Métal > Kruger
Biographie > Kruger
Métal hybrique, ou hardcore aux vapeurs éthyliques, Kruger vient de Suisse, et se rapproche plus de Nostromo que de Shovel. Après un premier album Built for Speed sorti en 2002, Kruger reprends sa marche là où le groupe l'a laissée : entre un Neurosis post-hardcore et une approche du son façon Entombed. Enfin, c'est ce que proclame la bio... Leur dernier opus en date, Cattle Truck a été mixé par Fredrick Nordstrom (Dimmu Borgir, In Flames, Opeth, Hammerfall) et masterisé par Peter In de Betou (Entombed, Nine, Dismember, Shovel), ce qui donne un aperçu du son audible au sein de Kruger.
> 0 commentaire
-
Ajoute un commentaire !
Kruger / Chronique LP > Redemption through looseness
Après un premier album claquant, des scènes à travers l'Europe aux côtés de Dillinger Escape Plan, Sleeppers, Gojira, Isis ou Unsane, les petits suisses de Kruger sont de retour avec neuf titres tout neuf, bétonnés, compactés et dissidents. "Ammunition matters" est le bras armé du slogan digne d'un spam size matters, la preuve en musique, guitares armées jusqu'au dents, basse claquante, au ronronnement léger, l'alchimie propre à Kruger se révèle dès le premier titre. Guitares ultra-saturées, petit gimmick aigüe, batterie plombante à la grosse caisse régulière et incisive, Kruger se distingue par ses lignes de basses crescendo et son chant particulier, riffs taillés à la hache, "The graveyard party" s'en donne à coeur joie, déluge aiguisé, accélération du tempo, les suisses ont dopé le métronome à l'adrénaline, un rush de sensation pour un maximum de décibels.
Là ou Cattle truck se faisait plus sludge-core, à la Neurosis ou Isis, Redemption through Looseness se fait plus hardcore, plus concis, plus rentre-dedans, moins aérien, avec une petite touche de Meshuggah ou Scarve, c'est en tout cas l'impression qui se dégage de titres comme "Ammunition matters" ou "Queen of the meadow". "Hummers vs pedestrians" renoue quant à lui avec la bétaillière métallique, nourrie au grain (celui qui sert à faire du Whisky et à tailler des voix comme ça) et au grand air, du métal bio en quelque sorte. "Holy fire" poursuit quelque peu l'évolution musicale de Kruger, avec un pont tout batterie, un titre qui semble s'éteindre doucement mais aux braises rougeoyantes, près à se raviver au moindre apport d'oxygène, guitares éthérées, chant épars, ces neuf minutes sonnent comme une transition, un feu purificateur. Une transition comme "Army of lovers" par exemple, une rage sous-jacente, voire entièrement apparente, déluge sonore, mais une intro au timbre particulier, au son accrocheur, un peu détonnant mais ne laissant aucune place au doute après ce mur meurtrier, visions fugaces de l'armée de Sparte en action, une guitare en lieu et place de la lance...
> 3 commentaires
-
Ajoute un commentaire !
Kruger / Chronique LP > Cattle truck
"Speedometer" fait monter le compteur de vitesse, avec une rage folle, des guitares au son caverneux, des poussières de charbon dans l'air, des cris qui font écho aux accords de guitares, -I don't know no fear-, les guitares surfent dans des profondeurs malsaines, une rage que l'on peut retrouver dans Down for life, avec une touche suisse (l'air dela montagne...), un chant qui devient envoutant, la saturation décolle, met le pied au plancher, une basse qui trémousse, plante sa mélodie avec un coup de coude dans les côtes, le slide est dantesque et propulse l'engin avec violence et malgré tout avec circonspection, 8 minutes de son, on rejoint là Tool ou Unearthed de façon plus noisy, plus hardcore, plus structuré aussi.
Guitare éthérés et saturées, coups de semonces, un chant solide et dense, Kruger met toute son énergie dans Cattle Truck, "Captain america" déboule avec verve et un décor carré qui taille ce qui dépasse sur son passage, Kruger plante son installation sonore non loin de Cult of Luna, Isis ou Mastodon.
Vibrements de guitares, démembrements sonores, des guitares qui surgissent de l'ombre, un chant hardcore, Kruger va de "Las Vegas is a piece of shit" à "Yalta (the night Joseph Staline stole my hear)" à la hache, guitares suitantes, reprennant son souffle de manière magistrale, tout en douceur comme les intros de "I hate this band" ou "I feel you" qui dégage une sensation rock'n'roll de première instance, une lenteur majestueuse qui se déroule sous une influence neurotoxique, très bon, à l'image de "Drive run" et de son ambiance atmosphérico-hardcore toute en finesse.
> 2 commentaires
-
Ajoute un commentaire !
> Lire la dépêche
> Lire la dépêche
> Lire la dépêche
Voir les archives -

kruger.ch: site officiel
(36 hits)
krugerband: MySpace
(37 hits)
|

