metal Métal > Krëma

Biographie > à ne pas confondre avec Ma Kramé

"Bah merde alors !!!". Réaction d'un type normalement constitué quand, disposant d'un chaine hifi au plateau trois cd, a enclenché le mauvais skeud. Bah ouais, voilà que je me réjoui d'écouter le 4 titres de Krëma, combo de la région parisienne. Krëma, j'en ai entendu parlé il y a pas si longtemps, le groupe clôturait le festcoh Métiz'Art. A la suite de la dédicace des Black Bomb Ä, je m'attendais à un groupe de furieux. Pareillement, à la suite d'une brève discussion backstage, je savais que le groupe aimait et pratiquait ce qu'on appelle communément le métal. Et là, bah merde alors (deuxième fois, ça commence à peser), une guitare au son clean mêlé de flanger et une voix grave et posé sentant bon le groupe pop pleurnichard. Mais moins d'une minute plus tard, je m'aperçois que j'ai été grossier pour rien. C'est bien Krëma dont il s'agit.

Krëma / Chronique EP > Krëma

krema demo Hip hop et métal faisant depuis quelques années bon ménage, beaucoup de formations chez nous ont voulu suivre les traces de satanés ricains. Mais Krëma sort du lot. Pourquoi Krëma ? Pour sa production tout a fait honnête ? Pour ses compos, qui, sans forcement être originales, donnent envie de les fredonner à la première écoute ? Pour la compréhension des textes rappé par les chanteurs ? Assurément. Peut-être aussi pour le sens de la mélodie et pour l'interprétation toujours juste des musiciens qui en semble pas nés de la dernière pluie. "My N-emys's bleedin'" semble tout à fait illustrer tous mes propos. Tout au long de ses 5 minutes 15, le premier des quatre titres du skeud éponyme alterne entre gros riff, chant rap et ambiance posé à la Deftones. L'énergie est communicative, nul doute que les pogos doivent se développer comme des petits pains pendant les concerts. L'accroche est immédiate pour ce tube du métal. "Labo-RAT-oire" ne contredit pas le bien que je me suis fait du premier morceau. Riff attractif, flow sans accro, mélodie dans un refrain réfléchi, ça va vite, peut être un peu trop même si l'on considère qu'un tempo moins speed apporterai plus de sensations au niveau du chant. La fusion de Krëma se veut reine, digne héritière d'un Atomic Kids croisé à un Oneyed Jack, le tout adopté sans hésitation par Lofo. Et oui, le mix est osé, mais il est pourtant bien réel. Moins de 4 minutes plus tard, Krëma relance une offensive avec "L'homme", avec sa basse lancinante et son ambiance proche d'un Deftones pour les émotions transmises. Un peu de douceur dans un monde de brute. Mais voilà que Krëma ne se satisfait pas de calmer le jeu, et use de quelques montrées d'adrénaline. Dans l'épisode du morceau anti fasciste, Krëma sort le grand jeu avec "LE PENdu ", morceau contre la pine humaine tant décrié depuis une quinzaine d'années chez les rockeurs. Krëma y va de son message antifasciste sous distorsion distordue. Un peu facile, certes, mais indispensable dans un climat politique gerbant. La zique, quand à elle, est à l'image du skeud, impulsive, puissante, inspirée...
4 titres pour se présenter, Messieurs les Krëma, bienvenue chez nous, revenez quand vous voulez, mais surtout, revenez vite, c'est un ordre. Allez, hop hop hop !!!