Mastodon a mis en ligne une vidéo sur l'enregistrement du prochain album, à toi de trouver quelle sera la reprise qu'ils feront...
> Lire la dépêche
19/03/08 Mastodon live footage :
Les 3e et 4e épisodes du passage de Mastodon au Masonic Temple de Brooklin sont disponibles sur youtube.
> Lire la dépêche
06/03/08 Mastodon en a raz la casquette... :
Le premier des quatre épisodes consacrés au show de Mastodon au Brooklyn Masonic Temple est en ligne.
> Lire la dépêche
Voir les archives
Mastodonrocks.com: site officiel
(26 hits)
|
|
|
|
|
|
Métal
Mastodon
Biographie > Bestial headbanging metal
Mastodon se forme en 1999 à l'initiative de Brann Dailor (batterie) et Bill Kelliher (guitare), deux ex-Lethargy et Today is the day période In the eyes of God. Après un déménagement vers le royaume de Coca-cola, autrement dit Atlanta, les deux font la rencontre de Troy Sanders (basse/ chant) et de Brent Hinds au détour d'un concert de metal. Le line-up du groupe est alors constitué. Une première démo voit le jour en 2000 puis deux EP (Slick leg et Lifesblood) l'année suivante. La machine de guerre Mastodon est sur les rails, les critiques élogieuses pleuvent sur le groupe alors même que les mélomanes avisés attendent de pied ferme le premier album du groupe. L'assaut auditif vient un an plus tard avec Leviathan. Critiques et public sont à genou, Mastodon est proclamé comme l'un des meilleurs groupes estampillé "metal" des années 2000. Le phénomène est en marche, plus rien ne l'arrêtera, le groupe sortant à intervales réguliers (Leviathan en 2004, Call of the Mastodon [EP] et Blood mountain en 2006) des efforts qui cartonnent les charts "hard/ meta" et dont la plupart ne se remettent toujours pas même après d'innombrables écoutes.
>
0 commentaire
-
Ajoute un commentaire !
Mastodon / Chronique LP > Leviathan
Embarqués aux côtés du capitaine Nemo dans une équipée qui nous mènera aux confins de l'irrationnel, nous voilà en face d'un monstre annonciateur d'un cataclysme musical à venir. Après le mur sonique Remission sorti en 2002, Mastodon enfonce brutalement le clou avec Leviathan, une phénomènale hydre musicale à la technicité hallucinante. On pensait avoir pris une claque avec le premier album du groupe, erreur, ce n'était qu'un efficace galop d'essai. Cette fois, tout est en place pour un album pachydermique mais inventif, puissant et devastateur. Prisonnier de la plus profonde des failles océaniques de notre monde, on assiste incrédule à l'avènement d'une créature musicale à nulle autre pareille. "Blood and thunder" (avec Neil Fallon de Clutch en guest) sonne le premier gong, la bête est lachée... et elle a faim de décibels. Les morceaux s'enchaînent dans une foudroyante tornade de riffs massifs et de rythmiques à la complexité proche de Today is the day (dont deux des membres de Mastodon ont fait partie).
