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Biographie > Nine Inch...?

Originaire du Sud de la Californie et ferraillant ensemble depuis décembre 2007, Nails (notamment composé d'un ex-Terror et d'un membre des romantiques Crematorium est un trio oeuvrant dans un registre grind/hardcore/black'n'roll éprouvant et dévastateur. Définissant sa musique comme un compromis entre les meilleurs groupes de chez AmRep (entendre par là les Helmet, Today is the Day ou Unsane) et de Cro-Mags avec quelques influences black et grind'n'roll, le groupe enregistre en 2009 son premier album studio au Godcity Studio de Kurt Ballou (Converge, Black Breath, Trap Them) et le sort l'année suivante via Southern Lord.

Nails / Chronique LP > Unsilent death

Nails - Unsilent death Guerre, chaos,désolation... on appuie à peine sur "play" que BIM en pleine face, Nails démarre les hostilités en équarrissant nos tympans façon grind/hardcore/groovy black'n'roll qui défouraille à plein volume. "Conform" et ses 32 secondes de brutalité pure annonce la couleur, pas de doute possible, cet "Unsilent death" va être bestial, speedé et court, très court, trop court, mais va faire mal. Très. Parce que du coup, l'impact n'en sera que plus impressionnant. S'ensuivent "Scum will rise", "Your God" puis "Suffering soul", du coup en moins de 4 minutes, on a déjà encaissé... pas moins 4 titres dans les esgourdes. Et pourtant, on s'est déjà bien fait labourer les membranes, marcher dessus comme avec aucun autre (ou presque) et écraser les conduits à coups de masse. Car Nails, ça gueule, ça tronçonne, ça pilonne et surtout ça n'arrête JAMAIS d'envoyer du bois. Et le pire, c'est qu'ils font ça très bien les furieux (cf : l'éponyme "Unsilent death").

Des riffs qui nous arrivent par pack de douze en travers de la figure, un break thermonucléaire histoire de nettoyer par le vide, de la haine à par hecto-litres, de l'hyperviolence en frontal, Nails, c'est le genre de groupe à s'acharner sur la bête blessée pour ne jamais lui laisser la moindre chance de se relever un jour. Sans la moindre pitié pour les dégâts irrémédiables qu'il pourrait engendrer, le groupe martyrise, éradique, et passe en mode bulldozer histoire d'être sûr de laisser place nette derrière lui ("Traitor, I will not follow"). La politique de la terre brûlée façon Pig Destroyer vs Mumakil, ces gaziers connaissent mieux que personne et comme si ça ne suffisait pas, vitrifie l'ensemble à coups de "No servant" et "Scapgoat" avant d'achever ses victimes expiatoires d'une balle dans la nuque avec "Depths". Unsilent death : 14 minutes pour 10 titres de grind/hardcore'n'roll carnassier : un tuerie absolue et une très bonne pioche de plus à mettre au crédit de l'écurie Southern Lord. De ressortir de là avec les tympans qui saignent...