nedgeva_black_revolution.jpg C'est au cube studio de Besançon que Nedgeva est allé enregistrer 4 nouveaux titres, faisant confiance au trio Yann Morel, Cyrille Hentzen et Sébastien Descamps pour donner la patate à leurs compos, une triplette qui a déjà fait parler les watts pour (entre autres) Billy the Kill, Austin Newcomers, The Black Zombie Procession, Generic, Hellbats, Monsieur Z ou Stellardrive. Ajoute un mastering suisse signé Glenn Miller (Lofofora, The Young Gods, Tantrum, Houston Swing Engine...) et tu as l'assurance d'une prod de grande qualité qui déboîtera tes enceintes. Autre détail technique d'importance, l'artwork (pochette, livret, sérigraphie...) sont eux aussi de très grande qualité, bref, ce n'est pas parce que Nedgeva repasse par la case maxi après son album 9.0 mm qu'ils font les choses à moitié.
La petite dizaine de minutes nous laisse également sur cette impression, rien n'est laissé au hasard et Nedgeva n'est pas en vacances. Le trio a concentré ses effort sur 4 titres survitaminés tout droit dans la lignée de leur album, apportant au mariage du rock n roll et de l'énergie une couleur différente de celles offertes par Firecrackers, The Elektrocution ou Headcharger. La guitare rapide et incisive s'offre parfois une escapade en solo forcément soutenue par un ensemble basse/batterie qui fait bien plus que tenir la route au milieu d'une débauche de nervosité. Black revolution tiraille dans tous les sens, ne s'arrête pas une seconde et si la cadence se ralentit par endroit, c'est simplement pour en remettre une plus grosse couche juste après, le chant s'amuse avec les rythmes et partage la tête d'affiche avec la 6 cordes. Des 4 plages, l'éponyme "Black revolution" est ma favorite, la mieux construite, la plus efficace même si ça envoie sensiblement moins que sur "What's wrong", et c'est "Waste my time" que j'apprécie le moins, la faute à quelques choeurs (Waste my time) qui semblent venus du hardcore, mais à la vitesse où ça va, c'est pas non plus rédhibitoire pour le morceau... En fait, c'est juste histoire de pinailler et ne pas déclarer ce maxi génial de bout en bout...