"I am Ahab", "Island", "Seabeast", peut importe l'ordre dans lequel ça nous arrive dans les tympans, de toutes les façons, le groupe nous pilonne les conduits auditifs jusqu'à les faire exploser. "Heaviesque" osera-t'on, véritable hymne au headbang furieux, "Iron tusk" est le single idéal pour démolir sa cloison à coup d'épaule et agrandir son royaume les yeux rivés sur l'horizon, alors que "Naked burn" se fait l'écho des vélléités mélodiques du groupe. Le combo joue avec les éléments et passe en revue la quasi totalité du bestiaire maritime puisque du gentil "Trilobite" (arthropodes marins ayant vécus à l'époque du paléozoïque) de Remission, on passe au "Megalodon" (sorte d'énorme requin blanc de 50 tonnes pour 15 mètres de long qui sillonnait les océans il y a encore 10 000 ans) sur ce Leviathan avant de plonger dans l'imaginaire fantastique et l'épouvante avec "Aqua dementia". Tantôt décousu, tantôt plus massif et compact, cet album est le théâtre d'un véritablement déchaînement de la nature sur notre platine. On pense notamment à Dillinger Escape Plan pour les passages les plus effrenés et à chaque fois, Mastodon en impose par sa maîtrise technique et ses compo aussi tentaculaires que bétonnées jusqu'à l'os. Leviathan est un bloc de marbre, un album-concept qui sonne comme l'assaut fulgurant d'une division de Panzer sur une position adverse à peine protégée. Le dernier titre de Remission était "Elephant man", dont le film est une adaptation romancée de la vie de Joseph Merrick, cet homme victime de diformités extrèmes dûes au Syndrome de Protée et qui inspira à David Lynch l'un de ses meilleurs films ; la transition est toute trouvée avec le dernier titre de cet album, justement intitulé "Joseph Merrick". Où comment Mastodon parvient à s'extraire des profondeurs pour revenir un temps sur la terre ferme, sans pour autant quitter l'univers des créatures hors-norme. Le groupe s'attarde sur l'un des thèmes récurrents de son oeuvre : les "freaks", que l'on retrouvera notamment sur Blood mountain (2006). Une thématique à l'image d'un groupe sinon hors-normes, au moins largement supérieur à nombre de ses semblables. Implacable mais mesuré.
>
4 commentaires
-
Ajoute un commentaire !
Mastodon / Chronique LP > Remission
Remission, étrange titre que celui du premier album de Mastodon à l'artwork particulièrement réussi. Mais, quoiqu'il en soit, derrière ce titre se cache une implacable collection de compositions métalliques, violentes, épiques et surtout incroyablement puissantes. Encensé par une presse spécialisée unanime, considéré par beaucoup comme LE nouveau phénomène metal nord-américain à suivre, le groupe a-t-il pour autant mérité sa flatteuse réputation ? En général, on a tendance à se méfier... Dans le cas présent, à tort. Véritable horde sauvage musicale, Remission est un album qui tendrait à confirmer la tendance : à savoir que ce Mastodon n'est pas un énième groupe au vague succès éclair et à la carrière météoritique en forme de caprice des critiques.
En prenant l'ensemble des sous-genres du rock et du métal dans le creux de sa main (hardcore, thrash, heavy, death, prog 70's, stoner, metalcore et autres trucs en ...core) pour les passer au broyeur et en produire le résultat hors du commun, Mastodon met le paquet d'entrée et ne la joue pas petits bras. Au contraire. Le groupe a les dents longues et enchaîne les uppercuts sonores avec une lourdeur incommensurable. "Crusher destroyer" ou "Burning man" s'enquillent sur la platine et le groupe réussit le tour de force d'atomiser les tympans de ses auditeurs tout en livrant une musique allégorique et tentaculaire ("Trilobite"), à la croisée des chemins narratifs entre Jules Verne et H.P Lovecraft. Fil rouge de l'oeuvre du groupe, la mythologie des créatures monstrueuses marines nous plonge furieusement dans l'oeil du cyclone avant de descendre encore, au coeur des profondeurs abyssales de cet album sans concession. En apnée en train d'explorer les entrailles de la bête, le quartet aurait pu céder à la facilité de produire un album monolithique en forme d'hymne au headbang massif, mais au lieu de ça, il a su nuancer son metal hybride pour broder quelques instrumentations complexes autours de structures toujours plus alambiquées.
Déferlement de riffs lourds et telluriques ("The march of the fire ants"), section rythmique qui assène les blasts avec une furie démentielle, une production incisive et agressive, Remission est un album que l'on peut qualifier de primitif, massif et techniquement irréprochable. Le groupe y titille l'imaginaire fantastique collectif avec un vrai sens de la narration musicale et une maîtrise formelle de tous les instants ("Ole' Nessie", "Elephant man"). Avec Mastodon, Relapse Records (High on fire, Burst, Buried Inside notamment) a trouvé le nouveau fer de lance de son roaster, la scène métal nord-américaine son nouveau maître. La suite ne viendra que confirmer cette impression. Sans rémission.
>
0 commentaire
-
Ajoute un commentaire !

