metal Métal > Maximum the Hormone

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Maximum the Hormone est un groupe japonais de néo-metal-punk-core fondé en 1998 dans la banlieue de Tokyo, à Hachiojo pour être précis. A l'origine, les membres du groupes étaient Nao, Daisuke, Key et Sugi mais ces deux-derniers quittent le groupe dès 1999 après la sortie du premier album : A.S.A Crew. Afin de les remplacer, Nao propose alors son frère, Ryo qui officie désormais comme guitariste et chanteur. Depuis cette incorporation, Daisuke et lui chantent ensemble, le premier assurant les growls, le second les parties mélodiques). Arrive également dans la foulée Ué, un bassiste, toujours actif dans le groupe actuellement. En 13 ans de carrière, les Maximum the Hormone ont composé six albums ainsi qu'un maxi, le dernier en date étant sorti au mois de mars 2011.

Maximum the Hormone / Chronique LP > Buiikikaesu

Maximum the Hormone Les japonais de Maximum the Hormone seront bientôt de passage dans l'hexagone à l'occasion du Hellfest, une excellente nouvelle au regard de leur actu récente, le très productif quatuor ayant sorti un nouveau maxi pas plus tard que le 23 mars, alors en attendant de chroniquer cet opus, attardons-nous sur l'excellent Buiikikaesu, sorti en 2007. Pour ceux qui n'auraient jamais entendu ce nom, Maximum the Hormone, c'est donc une bande de quatre japonais qui chantent (tous y mettent du leur) dans leur langue maternelle et qui ont le mérite d'avoir un son déluré, d'avoir pris comme influence majeure le groupe No Use for a Name et surtout d'avoir prouvé à nous autres, internationaux avides de clichés, que la musique nippone, ce n'est pas que la J-Pop. La notoriété du groupe en France étant proche du zéro absolu, bien qu'il ait composé des morceaux pour la série d'animation Death Note, il est nécessaire de présenter cette musique d'enragés, née du mélange du metal hardcore, du groove et du punk. Parce que croyez-moi, ça donne une béchamel tout ce qu'il y a de plus savoureux.

A l'écoute de la mise en bouche proposée par "Buikki kaesu!!", le premier morceau, on prend instinctivement conscience de plusieurs évidences : leur bassiste est un prodige et le guitariste est tout aussi prodigieux que son comparse à quatre cordes. Des parties lourdes qui rappellent KoRn, d'autres qui font clairement penser à No Use for a Name, Maximum the Hormone est une bombe au dynamisme inépuisable. Le groupe a le pouls si rapide qu'on entre immédiatement dans leur délire malgré le chant, en japonais, dont on ne comprend évidemment pas un traitre mot. Les morceaux "Chu chu lovely muni muni mura mura purin purin boron nurururerorero", "Kuso breakin nou breakin lily" ou "Black yen power G-man spy" forment un méli-mélo sans prédominance d'un style musical particulier, un équilibre artistique parfait et brillamment mis en place. D'autres, plus metal et hardcore comme "What's up, people ?", "Lousiana Bob" ou "Kyoukatsu" sont aussi jouissifs que les autres. Pour résumer : un album collector !