metal Métal > Korpiklaani

Biographie > Korpiklaani

Korpiklaani, Clan de la forêt en finois, émerge des cendres de Shaman, lorsque le groupe décide de changer de nom, ainsi que son style, notamment la langue utilisée et opte pour un son plus lourd. Jonne Järvelä imagine le changement comme caractérisé par une grande influence des mélodies traditionnelles finlandaises et d'un son plus métal. Première addition au line-up, le violoniste Jaako Lemmetty, suivi rapidement de Matson à la batterie.
La plupart des chansons de Korpiklaani viennent des mémoires du folklore finlandais, mais sont réactivées avec coup de fouet métallique, ceux-ci consitutant une différence avec d'autre groupes de folk-metal, qui utilisent le folklore juste comme une impulsion. Ils sortent en 2003, Spirit of the forest sur Napalm Records, suivi fin 2004 de Voice of the wilderness. Au cours de cette période, des musiciens viennent s'ajouter au line-up, en 2006 Korpiklaani sort Tales along this road accompagné de flutes, de violons et d'accordéons.

Korpiklaani / Chronique LP > Tales along this road

Korpiklaani : Tales along this road Chansons effrénées, percussions démentielles, accordéon saccadé entrainant un violon dans sa course, Korpiklaani fait dans le folklore finlandais, sans doute possible et sans écarts. À l'opposé d'un In Extremo qui s'inspire du folklore médiéval pour pimenter ses chansons, Korpiklaani s'inpire du métal pour enflammer ses chansons. Le temps n'étant pas très clément en Finlande, le tempo est rapide, très rapide, histoire de se réchauffer et de repousser les morsures de l'hiver, "Happy little boozer" est l'une de ces chansons où l'alcool coule à flot et la danse est effrénée, "Väkirauta" part dans toutes les directions, façon bordel organisé, mais où tout le monde se retrouve sur un couplet talonné par des guitares galopant en palm-muting.
Alors que la Finlande est le pays de The Rasmus, Apocalyptica, ou encore Velcra, plus ancrés dans une sphère d'influences internationales, Korpiklaani garde ses racines ancrées dans la terre de ces ancêtres, "Tuli koko" se fait ainsi plus douce et intense, chant grave, flûtes lointaines et aériennes. "Under the sun" se veut porteur d'espoir, une guitare qui égraine une mélodie, un couplet moins chargé musicalement, moins de percussions sous acide à faire palir Slipknot, plus léger mais non moins efficace, en écho à l'extraverti "Korpiklaani" chanson que tout le monde chante en choeur, ou à "Rise" qui lui, explose sous des guitaresfurieuses et volubile, ayant mis le turbo et propulsé par une mélodie soutenue.
Du folklore finlandais, une touche de métal, Korpiklaani réussit son brouet de manière plutôt réussie avec conviction et dévotion.