metal Métal > Life-Kit

Biographie > la vie en kit

Life-Kit est un groupe obscure qui désire le rester. De leur vie de groupe, on ne sait que très peu de choses, on va les assembler pour retracer ici un semblant de bio. Ils sont originaires d'Avignon mais c'est à Orange en novembre 97 que semble démarrer leur carrière sur scène. C'est essentiellement dans le quart Sud-Est de la France qu'ils jouent (Avignon [avec LTNO !], Marseille, Lyon, Aubenas...) mais ils ne demandent qu'à aller dépoussiérer les 3 autres coins... En live, les 5 Life-Kit jouent avec 2 télés qui diffusent des vidéos aussi sombres que leur musique, et reprennent du NailBomb comme du Rammstein ... on est déjà nombreux à espérer croiser leur route ! Ils sont aujourd'hui cinq : Stéphane au chant, Cédric à la guitare, Alain à la basse, Pierre-Gilles aux percus et au violon et Mathias à la batterie, ces deux derniers assurant également des backing vocals. En décembre 2000, ils ont eux-mêmes enregistré 2 morceaux, ce Demo tracks est aujourd'hui ultracollector ! Mais ce qui vaut cet article, c'est leur premier maxi, accessible au public à partir de février 2001, et qui sera certainement réédité parce que les 550 exemplaires devraient vite partir. Ce Life is a code est énorme, très bien présenté, accompagné d'une piste CDRom avec un clip-vidéo très pro (bravo Androgyne) et assez malsain. Enregistrés au collectif Bushkabanon et masterisés par Angelo Nizard, leur ingénieur du son, les 4 titres sont d'une très grande qualité, comme Life-Kit frappe fort dés sa première grosse sortie, on en reparlera forcément. (septembre 2001)
Il aura fallu attendre deux ans pour qu'on mette à jour cette page, deux longues années durant lesquelles Life-Kit a donné des concerts, composé de nouveaux titres, a enregistré ces titres, les a mixé, les a remixé, a tourné des vidéos, trouvé un distributeur (Overcome) et a paufiné son premier album Monkey number one qui sort en sepbembre 2003 en deux versions digipak, une "normale" et une deuxième collector avec une pléïade de bonus (vidéos, remix, inédits...). Un nouveau cycle de la vie de Life-Kit commence. [ Overcome: site officiel (14 hits)External ]

Interview : Life-Kit, Construisons notre vie en kit (octobre 2003)

Life-Kit / Chronique LP > Monkey number one

life kit : monkey number one Soignant les moindres détails, l'édition "normale" de cet album est tout de même servie dans un digipak classieux et les onze titres sont accompagnés d'une plage multimédia très riche où l'on fabrique son fond sonore, où l'on admire de splendides photos du groupe (du live, les posées du livret -terrible- mais aussi les artworks), où l'on écoute des remixes de "The briefcase man" et de "Lost" (ceux qui n'ont pas de PC ont des remixes à la fin du CD) et où l'on découvre les 11 éléments du kit.
Côté musique, car c'est bien là l'essentiel (même si tout le reste est de très haut niveau...), Mamad Rafati et son équipe ont comme d'habitude assuré un gros boulot sur le son (au Praxis) avant que Jean-Pierre Boucquet ne masterise le tout (L'autre studio), ils ont su donné toute la puissance, toute la lourdeur et toute la noirceur cauchemardesque dégagée par Life-Kit. Leur métal corrosif attaque là où ça fait mal avec des idées mais aussi du gros son et des rythmiques plus que nerveuses ("Nothing new under the sun"). L'influence de KoRn a presque disparu, comme c'était un des seuls reproches que l'on pouvait faire à Life is a code, on pourrait penser que ce Monkey number one est inattaquable, inoxydable. Oui mais non, enfin, selon moi, certaines parties très lourdes, très bourrines ne s'imposaient pas ("A hand pulls me downward"), le groupe s'attaque alors à des parties death qui contrastent un peu trop avec le reste, le côté malsain passe donc davantage par le son et les rythmes que par les atmosphères, était-ce vraiment nécessaire ? Vu les qualités déployées pour travailler les ambiances (le violon et le chant de "Bitch" !) et la simplicité de ses parties lourdes, je m'interroge, peut-être que le public qui doit réagir davantage sur ces passages rythmés a orienté les compos dans ce sens... La tension est aussi le temps de l'aération grâce à l'intervention délicate du violon ("Faith and lies", "The briefcase man"...) ou des samples ("Seed O") qui ternissent eux aussi le tableau, il ne faudrait pas oublier que "le Monde avance sans vous"...
Au final on a un album compact et ouvert, compact parce qu'il nous tombe dessus comme un bloc et ouvert par ses aérations subtils qui le font respirer.

Life-Kit / Chronique EP > Life is a code

life-kit : life is a code La musique proposée par Life-Kit a un unique défaut, si encore c'en est un, c'est par moment de trop ressembler à du KoRn période Issues, mais juste par moment, en fait ce sont quelques passages des 3 premiers titres surtout qui nous rappellent au bon souvenir de Jonhattan Davis. Mais les rythmiques sont plus industrielles que métal, plus entêtantes que jumpantes... Et surtout dés le début de "Metamorphosis" on est pris dans une ambiance très particulière grâce au violon magique de Pierre-Gilles, là où certains auraient claqué un sample sympa, Life-Kit joue vraiment et intègre le violon à fond dans ses compos, la mélodie (orientale sur ce premier titre) est jouée au violon pendant que la guitare continue de lâcher ses riffs percutants. "I am a monster" est répété, appris, chanté, crié, on y croit. "Life-Kit" est aussi le nom d'un titre, un titre brisé en deux par des couplets doux et des refrains écorchés. C'est sur les derniers refrains que Stéphane monte dans les aigus et que son chant prend cette Issues touch que personnellement j'adore... Les back vocals font écho à sa voix grave et après un murmure on repart en orient avec le violon de "Bitch". Et là, le groove du combo s'exprime sans retenue, ryhtmiques et guitare nous font danser, le violon nous fait rêver, le chant nous promène... Extraordinaire ! Même si la fin du morceau avec ses "I hate you" fait très KoRn dans son ensemble, le violon refait surface pour montrer que Life-Kit n'est pas KoRn (et vice versa...). "Laps" (qui est le titre mis en clip) est beaucoup plus indus que les trois autres morceaux. Beaucoup plus énervé aussi, on sent comme une rancune se dégager de la voix, Mathias matraque ses fûts, les accords pleuvent et alors qu'on ne s'y attend pas, une mélodie (somptueuse !) survient pour nous dérouter, s'ensuit un break, une montée et de nouveau Life-Kit s'amuse à tout dévaster, c'est là qu'on comprend l'influence de Fear Factory sur le groupe. La fin est aussi brutale que les dernières mesures. On en redemande !