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Le Noyau Dur > Chronique LP / Renaissance
Sur le papier, quand on regarde la composition de l'équipe, Le Noyau Dur séduit et inquiète... Il séduit par la liste des invités, nombreux et variés : il est clair qu'ils sont de véritables valeurs ajoutées au travail de Djag et Jay, des gens qui apportent leur patte et de la couleur au métal comme Mikaël (Oneyed Jack), Entonie (LTNO) ou Yoda (La Calcine), des individualités aux talents métalliques reconnus que ce soient des dingues du manche comme Phil (Lofofora), Anthony (Sherkan), François (Loudblast) ou des chanteurs emblématiques comme K-shoo (Boost, Noxious Enjoyment), Reuno (Lofofora), et / ou enfin des amis qui s'entendent à merveille avec Djag, forcément ultra motivés par une nouvelle collaboration, citons Sam et Poun (BBA), Hervé (Loudblast, BBA, Aeons) ou Fred (Sarkazein) . C'est énorme, ça calme mais ça inquiète aussi, comment canaliser autant d'énergie ? Comment faire en sorte que Le Noyau Dur ressemble à LND et pas à une compilation de métal ?
Avoir 16 titres homogènes et qui ne partent pas dans tous les sens pour que ce nouveau projet ait une base solide, ça ne semble pas évident et c'est pourtant la plus grande réussite de Jay et Djag. Cela passe par un son très travaillé où les guitares se mélangent parfaitement aux nombreux samples, où les rythmiques sont au service des titres, et bien evidemment par le charisme vocal de Djag qui module sa voix pour l'acclimater aux ambiances des compositions. Chaque titre mériterait certainement qu'on le décortique pour qu'on analyse la portée de l'implication des invités mais il vaut mieux prendre Renaissance pour un tout et faire abstraction des électrons libres qui circulent autour du Noyau pour parler des titres de LND. Reste donc la perception de chacun sur ces titres, d'un point de vue générale, l'ensemble s'approche d'un Lofofora qui se serait dopé à l'indus de par le style musical, l'attaque des parties vocales et les textes ("Miroir", "Quel est le sens ?"). Parmi les 16 plages, il suffit d'en écouter quelques unes pour comprendre l'intérêt de l'album et sa diversité, rien qu'avec "Le Noyau Dur", "Mes lâmes" (où l'on parle de Renaissance), "Back in business" ou "Songes", on voit jusqu'où peut aller LND ! Bien plus loin que sur des compos que je juge moins abouties comme "Sage de s'vénèr" ou "Vivre libre"... Et j'ose à peine imaginer la tête de celui qui tel le stéréotype du prof de philo ne lisant qu'intro et conclusion n'écoute que le 1er titre ("Introspection", une intro samplée aux textes tranchants) et le dernier ("A la mémoire" une balade tragique et poétique).
Maintenant, il va falloir transposer tout cela sur scène, ça ne va pas être du gateau mais on va leur faire confiance et on espère les croiser rapidement en live.
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