Last Prey Lille ! Le hardcore ! En l'espace d'un an j'ai eu le grand plaisir d'avoir deux coups de cœur pour les groupes 8vision et Last Prey, tous deux issus de cette belle ville du Nord. Bien que la scène metal hardcore soit l'une de mes favorites je n'ai appris l'existence de Last Prey qu'il y a dix jours, comment est-ce possible ? Née à Lille et toujours attentive aux nouvelles perles du hardcore, j'étais superbement passée à côté. Quel choc à la découverte de leur myspace, il était temps qu'on me remette sur les rails en me pointant du doigt ce petit enragé. C'est chose faite !

Avec son chant mutant et son flow limpide, le hardcore de Last Prey nous dévoile un groove ardent et une rythmique impressionnante en tous points. Nos cinq lillois ont sorti ce premier EP éponyme en avril 2009 et sont à mes yeux les détenteurs d'un potentiel monstrueux. Au même titre que Parkway Drive, Split, Black Bomb A et Disphoria, le groupe a sa place réservée sur la sélection permanente de mes étagères. Aux commandes de cette dérouillée prometteuse on découvre la polyvalence du chant de Maxx, la scansion death et véloce de M-J (batterie), ainsi que le jeu vif et accéléré de Tony, Sam (guitares) et Rémy (basse). Le headbanging se déclenche tout naturellement à l'écoute des rythmiques funk/hardcore de batterie et de basse, celles-ci donnant au groupe un style bien à lui. "Lonely", le premier morceau de l'EP nous dévoile une courte introduction instrumentale qui contraste violemment avec la suite. Le morceau qui dure 5 minutes 40 pose également quelques arpèges délicats au sein de la tourmente et apportent un contraste sublime avec la rage déployée par la suite. Le chant saturé de Maxx est en symbiose avec les instruments, non pas monotone mais polyvalente. Sur "Human § moroid", il semble en pleine répétition avec Cradle of Filth, ce qui n'est pas pour me déplaire. Tour à tour saturé puis rappé le chant se fait juste et puissant, un vrai régal. Sur Prison le tempo me rappelle à nouveau Rage Against The Machine avec une cadence death en complément. Avec "Split" le phrasé rap se charge des premières présentations puis laisse à la batterie et la basse le soin de nous offrir du hardcore cadencé par un tempo violent mais habilement structuré. Le headbanging s'invite à nouveau motivé par le Split ! Split ! Split !" que Maxx nous hurle. Impressionnant d'un bout à l'autre, cet EP est à mettre dans les oreilles des coreux de votre entourage.