metal Métal > Le Noyau Dur

Biographie > Djag et ses amis

Aprés Black Bomb A et Sarkazein, voilà le nouveau groupe de Djag : Le Noyau Dur. Si c'est un projet très personnel, il a su s'entourer de vieux amis pour mener à bien l'enregistrement d'un album où l'on retrouve tout un tas d'invités. Au plus près de lui durant la construction de l'opus, Jay (ex-Call Us As You Wish a également enregistré et mixé l'album intitulé Renaissance (qui sort le 20 mars chez Sriracha). Après le mastering (signé JP Bouquet), il était clair, net et précis que cette bombe devait vivre sur scène, Djag a donc débuté les répétitions avec un groupe fixe composé d'Anthony (guitare), Greg (basse) et Cédric (batterie), si la sauce prend autour du noyau, il va falloir compter avec LND...

Le Noyau Dur / Chronique LP > Résistance

le noyau dur : résistance Après avoir fait des débuts fracassants grâce, entre autres, à la bonne intégration d'une belle brochette d'invités bien intégrés, Le Noyau Dur entre en Résistance et se fait de nouveau remarquer, choisissant comme Sherkan de s'offrir directement au public sans autre intermédiaire que le net-label Musik4One et pour la modique somme de 1 euro et cinquante centimes, même pas le prix d'une bière...
Et sans encore parler de la musique, on peut faire la même constatation que pour le Wings de Sherkan : moins cher ne veut pas dire "moins de son" car le groupe offre (oui, à ce prix-là, c'est cadeau) 13 titres pour un peu moins d'une heure de gros son... Car après un titre introductif qui fait la part belle aux sonorités et envolées symphoniques ("Avant que le soleil"), la bande de Djag ne laisse plus que quelques samples s'intercaler dans leur maëlstrom fusion/métal qui oscille entre le massif, le vindicatif et l'expéditif. Ceci dit, ça ne blaste pas tout le temps, certains titres sont assez aérés et me rappellent les excellents Backstab dans les atmosphères ("D'autres mondes"), deux d'entre eux sont même calmes et très posés : "L'herbe verte" et "Ensemencer le monde", comme quoi, les thèmes graves ne sont pas forcément abordés en force, le groupe gagne d'ailleurs alors en perception de son discours, avouons-le, il est plus facile de comprendre ces paroles que celles de "Criminel", morceau dont la puissance dévastatrice contraste avec l'évocation de certains noms comme ceux de Martin Luther King ou du Mahatma Gandhi... Les morceaux qui mélangent les ambiances sortent eux aussi du lot et plus particulièrement "L'ermite" qui bénéficie d'un riff rock n roll super efficace.
Bien que travaillant seul, Le Noyau Dur livre un album peut-être plus ouvert que le premier, délaissant par moment leurs côtés baston pour ralentir les tempos et faire varier la densité, remplaçant les pluies d'accords et de frappes par des mots bien placés et des mélodies lourdes.
Ce week-end, au moment de te payer une bière, pense à la scène française...

Le Noyau Dur / Chronique LP > Renaissance

le noyau dur : renaissance Sur le papier, quand on regarde la composition de l'équipe, Le Noyau Dur séduit et inquiète... Il séduit par la liste des invités, nombreux et variés : il est clair qu'ils sont de véritables valeurs ajoutées au travail de Djag et Jay, des gens qui apportent leur patte et de la couleur au métal comme Mikaël (Oneyed Jack), Entonie (LTNO) ou Yoda (La Calcine), des individualités aux talents métalliques reconnus que ce soient des dingues du manche comme Phil (Lofofora), Anthony (Sherkan), François (Loudblast) ou des chanteurs emblématiques comme K-shoo (Boost, Noxious Enjoyment), Reuno (Lofofora), et / ou enfin des amis qui s'entendent à merveille avec Djag, forcément ultra motivés par une nouvelle collaboration, citons Sam et Poun (BBA), Hervé (Loudblast, BBA, Aeons) ou Fred (Sarkazein) . C'est énorme, ça calme mais ça inquiète aussi, comment canaliser autant d'énergie ? Comment faire en sorte que Le Noyau Dur ressemble à LND et pas à une compilation de métal ?
Avoir 16 titres homogènes et qui ne partent pas dans tous les sens pour que ce nouveau projet ait une base solide, ça ne semble pas évident et c'est pourtant la plus grande réussite de Jay et Djag. Cela passe par un son très travaillé où les guitares se mélangent parfaitement aux nombreux samples, où les rythmiques sont au service des titres, et bien evidemment par le charisme vocal de Djag qui module sa voix pour l'acclimater aux ambiances des compositions. Chaque titre mériterait certainement qu'on le décortique pour qu'on analyse la portée de l'implication des invités mais il vaut mieux prendre Renaissance pour un tout et faire abstraction des électrons libres qui circulent autour du Noyau pour parler des titres de LND. Reste donc la perception de chacun sur ces titres, d'un point de vue générale, l'ensemble s'approche d'un Lofofora qui se serait dopé à l'indus de par le style musical, l'attaque des parties vocales et les textes ("Miroir", "Quel est le sens ?"). Parmi les 16 plages, il suffit d'en écouter quelques unes pour comprendre l'intérêt de l'album et sa diversité, rien qu'avec "Le Noyau Dur", "Mes lâmes" (où l'on parle de Renaissance), "Back in business" ou "Songes", on voit jusqu'où peut aller LND ! Bien plus loin que sur des compos que je juge moins abouties comme "Sage de s'vénèr" ou "Vivre libre"... Et j'ose à peine imaginer la tête de celui qui tel le stéréotype du prof de philo ne lisant qu'intro et conclusion n'écoute que le 1er titre ("Introspection", une intro samplée aux textes tranchants) et le dernier ("A la mémoire" une balade tragique et poétique).
Maintenant, il va falloir transposer tout cela sur scène, ça ne va pas être du gateau mais on va leur faire confiance et on espère les croiser rapidement en live.