metal Métal > Loma Prieta

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Comme son nom de l'indique pas forcément, Loma Prieta est une formation hardcore/punk/screamo originaire de la Bay Area (San Francisco, USA) ferraillant de puis 2005. Comme son nom ne l'indique pas non plus, le groupe a sorti ses premiers EP en 2006 et 2007. Comme ses initiales l'indiquent subtilement, LP ne sort ses disques qu'en vinyle LP et c'est par ce biais qu'ont vu le jour pas moins de 4 albums entre 2008 et 2012 (Last city, Dark mountain, Life/less et I.V.). A noter qu'en 2011, les san-franciscains ont rejoint les rangs de l'écurie Deathwish Inc. (Converge, Deafheaven, Trap Them, Touché Amoré, Victims...).

Loma Prieta / Chronique LP > I.V.

Loma Prieta I.V Bidibim : une bonne grosse dose de hardcore punk viscéral en I.V (intra-véneuse) et voici que les américains de Loma Prieta s'offrent la première (dé)charge de l'année en matière de joyeux concassage des tympans et autre démembrement auditif bien tranchant. Hargneux et corrosif, le groupe martyrise ses instruments jusqu'au sang et délivre un cocktail hautement addictif de screamo finement aiguisé, de hardcore-punk sauvagement éraillé et de technicité de pointe. Pas de souci du point de vue de la forme, c'est à la fois parfaitement maîtrisé et totalement inspiré ("Fly by night"), salement violent mais délicieusement produit pour donner l'impact maximum aux compos qui le méritent ardemment ("Torn portrait")

En quelques douze titres, les natifs de San Francisco distillent leur vénin hardcore en variant les rythmiques, les tonalités, jamais le niveau de décibels produit, ni plus que les angles d'attaque. Loma Prieta, c'est du frontal, bref, concis et soudain comme un coup de trique dans les lombaires. Une dernière tatane sur les cervicales et on est K.O (Trilogy 4 "Momentary" / Trilogy 5 "Half Cross" / Trilogy 6 "Forgetting"), surtout que le groupe désagrège son édifice musical à poings nus et multiplie les plans mettant en exergue sa technique de haut vol. Une virtuosité hardcore punk de tous les instants, les nerfs à vif et les lames parfaitement acérées, ce I.V-là est une véritable saillie HxC qui éructe sa rage brute sans discontinuer. Et ce n'est pas encore fini, quand il n'y en a plus, il y en a en"core". Alors du coup, le groupe continuer d'enfiler les torpilles sonores jusqu'à plus soif.

Le résultat glisse dans les conduits comme papa dans maman et Loma Prieta enfonce encore un peu plus son pieu dans la chair. On est à la moitié de l'album et celui-ci n'a pas encore dévoilé tous ses atouts : "Untitled" taille dans le vif du sujet, "Uniform" défonce les cloisons, le groupe enchaîne les punchlines super-soniques ("Aside from this distant shadown there is nothing left", "Biography" notamment) toujours sans se fatiguer. De quoi enterrer définitivement l'auditeur sous un déluge de plomb et de mitraille. Quant au dernier titre, "Diamond toot", il vient sceller l'album en contemplant une ultime fois le champ de bataille et les ruines encore fumantes qui le jonchent, un sourire narquois en coin. HARD.