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Originaire de Toulouse, Leiden se forme en mai 2000 pour rapidement donner laissance à Songs in the Key of Dark. Suite à l'accueil favorable de cette démo, le groupe s'attele au maxi L'aube spirituelle, sorte d'hommage à l'évolution des mentalités. Le label Adipocere permet à Leiden de distribuer ce maxi sur la France entière. En 2001, le groupe entre dans le collectif Antistatic et rejoint ainsi les groupes Psykup, Sidilarsen, Delicatessen et Mary Slut. Un an plus tard, les membres se lancent dans la composition de Empty, convaincu que l'avenir de leur musique est au métissage...
Mais d'ailleurs, quelle musique joue Leiden ? L'étiquette forcément réductrice de Nü-Dark, pourra convenir dans un premier temps. Mais après tout, le nü-dark, késako ? Bien, prenez une grosse base de dark-metal, plutôt dans le style de Within Temptation, épurée la un peu, agrémenté les atmosphères d'éléments exotiques, saupoudré d'un peu de violence, de sensualité et de mélancolie, et voilà le brouillon du metal de Leiden à la fois lourd et mélodique. Brouillon que Leiden a su travaillé avec dévotion et conviction, notamment sur Empty. [ Adipocere: le label de dark et black indispensable (8 hits)External ]

Leiden / Chronique LP > Dualité

Leiden : Dualité Leiden revient avec Dualité, un album différent du précédent Empty, contrasté et dédoublé. Se rapprochant d'une base pop-dark, Leiden gravite autour d'Aquilon, Process ou Kells, tout en gardant ses spécificités propres, quelques samples bienvenus, chant masculin très grave et maîtrisé à la perfection, la lourdeur qu'il acquiert sur des titres comme "Psyché" ou "Crazy" plombe l'atmosphère, lui confère une granularité toute particulière, et donne au groupe un atout de mise en relief assez bien exploité. Même sur les parties très death, avec ce chant guttural, Leiden évite les monologues et la monotonie, batterie prolixte, guitare martiale, le tout soufflé, balayé par un refrain aérien, avec une voix légère et féminine.
La voix de Bérangère se fait parfois désagréablement nasillarde, comme sur "Another skin" par exemple, mais prend de l'ampleur et sait se faire sublime et délicate sur des titres comme "Sense fo love" ou le magistral "Sacrifice" avec ses parties liturgiques, dont le latin souligne le contrepoint. Loin d'exploiter une recette simple avec un refrain lyrique et un couplet métallique, comme sur "Psyché", Leiden balance aussi à tous va comme sur l'irrascible "Beware" dont il faut décidément prendre gare, Leiden se rapprochant plus de Darzamat sur ce titre très sombre que de Kells; cette fois-ci c'est l'italien qui à la parole, langue magique pour les partie lyriques, comme la aussi remarqué Bulle, agile comme un serpent, "Beware" déroule ses anneaux dans des parties épicées, orientalisées et plombées avec délice.
Leiden alterne des titres cohérents, mais ayant chacun une personnalité propre, une identité séparée, un peu schizophrène, comme "Une autre vie", louchant plus du côté de Mihai Edrisch que des titres précédents d'Empty, texte parlé plus que chanté, guitares hypnotiques, entourloupe mélodique métastatique, un penchant suicidaire, que "Dualité" contraste avec violence, guitares faisant barrage, déluge de grosse caisse, chants soit écorchés, soit hauts, tout deux affirmés et plantés avec cohérence sur des mélodies et des rythmes denses et compacts.

Leiden / Chronique EP > Empty

Leiden : Empty Leiden reste du dark et le titre éponyme de Empty commence avec verve, grosses guitares à la saturation massive, qui s'allègent sur un chant féminin léger, une pointe de délicatesse dans un monde de brutes... Enfin, l'alchemie de Leiden, se met en place doucement et permet au charme d'agir. Les samples sont nombreux, mais subtils et avancent à couvert, par contre la voix de Bérangère avance toutes voiles dehors, et grand bien lui prend ! L'équilibre issu de cette rencontre fracassante, une saturation de plomb avec parfois une mélodie de boîte à musique comme sur "A new place" , est un régal et une surprise auditive.
Plus réactive, plus colorée, "Les maux" allie un chant aigüe et mélodique avec une voix d'outre-tombe, qui se mêlent lentement, le tout flanqué d'une mélodie propulsive et une section rythmique qui n'est pas en reste. Lorsqu'il s'agit de voix et de chant Leiden sait à merveille les associées comme sur "Entlarvt", ou ils s'affrontent sur une guitare sulfureuse et battement binaire hypnotique.
"Das Wort vom Zur-Tieffe-Gehn", "Spirale" égrainent leurs mélodies lumineuses, sous cette avalanche sonore, ce barrage métallique qui se dresse sans hésitation. Version métal de l'électronique d'une Pluie de Sons, le ciel s'obscurcit sous les accords de "Cry", sous cette lente agonie de guitare, -Tomorrow all will be gone-, ce chant mélancolique qui s'élève dans la nuit, et cette guitare qui se disloque pour finir. Leiden rend également hommage à Baudelaire avec "Le possédé", et sa mélodie orientale, doucement fredonnée, soulève des vagues de frissons. Coup de chapeau au sublime "Vibrations" qui constitue un petit chef d'oeuvre, aux mélodies diaboliquement efficaces et aux atmosphères savamment étudiés, dont le résultat est une petite merveille !