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Leiden > Chronique EP / Empty
Leiden reste du dark et le titre éponyme de Empty commence avec verve, grosses guitares à la saturation massive, qui s'allègent sur un chant féminin léger, une pointe de délicatesse dans un monde de brutes... Enfin, l'alchemie de Leiden, se met en place doucement et permet au charme d'agir. Les samples sont nombreux, mais subtils et avancent à couvert, par contre la voix de Bérangère avance toutes voiles dehors, et grand bien lui prend ! L'équilibre issu de cette rencontre fracassante, une saturation de plomb avec parfois une mélodie de boîte à musique comme sur "A new place" , est un régal et une surprise auditive.
Plus réactive, plus colorée, "Les maux" allie un chant aigüe et mélodique avec une voix d'outre-tombe, qui se mêlent lentement, le tout flanqué d'une mélodie propulsive et une section rythmique qui n'est pas en reste. Lorsqu'il s'agit de voix et de chant Leiden sait à merveille les associées comme sur "Entlarvt", ou ils s'affrontent sur une guitare sulfureuse et battement binaire hypnotique.
"Das Wort vom Zur-Tieffe-Gehn", "Spirale" égrainent leurs mélodies lumineuses, sous cette avalanche sonore, ce barrage métallique qui se dresse sans hésitation. Version métal de l'électronique d'une Pluie de Sons, le ciel s'obscurcit sous les accords de "Cry", sous cette lente agonie de guitare, -Tomorrow all will be gone-, ce chant mélancolique qui s'élève dans la nuit, et cette guitare qui se disloque pour finir. Leiden rend également hommage à Baudelaire avec "Le possédé", et sa mélodie orientale, doucement fredonnée, soulève des vagues de frissons. Coup de chapeau au sublime "Vibrations" qui constitue un petit chef d'oeuvre, aux mélodies diaboliquement efficaces et aux atmosphères savamment étudiés, dont le résultat est une petite merveille !
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