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Biographie > Grind terror

Nous sommes en 2004, Jéjé (guitariste chez Nostromo) et Taverne (bassiste de Knut) s'associent, avec pour but, créer un groupe de grindcore qui fasse (beaucoup) de bruit. Rapidement, Thomas (Stumpfucking) et Seb (Deceit) se joignent à leurs compatriotes et le quatuor écrit ses premiers titres durant l'été. Le groupe monte sur scène (en compagnie de Nasum et Blockheads) puis enregistre une première démo. Plus tard, le groupe met en route un premier album (enregistré par Jéjé lui-même) qui sera masterisé aux Cutting Rooms Studios (Scarve, In Flames, Katatonia, ...) en Suède. Pendant ce temps, les p'tits Suisses continuent de chatouiller la scène (avec Cephalic Carnage, Samael, ...). Et c'est en octobre 2006 que Customized warfare voit le jour via Overcome Records.

Mumakil / Chronique LP > Customized warfare

Mumakil : Customized warfare 32 titres en 38 minutes, Customized warfare est un album de grindcore compact et corrosif. Et voilà, en caricaturant à peine, la chronique pourrait bien s'arrêter là. Car comme l'a rappelé Oli au travers de son article sur My dark one, c'est une bonne part de curiosité qui amène à se pencher sur le cas d'un album comme celui-là.
Oui mais bon, 3 lignes dont la moitié étant de la récup' d'un collègue, ça ne nourrit pas un lecteur ni ne bâti de quoi se forger un avis. Une curiosité aiguisée, mis à part la composition du line-up et le format des titres, par les titres donnés aux morceaux. Les Helvètes ont opté pour la simplicité, ils leurs ont attribué les chiffres romains correspondant à leur apparition dans l'ordre de défilement, soit de I à XXXII. "IX" est-il plus profond que "V" ? "XVII" est-il plus pénétrant que "III" ? "XX" est-il plus dissuasif que "XIV" ? "XXIX" est-il moins fashion que "XXII" ? Désolé, je m'égare mais dans tous les cas, je donne ma langue au chat en espérant que les Mumakil ne l'interceptent pas pour se l'offrir en festin. Si "XV" tappe les 2'30 et l'ultime "XXXII" n'apparaît que quelques secondes (11 pour être précis), la plupart des morceaux tourne atour de la minute. Tous les ingrédients sont réunis pour exploser ton Last.fm en quelque sorte (et ta tête par la même occasion) !
Mais me direz-vous, nous ne sommes toujours pas entré dans le vif du sujet. Et récup' un jour, récup' toujours : le chant de Thomas n'est jamais harmonieux, flirtant entre vociférations et cris d'animaux en cours d'égorgement, scalpels et pinces à clamper sont donc les bienvenus. De son coté, Seb s'en donne à coeur joie, martyrisant ses toms et son jeu de cymbales pour faire croire qu'une centrale nucléaire s'est faite bombardée. Taverne à la basse et Jéjé le guitariste ne sont pas en reste et propulsent eux aussi une énergie démoniaque avec leurs instruments respectifs ; d'un seul coup, tu as un doute : le R.E.R. passerait-il dans mon salon ?
Bref, les rugissements incantatoires de la bande à Thomas déchiquettent, décarcassent, explosent, éventrent, démolissent, foudroient, sans laisser un instant de relâche, même très court. Une vraie boucherie, pas comme chez "Sansoz", ici des os vous en prenez plein la tronche, et même avec des bouts de barbaques sanguinolents en bonus !