

no flag : big boss Sample de rigueur pour ouvrir ce premier album, bruit de fond intrigant, on veut mieux l'entendre, on monte le son et on est piégé, les grattes, la basse et la batterie arrivent sans prévenir et on se prend le son No Flag dans la poire. C'est parti ! Le sample reste là, les premiers accords sont assez industriels mais rapidement on a le droit à un gros passage HardCore suivi d'un break indus pesant, le ton est donné, No Flag joue avec ses influences et à l'image d'un Boost nous sert un truc dont on n'a pas (encore) l'habitude, du HardCore industriel ! Les "Narrow, narow, narrow" résonnent plus rapidement que le "scarecrow" mais l'esprit n'est pas trés éloigné, c'est sombre et glauque, tout ce que j'aime ! Alors les influences de No Flag sont multiples et on les retrouve toutes plus ou moins sur ce Big Boss, au menu du chef on va donc se goinfrer de HardCore et d'industriel (ça, t'as du le comprendre maintenant) mais aussi d'un peu de punk des familles. Si "Scarlett" (en français), "Vicious" ou "Blindfold" restent dans le créneau "mix d'un peu toutes nos influences pour en faire du No Flag", d'autres titres sont plus marqués. Ainsi "Re-fate" est trés indus avec des riffs couperets et un tempo très mesuré, "Lubrifist" est Hard Core à mort (malgré sa longue plage de sample fin). "Dose létale 50" est d'une punkitude DeadKennedy-TheExploitedisante notable avec une partie de batterie effrénée sur les refrains... alors que sur le dernier titre "Nazi punks fuck off", là c'est du old-punk tendance kibutsarace et personne n'ira dire le contraire. C'est le seul titre qui sort un peu du style global présenté par les Lillois sur cet album au gros son qui met plus en avant les rythmes et les grattes que le chant d'Arno, un peu etouffée par les décibels envrionnants, les choeurs et les effets. N'empêche que le tout reste une belle petite bombe qui nous laisse pantois autant sur les parties endiablées que sur les breaks salvateurs.