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Leïtuss se forme il y a quelques années et trouve son line-up actuel en 1998, venant de Saumur (49), le groupe met en avant son éclectisme. Electro-hardcore, ou quelque chose approchant, c'est entre du néo-métal à la Unskilled, le hardcore de Lofofora et les excellents Masnada, qu'il faut situer la musique du groupe. Un chanteur aux influences diverses, entre hardcore et hip-hop et un guitariste responsable des riffs acérés du groupe comme des boucles électroniques dont la musique de Leïtuss est parsemée.

Chronique Compil : Leïtuss, Take the track

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leituss maxi D'une intro dynamique à la Mass Hysteria, "Toxxic T.V." vire violemment hip-hop, un chant vigoureusement hardcore par dessus et le tour est joué, le titre n'est pas nécessairement original, mais à n'en pas douter il est foutrement efficace. Les samples additionels étant la valeur ajouté de Leïtuss. Eléctronique presque mystique, puis hypnotique, le shaman égraine son sermon, l'ambiance brumeuse est travaillée avec beaucoup de soin, Lofofora rencontre Ekova ou Dead Can Dance dopé à l'électronique et le miracle renverse la vapeur. Un chant un peu hip-hop, le shaman se fait poète, s'excite et harrangue la foule sur "Babel N.Y.C.". "06:09 am" avant de déchaîner son avalanche saturée avec envie, même si ça manque un peu d'électronique et sonne peu trop Lofofora. Contrairement à l'excellent "Donner" qui sait parfaitement s'en détacher : un chant habité, un flow lent qui surfe sur la mélodie, un refrain efficace et direct comme celui de "Toxxic T.V.", ce Leïtuss là vaut le détour et cultive son propre style.
le groupe apporte sa foi et pierre à la fois à l'édifice hardcore mais également au mouvement électro et à la vague hip-hop. L'alliance est aussi suave que subtile, à l'instar de Clone Inc. et de son dub-métal ravageur.
Première démo pour le groupe qui montre sa jeunesse, de la même manière qu'elle laisse entrevoir un potentiel évident à condition qu'il soit mis à profit.