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Liar > Chronique LP / Murder manifesto
Déboulant à cent à l'heure, telle une balle de pistolet, Liar matraque, harcèle, assène, ne laisse aucun répit entre les coups de semonces de guitares, les assauts répétés d'une batterie animale, et d'un chant toujours plus énervé et remonté. Hardcore sans concession et sans demi-mesures, Liar évite les écueils et la monotonie assez courante pourtant, ou même Knuckledust cède à la tentation, ouvert aux influences extérieurs et aux éléments inspirateurs, Liar inscrit sur son Murder manifesto dix brulôts magistraux.
Montée d'adrénaline et barrage de guitares aux cordes soumises à rude épreuve, Murder manifesto ouvre sur un "Wolfsblood" meurtrier, syndrome de lycanthropie et un chant qui en impose, puissant, maîtrisé et furieux. Les titres sont éxécutés à coups de haches, mais avec une précision chirurgicale, des riffs massifs, brutaux mais qui savent préserver un erzatz de mélodie en leur sein, de la poésie découlant d'une assemblée brutale et barbare; toujours est-il que Liar met de côté sa primalité et livre des titres variés et subtils, "Murder manifesto" et son côté old-school, "Nemesis" et sa vengeance armée orchestrée par des guitares assoifées de justice, le sublime "Left hand path" et son intro acoustiques sublime dont les accords résonnent à l'instar de ceux du Hysteron - proteron de Nostromo, titre servant d'entrée en matière à "The final march", binaire et oppressif.
Titres énervés, ne laissant rien au hasard, Murder manifesto est un excellent album, qui met assez vite tout le monde d'accord avec son hardcore bien particulier, et ce d'une manière assez tranchée.
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