metal Métal > Lazy

Biographie > paresseux

Selon la bio officielle, Lazy évolue habilement avec démence entre punk et néo, tout en se jouant des influences. On est enfait, assez loin du compte avec cette description, Lazy évolue plutôt entre vieux rock des 70's et coup de pêche néo, très d'actualité, voir fouetté par du hardcore ou des pointes de death, maniant parfois des influences contradictoires ou antagonistes diverses. Sous la houlette de ses influences, tel Pleymo et sa Nowhere, Lazy est l'instigateur du collectif Apshagy qui, s'il est aussi propice à un berceau de fusion tel que Lazy, va faire mal. Lazy a tourné entre autres avec Leto et Wunjo. Bon, en vrac pour les influences à vue de nez, Cathedral, MetallicA et Faith No More pour la voix, KoRn, Bad Religion et Pearl Jam pour la guitare, mais on doit se trouver loin de la réalité. Fusionnant les caractéristiques du rock dur, voire hard, avec les influences majeures de son époque, tel le néo qui se trouve ici remanié, Lazy y rajoute une pointe légère d'épice punk, plus dans l'âme que dans le son d'ailleurs...
Le 21 septembre 2004, Lazy sort un EP éponyme : Lazy, les choses très très sérieuses vont (re)commencer...
6 février 2006, Sébastien (chant), Olivier (batterie, ex-Noisy Fate), Aurélien (basse) et les Julien (guitares) sortent Rock against rock chez Athome...

Interview : Lazy, Oli against Lazy (janv. 2006)

Lazy / Chronique LP > Rock against rock

Lazy : Rock against rock Rock against rock aurait pu s'intituler Rock against metal tant les deux styles se percutent et se tirent la bourre sur ce premier opus de Lazy. Encore que si l'on considère que Led Zeppelin fait du hard rock, les Lazy sont un peu plus "violents" (surtout le chant par moment) et sont donc à ranger avec les métalleux... avec les tiroirs actuels et leurs prestations live, mieux vaut les laisser dans le rock qu'ils mettent à l'honneur sur leur pochette et dans leurs titres.
Passées ces considérations ultra importantes (sic) et l'intro du disque, les guitares sonnent haut et vite, les frappes sont lourdes, la basse donne du groove et la voix s'égosille avec plus ou moins de puissance, c'est parti et le quintet ne relachera pas la pression (sauf sur le petit intermède acoustique "_" qui sépare l'album en deux).
Les rockers marqués par "On bypass" lors de la première partie vont se régaler dans la deuxième avec "Botch" (hommage à Led Zeppelin ?), "Sashimi song" (mortellement dansant), "Brand new rock'n'roll blablah" (et son break génial aprés un passage métal discutable) et "Quite another story" (une complainte écorchante), avec au milieu de ces titres le retour de "Koma white" et son refrain que les heureux connaisseurs de l'EP Lazy reprennent par coeur (I fell so lovely in your eyes...). Un autre titre est repris de leur précédente prod, "Irresponsible riot act", une compo très testostéronée qui renforce le côté vif et sombre des Franciliens.
De Rock against rock je préfère largement les titres rock'n'roll, plus de rock et de gros groove, ça tombe bien, c'est l'évolution que semble suivre le combo qui en live fait des merveilles sans forcer sa nature.

