metal Métal > Memphis May Fire

Biographie > un line-up digne de Dallas

Depuis que le groupe existe, en 2006, les changements de line-up sont la routine pour Memphis May Fire, or, depuis 2010, il y avait une certaine continuité... C'était trop beau pour durer puisqu'après avoir enregistré ce nouvel opus (le cinquième), le deuxième guitariste (Anthony Sepe) s'est fait la malle laissant Kellen McGregor seule aux commandes des six cordes (pour le moment ?), seul membre d'origine, il n'a pas le droit de quitter le navire même si Matty Mullins au chant depuis 2008 incarne désormais le combo aux côtés de Cory Elder (basse) et Jake Garland (batterie)... Les Texans ont de nouveau fait confiance à Cameron Mizell pour enregistrer le chant (il s'est déjà occupé d'eux mais aussi de Sleeping with Sirens par exemple) et ont laissé la prod' des instrus à Matt Good (guitariste de From First To Last, producteur depuis 2013 avec notamment du boulot pour Asking Alexandria). Toujours chez Rise Records (Attack Attack!, Bleeding Through, Poison the Well, Of Mice and Men...), ce This light I hold ne révolutionne rien mais fait le job.

Memphis May Fire / Chronique LP > This light I hold

Memphis May Fire - This light I hold Malgré un timbre un poil mielleux, Memphis May Fire est un des combos métalcore encore audibles grâce à une partie instrumentale bien métal, suffisamment froide et percutante pour contrebalancer les mélodies vocales et s'amalgamer aux parties gutturales très efficaces. La recette est bien connue mais quand l'exécution est impeccable, difficile de trouver à y redire, après tout, on sait à quoi s'attendre quand on enfourne une galette estampillée métalcore. Sur les treize que comptent l'album, quelques titres se font remarquer, tout d'abord l'éponyme "This light I hold" avec la présence de Jacoby Shaddix de Papa Roach qui apporte un peu de grave au chant sans donner plus de patate au morceau pour autant, même constat pour l'autre invité (Larry Soliman, chanteur de My American Heart, groupe qui a splitté en 2009), "Not over yet" n'y gagne pas grand chose non plus. Les meilleurs morceaux sont à piocher entre "Out of it", "Wanting more", "Unashamed" parce qu'ils osent les variations, intègrent un peu d'électronique et/ou jouent très bien le coup des breaks qui tuent. Memphis May Fire tente aussi un plan drague avec l'acoustique "That's just life", plutôt réussi. Ce qui n'est pas le cas de "The antidote" plombé par des choeurs immondes.

Dans l'ensemble This light I hold est une bonne rondelle de métalcore des familles, pas de trop mauvaise surprise, si ce n'est le départ d'un guitariste qui pourrait rebattre les cartes pour l'avenir...