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Sorti tout droit de la scène postcore/metal anglaise, Latitudes est de la trempe d'un Bossk ou d'un Rinoa qui jouerait avec la pédale de sourdine. Quartet post-metal exclusivement instrumental, le groupe oeuvre dans un registre musical qui lui vaut de partager des dates avec Horse the Band, Kruger et Devil Sold His Soul avant de sortir à l'automne 2007 via Shels Music (*Shels, Black Sheep Wall...) son premier effort discographique, un EP baptisé Bleak epiphanies in slow motion.

Latitudes / Chronique EP > Bleak epiphanies in slow motion

Latitudes - Bleak epiphany in slow motion Rythmiques pachydermiques, le riff lourd et gras, rugueux et dévastateur, "Dreamland precipice" met d'entrée les pendules à l'heure de Greenwich, Latitudes en live, ça doit plutôt faire du bien par où ça passe. Dans l'immédiat, sur CD, ce n'est pas forcément d'une originalité édifiante, ça évoque même assez régulièrement Pelican et pourtant, au petit jeu des comparaisons inutiles (ou pas), Latitudes s'en sort plutôt pas si mal. Des tempi lents et mesurés, des mélodies éthérées qui peu à peu, s'en vont rejoindre des territoires post-rock, non sans que les deux guitares n'aient au préalable liquidé leur stock de gros riffs gargantuesques flirtant avec les frontières du stoner metal ("A falling mute"), le combo anglais ne fait pas dans la dentelle ni la demi-mesure...
Production limpide, basse volontairement mise en avant pour faire vibrer les cloisons auditives, Latitudes nous lâche à travers de la platine un véritable brûlot métallique qui en l'espace de quatre minutes et quelques secondes, nous compacte les tympans en délivrant une musique épique et impétueuse qui n'est pas sans évoquer celle de leurs compatriotes de Bossk et dans une moindre mesure Rinoa ("Bleak epiphany in slow motion"). Un interlude ambiant bruitiste languissant et complètement anecdotique plus tard ("Your death-mask became mine ") et Latitudes accouche de ce qui est assurément le climax de cet EP : "We met today & will never meet again". Titre fleuve de plus de dix minutes, une mélodie ravageuse, des riffs de bûcheron et une batterie qui s'enflamme au fil des minutes, les sentiers qu'emprute le quartet anglais ont beau être balisés, le résultat ne manque pas d'intensité ni d'efficacité...