Lazy / Chronique EP > Lazy

Lazy Autant le dire toute suite, Nuthin' but your truth ne m'avait pas franchement emballé, j'avais donc refilé le skeud à Pooly qui avait su déniché le talent en devenir de Lazy... Ce nouveau CD (6 morceaux) n'a pas de titre, comme si c'était leur premier et qu'ils avaient besoin de se (re)présenter... et à l'écoute, ils ont bien fait car c'est un nouveau Lazy que j'ai découvert, alors que je partais avec un "mauvais" souvenir, j'ai pris une jolie claque...
Son énorme (bravo à Francis Caste et au studio Sainte-Marthe), compos ultra percutantes, Lazy accroche très rapidement l'auditeur avec ses grosses guitares stoner-métal. Les riffs suintent le gros rock de la fin des années 70 et sont expulsés avec la rage au "core", et quand on croit se sortir du cyclone on se prend un solo en travers de la gueule (celui de "Promotion song" par exemple !). Gros son, gros riffs et aussi (fatalement), grosses rythmiques (raaaah, la dynamique de "How particular"), les frappes de batterie sont sèches et limpides, ça fracasse gaiement (sans trop en faire) en alliant précision et poids dans les coups, là, encore rien à dire, c'est impressionnant combien le groupe a su évoluer dans le bon sens. Ils ont en effet gardé ce qui fait leur originalité (le mélange des genres, des époques...) en améliorant tout le reste, y compris le chant qui, très varié, ne lasse pas l'auditeur : rocailleux, grave, torturé, éclairé, il nous en fait voir de toutes les couleurs (cf la démonstration "Scattering", mon titre préféré).
Lazy est difficilement comparable alors je ne me risquerais pas à aligner quelques noms de groupes (plutôt américains) dans cette chronique, ce qui est sûr, c'est que leur métal ouvert à de nombreuses influences tient sacrément bien la distance. Ils prouvent (avec d'autres) qu'il y a encore des choses à faire dans le métal et que ça ne se passe pas forcément loin de chez nous... PS : Lazy est distribué par Musicast.

Lazy / Chronique EP > Nuthin' but your truth

lazy : nuthin' but your truth Nuthin' but your truth, est la deuxième galette du groupe. Sortie cette année, elle porte l'espoir et l'énergie du groupe en elle. "Loco", qui n'a rien à voir avec celui de Coal Chamber, commence le trois titre, les guitares sont puissantes, sonnent, ont un son gras à souhait. Lorsque le train démarre, l'ambiance est à son comble, une rythmique basique tueuse qui commence, assénée par une guitare dentelée, qui fouette l'air comme les cris le transperce. L'alternance des riffs est bien maîtrisé, laissant pendant une mesure l'ambiance redescendre pour mieux la propager par la suite. Le chant est inhabituel, entre hurlement hardcore, ou plainte du hard-rock d'il y a bien longtemps, mais énergique et efficace comme il se doit, une voix tirée par les effets, mais qui laisse bientôt place à cette énergie criarde de Lazy. Le flow est important à la limite de la surcharge, mais toujours sous cette limite d'overflow. sondant les ténèbres, la basse est un peu en retrait devant cette avalanche sonique expulsé par un barrage de guitares et un déluge de cris. Le riff d'intro se retrouve efficacement en fond du solo, qui suit un énervement pulsé made in Lazy, avec un delay lointain, le vibrato accentuant encore plus cette impression. "Nuthin' but your truth", titre éponyme de l'album, commence lentement, scrap de guitares, tempo au charley, bend hurlant, puis encore cette basse sortie tout droit d'un catacombe, avançant tel un zombie, mais les deux pieds en même temps. Très hardcore, le chant passe également par un registre guttural impresionnant, très death dans l'esprit, un peu comme Black Bomb Ä. L'alliance guitare rythmée avec ce son guttural met en relief la diversité d'influences au sein de Lazy, plus que toute autre chose. S'en suit un petit gadget de guitare très "Freak on a leash", " avec ce son caractéristique, puis un gros riff bien senti qui sent le head-banging à plein nez, et le solo surprenant, vraiment pas néo, un peu poussiéreux, mais bien mis en forme, le morceau s'achèvant sur un sublime changement de mesure. Juste une batterie en intro, une guitare qui s'inscrit peu à peu en contrepoint dédoublé, puis qui prend le pas, marquant le temps, la transition un peu brusque débouchant sur un stone-rock bien contrôlé, pas très Fu Manchu, Lazy laisse parler les gènes, l'héritage musicale prend le pas. Un peu Deep Purple sur les côtés, dégagés derrière, la coupe est bonne, la sauce monte encore d'un cran, avec un riff très original à la guitare, et le groove très tropical de la batterie, "No way" montre le chemin. La fin est effrénée, limite rock'n'roll, très speed, le néo est mort, et c'est bien plus mortel.