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Biographie > le gang du singe

1998, Besançon, il doit faire froid et de jeunes gaillards vont faire du bruit pour se réchauffer... MunkyPosse est né. Ils sortent rapidement une démo Beyond anger et font parler d'eux dans le milieu autorisé du brutal hardcore. Ils vont ensuite enchaîner les bonnes chroniques et les concerts avec un paquet de bons groupes dont Watcha, Bullshit Inc., Gantz, Second Rate, Blockheads, Right For Life, Judoboy, The Pookies, Nedgeva, Nostromo, Burn Hollywood Burn... Et en 2002 sort une vraie tuerie au son impeccable : A dead season, un EP 6 titres très impressionnant. Le groupe a franchi un nouveau palier et on peut penser qu'il ne se passera pas 3 ans avant qu'ils ne franchissent le suivant

MunkyPosse / Chronique EP > A dead season

munkyposse : a dead season C'est "Burst the abscess" qui ouvre les hostilités, quelques secondes de samples vovaux et bing, la déflagration, rythmiques à donf, voix crillarde, écorchée, chant hurlé, riffs emboîtés qui déboîtent et puis le tout alterne avec des passages plus "calmes" (tout est relatif !), plus posés, où le rythme s'alourdit avant de repasser la 6ème vitesse. On pense directement à Nostromo ou Ananda si on en reste à la scène française, ou à des versions brutales de dEFDUMp ou Burn Hollywood Burn sans aucune concession mélodique. Petit break avec le retour de la voix samplée, une respiration avant de replonger dans le chaos "A dead season" d'où émerge un chant clair et des notes de gratte plus aigües et de nouveau tout se déchaîne, l'architecture des titres n'est pas aussi simple qu'il n'y paraît, certes ça bourrine à tout va, mais ça ne le fait pas n'importe comment. MunkyPosse maîtrise de main de maître son son et ses compos, coup de chapeau au groupe mais aussi à Stef Cretin qui a réalisé les prises au Wambo Studio en décembre 2001. La morte saison une fois déchirée et à bout de souffle, c'est "Silent slaughter" qui reprend les choses en main, le massacre n'est pas si silencieux et les riffs nous mitraillent les oreilles quand ils ne sont pas bombardés en même temps que les coups sur les tomes, tout un programme ! Quelques lignes mélodiques apparaissent sur "Traditions", mais ce n'est pas par elles que le groupe se fait remarquer, c'est nettement plus dans sa gestion de la rapidité (ou de la lourdeur) du carnage. "End is addiction" n'est qu'un mix de samples qui assure tranquillement la liaison avec un titre plus récent, "The sTool and the gallows", enregistré en septembre 2002 par JP au Bastion, mais pas de révolution musicale, juste quelques améliorations sur les sonorités, la stéréo et la technicité du morceau. Un gros morceau, tout à l'image de MunkyPosse qui est dorénavant un très gros morceau pour la scène brutal métal française.