metal Métal > Madina Lake

Biographie > rien à voir avec le lac de Madine !


Le lac de Madine se situe en Lorraine, il y a fort à parier que les quatre zicos de Chicago qui forment Madina Lake en 2005 n'en ont jamais entendu parler... L'histoire du groupe est une véritable "success story" comme les américains aiment nous en faire vivre... Avoir les médias dans sa poche étant plus viable que du talent, les jumeaux Nathan (chanteur) et Matthew (bassiste) participent à l'émission Fear Factor et avec la thune gagnée enregistrent la première démo de leur groupe, celui formé avec Mateo (guitare, sample) et Dan (batterie). Surfant sur la vague émo-pop-punk, ils sortent un EP : The disappearance of Adalia (août 2006) où l'on trouve déjà trace de 4 titres qui seront sur leur premier album From them, through us, to you qui sort au printemps 2007 aux USA et un peu plus tard en Europe via RoadRunner.

Madina Lake / Chronique LP > Attics to Eden

Madina Lake - Attics To Eden Mea culpa ! A l'écoute, il y a moins de deux ans, de leur premier album From them, through us, to you, j'avais demandé la clémence pour Madina Lake qui, sorti, de ses hits accrocheurs avaient démontré quelques talents d'écriture emo-punk en prenant des risques et osant quelques samples bien sentis. Attics to Eden vient prouver que j'avais tort de croire en eux. Oui, malgré quelques bons titres, j'aurais du les enterrer à l'époque au lieu de leur laisser du temps... Parce qu'avec le peu de temps qu'ils ont eu après leur tournée, ils ont du être pressé de toucher d'autres royalties et ont oublié d'écrire des vrais morceaux, préférant enquiller 12 pistes calibrées (entre 2"20 et 3"49) où la mécanique du tube radio plan plan est répétée et encore répétée. Riffs insignifiants, rythme atone, samples dégoulinants (quelque part entre Linkin Park et Depeche Mode, désolé pour les fans de ces derniers), mélodies piquées aux mauvais plans de 30 Seconds To Mars et à d'autres, bref, c'est un ratage total. Même l'artwork ne ressemble à rien. Et histoire de tomber bien bas, en achetant le CD, tu peux envoyer un coupon pour gagner un repas avec le groupe. Sérieusement, faudrait peut-être penser à arrêter de se foutre de la gueule du monde, non ?

Madina Lake / Chronique LP > From them, through us, to you


Madina Lake : From them, through us, to you Balancé en heavy rotation sur les chaines de clips et sur les teen-radio, je comprends que Madina Lake pourra énerver ceux qui entendent leurs singles en boucle, dans le même temps, s'ils évitaient ce genre de média, ils n'auraient pas ce problème ! Parce que si Madina Lake semble vivre un conte de fée, que leurs titres sont ultra accrocheurs et qu'ils bénéficient de signatures prestigieuses (notamment Mark Trombino à la prod, lui qui a bossé avec Jimmy Eat World, Blink 182 ou Finch), trop rapidement les enterrer parce qu'ils jouent un émo-pop-punk très en vogue pourrait être une erreur.
En creusant un peu leur premier album From them, through us, to you on trouve des compositions simples et efficaces (et alors Yellowcard le fait aussi, non ?) et une touche émo tout à fait sincère même si le groupe s'inspire davantage des "suiveurs" comme 36 Crazyfists que des instigateurs comme Thursday. A l'aise pour sortir des tubes au refrain un peu mielleux ("Here I stand", "One last kiss"), le combo peut également ajouter des samples et varier les tonalités et l'engagement ("House of cards") que soigner ses arrangements ("Pandora") ou prendre des risques en installant des ambiances un peu étranges ("River people", "True love"). L'artwork (plutôt joli) se décline dans le livret qui permet la lecture des textes qui ne traitent pas que de ruptures et d'amourettes, Nathan y parle également de la célébrité ("Stars") et expose ses doutes existentiels ("River people", "Me vs the world"), sa voix pouvant aller chercher des graves comme des aigus, les émotions passent aussi bien à l'oral qu'à l'écrit...
A dose homéopathique, Madina Lake peut faire passer un bon moment à l'auditeur qui aurait besoin d'une cure de jouvence ou à celui qui n'a pas besoin d'une écriture complexe et d'un son garage pour apprécier un groupe punk-émo, quand bien même estampillé "pour les kids".