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Manialine, c'est un vent puissant et lunatique mais c'est aussi un groupe qui existe depuis 3 ans avec à son bord : Gauthier au chant, Greg à la guitare, Jo à la basse et enfin Arno à la batterie. En 2009, le groupe concrétise déjà un premier EP du nom de Woman.

Manialine / Chronique EP > Woman

Manialine - Woman LP Un nom qui évoque de prime abord un énième groupe de post-rock, une pochette et un titre qui nous font songer à du stoner-rock'n'roll... Puis la musique commence et, coupons court à tout suspens, ce sera finalement ni l'un ni l'autre. "Leave them alone" entame les politesses et les Manialine balance tout de suite l'un des meilleurs morceaux de l'EP : un larsen qui croit, un riff dynamisant, une section rythmique au garde à vous, le tout sonne comme du Sick Of It All saccadé puis la musique ralentit pour se muter en une sorte d'hybride de Converge et de Will Haven : les riffs sont aiguisés, des cassures rythmiques à profusion viennent t'essorer les neurones à la manière des Dillinger Escape Plan, le petit chat "hardcore" dans la gorge de rigueur qui racle le fond de tes entrailles, la tension est palpable et maîtrisée, le flux metal-hardcore-mathcore qui se déverse dans les oreilles est exagérément jouissif et on en redemanderait bien quelques pelletés avec plaisir. Ce qui tombe plutôt bien puisque les Manialine ont encore 4 mandales à vous servir sur un plateau oxydé. "Games of skill" et "Little child" adoptent un format plus concis mais le résultat est le même : compact à mort, totalement ravageur et sur-jouissif avec en plus une petite nouveauté de l'étape. On voit en effet apparaître une teinte death dans la voix et ils renouvelleront l'expérience sur "Mushroom" ainsi que "Buried alive" qui se voient enrichit, Manialine élargit le spectre de sa musique, que ce soit dans les éructations mais aussi dans certaines phases rythmiques ou le matraquage hardcore évolue en une démonstration de puissance exacerbée que ne renierait pas un Gojira brut de décoffrage. Il est difficile de ne pas succomber à la prouesse et force est de constater que Manialine, ce n'est pas qu'une question de références qui s'additionnent, c'est aussi une alchimie singulière qui fonctionne à merveille et qui confère à Woman le truc ineffable en plus. Grosse claque très convaincante qui méritera largement sa place à coté d'une autre belle réussite du genre, le Sullivan14 de qui vous savez.