metal Métal > The Lumberjack Feedback

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Les The Lumberjack Feedback se sont formés en avril 2008 avec pour idée de départ de monter un groupe stoner. Carcan qu'ils abandonneront bien vite au profit d'une mixture drone/doom/sludge. Le line-up est composé d'une basse (Destrebast Reinic), de deux guitares (Boumt Hersina et Neris Welacogh) et d'une batterie (Dorac Reinic). Fin 2008, ils sortent une démo faite-maison. 2009 : des concerts, beaucoup de concerts, notamment avec Kylesa à Roubaix et un titre de 16 minutes en téléchargement libre sur leur myspace. 2010 : on les attend de pied ferme.

Review Concert : The Lumberjack Feedback, Oxbow à l'Aéronef (mai 2011)

Review Concert : The Lumberjack Feedback, Kylesa à Roubaix (nov. 2009)

The Lumberjack Feedback / Chronique LP > Blackened visions

The Lumberjack Feedback - Blackened visions Après Hand of glory en 2013, un EP digital (Noise in the church) en guise de rappel, on aurait vite fait de ranger The Lumberjack Feedback dans la case "musicien lent de chez lent". Sauf qu'en quelques années, le groupe a connu a peu près autant de changements de personnels qu'une équipe NBA, ce qui ralentit toujours singulièrement la productivité et à l'écoute de Blackened visions, il y aussi un autre élément à prendre en compte, c'est le perfectionnisme qu'on peut facilement leur attribuer et qui saute aux oreilles dès que "No cure (for the fools)" retentit dans les enceintes : le son est énorme et si tu as du bon matos hi-fi chez toi, tu risques d'en prendre pour ton grade.

Durant 9 titres, le groupe semble avoir délaissé ses envies post-rock pour quelque-chose de nettement plus frontal, faisant la part belle aux gros riffs et n'empêchant pas toutefois quelques passages cristallins et annonciateur d'une prochaine tempête tribal animée par ces deux batteurs en mode collaboration rythmique à l'intérêt évident. Jamais réellement à rebrousse-poil, la musique de The Lumberjack Feedback se laisse apprivoiser facilement et il suffit juste de se prendre au jeu et se faire emporter par ces vagues sonores à mi-chemin entre le metal, le doom et le sludge. Au vu du haut pedigree de leur musique et la charge de travail qu'ils ont abattu, ce serait leur faire insulte que de citer les sempiternels cadors du genre lorsqu'il s'agit de musique "heavy and low".

Malgré la relative longueur des titres, le plaisir est immédiat, on apprécie l'univers décloisonné avec conviction et huile de coude. Blackened visions est à l'image de son artwork, un disque léché et soigné au possible, célébrant les ténèbres d'une fort belle manière.

The Lumberjack Feedback / Chronique EP > Hand of glory

The Lumberjack Feedback - Hand of glory Cela faisait quelques années que l'on n'avait plus entendu parler de The Lumberjack Feedback, la faute à quelques changements de line-up qui ralentissent encore et toujours la marge de progression d'un groupe... Et à cela s'ajoute une réputation de grands perfectionnistes et vous obtenez une discographie peu conséquente, au regard de la durée de vie de ce gang de bûcherons.

Deux titres pour quelques années d'attentes, c'est peu et c'est bien là le seul reproche que l'on pourra faire à Hand of glory. Le packaging est super joli, la beauté de l'artwork y est pour beaucoup, et le contenu fait plus que tenir la route, il envoûte et réussit parfaitement le travail de séduction des oreilles. Au menu de cet EP, deux titres qui atteignent les 8 minutes, un boulot minutieux sur les ambiances et une musique qui se situe entre les penchants mélodiques instrumentales d'un Pelican et les coups de sang telluriques d'un Neurosis, bref de quoi dégager un charisme sonore pas négligeable. Le premier titre, "A whisper to the thunder", est une belle carte d'invitation à rentrer de nouveau dans l'univers du groupe, une piste qui ne paye pas de mine de prime abord mais dont le venin se distille peu à peu au fur et à mesure des écoutes : les coups de butoirs rythmiques des deux batteries, les riffs en béton et le canevas des deux guitares, l'ambiance épique qui se tisse, tout y est pour que l'on passe un moment marquant. Le verdict est similaire pour "The dreamcatcher", l'explosion doom qui tarde à survenir joue avec les nerfs de l'auditeur pour enfin nous amener dans cette savoureuse pesanteur et être secoué par les changements de tonalité.

Excellent job mais la prochaine fois, on en veut définitivement plus.

The Lumberjack Feedback / Chronique LP > The lumberjack feedback

The Lumberjack Feeback The Lumberjack Feedback, BAM ! Ou comment annoncer la couleur en deux temps-trois mouvements : on s'attend forcément à du lourd, du lent, du gras qui tache et on est pas loin de ça avec "Drone concerto" : saturation qui croît, riff qui nait de celle-ci, développement assez "Earth-ien" dans les ambiances, conclusion pas degueu. Carrément pas mal. On enchaine avec "1937" qui conjugue deux phases : un riff répété et une soudaine prise de vigueur du quatuor. Bien belle réussite qui hérisse le poil comme il faut. Sur la piste suivante, le groupe s'essaie à la nuance avec pas mal de succès. Sur l'intro' de "Spring Brakes", The Lumberjack Feedback se rapproche de la légèreté post-rock d'un Mogwai pour prendre peu à peu du muscle (ou du gras) et côtoyer Neurosis dans la densité sonore : hypnotique à souhait. Le groupe ne faiblit pas et propose encore une piste de qualité avec "Baum in der angst" qui s'approprie les riffs de Crowbar pour t'entrainer dans un petit périple dans les marécages nordistes. Le reste de la démo est sensiblement du même acabit mais en développant de nouveau cette facette Earthienne durant de longues plages (comme "11111") où l'on jurerait à un featuring de Dylan Carlson, c'est dire l'importance de cette influence mais les The Lumberjack Feedback n'en oublient pas pour autant d'aller plonger dans le bain de boue dès que l'opportunité se présente et elle se présentera souvent. Pour du entièrement fait-maison, le groupe s'en tire en tout cas avec les honneurs. Allez les voir en concert, achetez leur cette démo et des T-shirts histoire qu'ils puissent se payer Steve Albini et cartonner dans la planète doom/sludge/drone/mélange bâtard. Une affaire à suivre très près. D'autant plus qu'ils ont visiblement de la suite dans les idées en matière d'artwork et d'univers visuel.

Ci-joint un morceau en téléchargement gratos qui est une photographie bien plus fidèle de ce qu'est The Lumberjack Feedback aujourd'hui. Aussi envoutant qu'Audrey Horne en pose lascive sur ton canapé, n'est-il pas ?

[fr] Mein gebush hat hunger: .mp3 (78 hits)External ]