Magoa prend la pose.. Magoa prend la pose.. Premièrement, vous enchaînez assez vite les sorties, c'était prévu d'aller aussi rapidement en studio ?
Le rythme de sortie s'est imposé de lui-même. Les morceaux de notre premier opus Swallow the earth dataient de bien avant sa sortie, nous voulions donc créer quelque chose de nouveau et de plus en phase avec la nouvelle évolution musicale du groupe. Il en a été de même pour Topsy turvydom. Swam nous a rejoint à la basse, ce dernier changement de line-up a encore influencé notre méthode de travail. Et après Animal, nous nous devions de sortir un album plus réfléchi, qui soit enfin le produit de nos influences à tous les cinq.

Vous êtes allés en Californie, vous ne concevez pas de bosser sans Charles "Kallaghan" Massabo ? Une telle volonté doit couter plus cher que de tenter l'aventure dans un studio français...
Charles produit Magoa depuis le début; entre nous s'est installée une relation qui va au-delà de la relation formelle qu'il peut y avoir entre un groupe et un producteur. En studio, il est un peu le sixième membre de Magoa. Lorsque Charles est parti s'installer en Californie, notre but était logiquement de venir faire l'album là-bas avec lui. C'était une expérience inoubliable, que nous n'aurions jamais pu recréer en restant en France. Nous étions tous le six dans une maison, à travailler pendant un mois sur la création de ce disque. Tout a été fait dans cette maison, batteries comprises. Je pense que c'est un bonne alternative par rapport à s'enfermer dans un studio avec des horaires rigides !

L'artwork est assez fouillé, vous avez laissé carte blanche à Vincent Fouquet ou le cahier des charges était très précis ?
Notre idée était relativement précise, mais nous avons laissé Vincent la mettre en scène à sa manière, car nous avions été conquis par son travail. Il a été très à l'écoute et très patient, et le résultat est au delà de nos espérances !

L'album s'intitule Topsy turvydom, c'est pas une expression très courante, où l'avez-vous dégotée ?
Topsy turvydom est une ancienne expression anglophone évoquant le chaos, le désordre total. Nous vivons dans cet état de confusion, décrit au fil des titres de cet album. Topsy turvydom dépeint nos excès, leurs conséquences, et appelle à plusieurs reprise à la prise de conscience, à la révolte intellectuelle.

Musicalement, l'opus est marqué par une énorme ouverture d'esprit, vous aviez besoin de vous éloigniez de votre image de groupe assez violent ?
Absolument pas ! Nous somme un groupe de métal et nous le resterons.
Mais nos influences sont variées. Et comme je disais, cet album est pour la première fois le réel condensé de toutes nos différentes influences. Je suis un inconditionnel de Rock au sens large, et je ne me considère pas réellement comme un "metalhead". Donc les voix sont plus rock, les mélodies plus présentes, les refrains peut-être plus catchy... Tout a été fait par choix, et selon notre goût. Je conçois tout à fait que ces aspects moins "brutaux" par moment puissent déplaire, mais ce n'est en aucun cas dans le but d'être plus "radiophonique"... On fait du métal les gars... Et en France...

"Broken record" cumule différentes ouvertures avec trois invités aux chants différents, comment avez-vous fait ces rencontres et est-il facile d'avoir ces guests en studio pour vous ?
"Broken record" est le titre des featurings de l'album. Le morceau parle des starlettes sans talent particulier créée de toutes pièces par la télévision ou internet. On se doutait que ce thème allait inspirer nos amis chanteurs ! Nous avons donc invité Tony Macca, ami crieur anglais à la voix d'outre-tombe, Cavie Anvel, un jeune rappeur de Los Angeles qui assure grave, et Jon Howard, chanteur du groupe de métal canadien Threat Signal, qui était là pour le mix de son nouveau projet Vise Versa. Belles coïncidences, je suis fan du résultat, et je les remercie pour leur talent...

Sur ce titre, il y a aussi une partie de clavier que personnellement je trouve affreuse, explique-moi pourquoi il s'imposait...
Pour qu'on puisse en parler en interview ? (rires) Plus sérieusement, le côté grandiloquent / sur-produit de ce morceau colle à son message... corrosif, je pense.

Les mélodies sont très bien maîtrisées, pourquoi avoir attendu cet album pour en mettre autant dans les compositions ?
Merci... Une fois de plus, c'est la première fois que nous avons réellement l'occasion de vraiment nous réunir tous les cinq aussi longtemps pour composer et arranger nos morceaux. Le résultat est forcément plus abouti et plus empreint des envies de chacun. Mais il y aura encore plus de mélodies par la suite !

La dernière mise à jour de votre site remonte à février 2013, que fait le webmaster ?
Nous avons eu des graves retards à ce niveau là et nous nous en excusons.
Un nouveau site fonctionnel et à jour arrive début 2014.

Etre actif sur les réseaux sociaux est suffisant pour un groupe ?
C'est selon moi devenu indispensable, mais en aucun cas suffisant. De la même manière que cela ne suffit pas d'écouter de la musique chez soi, critiquer en bien ou en mal un CD et ne jamais se déplacer pour aller voir un concert du groupe en question. Internet permet de communiquer plus facilement avec sa fan-base, sa tribu... Mais les gens ne s'intéressent pas indéfiniment à un compte internet vide de sens, inactif dans son domaine d'origine... La coquille se brise un jour et rien ne sort, c'est exactement ce que disent les paroles de "Broken record"...

Vous avez quoi sur l'agenda pour 2014 ?
On revient en début d'année avec un nouveau clip, pas mal de contenu que l'on a encore sous le bras, et des dates annoncées très bientôt...

Ta bonne résolution pour cette nouvelle année, c'est quoi ?
Défendre Magoa sur scène le plus possible, et dans le plus de pays possible !

Merci !
Merci à toi et à tous les lecteurs du W-Fenec. Au plaisir de se croiser en concert !