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Korn : Live and rare 11/06/09 Un DVD pour les KoRniauds ? : Who then now ?, la VHS (oui le truc qui existait avant le DVD, soit au siècle dernier) sortie par KoRn en 1997 et retraçant l'enregistrement de Life(...)
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korn_korn.jpg 23/04/09 KoRn voit double... : KoRn s'apprête à mettre en boîte un nouvel album studio ainsi qu'un disque de reprises comprenant notamment "Head like a hole" de NIN, "Love my way"(...)
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KoRn - Bataclan Galerie photo : KoRn @ Bataclan 2009 - 6 commentaires  
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"Escape from the studio", la tournée européenne et estivale de KoRn faisait un arrêt au Bataclan de Paris. Le W-Fenec était évidemment de la part...

il est pas en train de me faire un fuck ? Galerie photo : KoRn à Lille (2006) -
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I've read your book from the first to last page. Can you describe to me the writing process, how you've been collecting memories? We've been through ...

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metal Métal > KoRn

Biographie > f(l)akes ?

Etant donné que le W-Fenec n'existait pas lors de la sortie des deux premiers albums de Korn, ils ne sont (pour le moment...) pas chroniqués, ce sont pourtant les seuls qui fassent l'unanimité... Le premier (éponyme) a révolutionné le monde du métal, le deuxième (Life is peachy) a permis au groupe de s'imposer ...
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Oli
Décembre 2003
mis à jour Avril 2009

Review Concert : KoRn, KoRn au Bataclan (juin 2009)
Review Concert : KoRn, KoRn le 6.6.6
Review Concert : KoRn, KoRn à Bercy (mai 2000)
Interview : KoRn, Fieldy's interview (juin 2009)

KoRn / Chronique LP > KoRn

korn_korn.jpg Les villes industrielles ont toujours été révélatrices de talents, Bakersfield (USA) ne fait pas exception. Sortir de la médiocrité du quotidien, beaucoup de groupes ont visé et visent toujours cet objectif, le Korn des débuts n'a pas fait exception. Le « mais » arrive quand un groupe a priori commun, dans une ville commune, se fait l'inventeur d'un style musical qui aura son heure de gloire, fort de riffs lourds, d'ambiances glauques et d'énergie cathartique. 1994, le Néo Métal était né.
Korn est un peu le Master of Puppets de la fin du 20ème siècle, un album que tout métalleux qui se respecte possède, une rupture à lui tout seul. Alors que MetallicA sombre dans la médiocrité avec Load et Reload, Korn donne un violent coup pied dans la fourmilière métallique de l'époque et le pire, c'est que ça marche. Le début de "Blind", qui fait vibrer des stades entiers aujourd'hui (ou hier), est un avertissement. - Are you ready ? -, trois mots venus d'ailleurs, scandés la rage au ventre par Jonathan Davis, avant que les guitares n'entament ce riff gras si connu aujourd'hui. - Les guitares étaient accordées bien plus bas que ce qui se faisait à l'époque. N'importe quel riff était heavy ! - dixit Monte Connor (Roadrunner) qui résume bien un des piliers du son Korn : les guitares s'accordent aussi bas que Jonathan va chercher loin en lui pour exprimer son mal-être. Le futur HIV se dévoile jusqu'à pleurer sur le poignant "Daddy", un titre qui aura son lot de légendes, alimentant la figure d'un Jon Davis dans lequel les kids se reconnaissent. "Ball tongue" poursuit après "Blind" pour en accentuer les effets. L'ambiance est toujours aussi pesante, les couplets sont l'occasion de bruitages qui peuvent rappeler les ricanements lycéens, quand sa différence fait de soi un être à part. Korn, c'est ça, des cris rageurs contre ceux qui ne comprennent pas, et "Clown" en est l'expression type (c.f : le clip). La mention "Explicit lyrics" est évidente : Korn donne dans l'enfantin macabre avec "Shoot & laders", où la cornemuse fait une apparition remarquée, ce ne sera pas la dernière. "Predictable" sonne la charge, alors que la section rythmique se délaisse des artifices pour aller à l'essentiel : un jeu lourd, exempt de fioritures, signé David Silveria. Ce à quoi s'ajoute une basse dont le rôle traditionnel est largement abandonné au profit d'un son métallique de slap, fulgurant à souhait : un autre pilier du son made in Korn. Aux manettes de ce premier opus, Ross Robinson fait des miracles avec un son heavy et gras, des murs de guitares et une voix largement mise en avant, entre vocalises et cris presque effrayants ("Fake").
1994, le Néo Métal était né. Un mouvement largement exploité par la suite, mais rarement dans le bon sens. Quoi qu'on dise, Korn en est l'un des tournants majeurs, un choc électrique qui soulèvera une bonne partie de la communauté métal.
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Pierre
Mai 2008

KoRn / Chronique LP > Untitled

Korn - Untitled A peine 18 mois aprés See you on the other side, pouvait-on penser qu'Untitled n'en serait pas une simple suite ? On a beau d'être habitué à trouver un groupe moins mordant, moins impliqué en tant que groupe, car aprés le départ pour l'Eglise de Head, c'est David Silveria qui a pris ses distances avec Korn (ou Jonathan Davis ?). Des batteurs d'usine de grande renommée l'ont remplacé pour enregistrer les titres (Brooks Wackerman (Bad Religion), Terry Bozzio (Frank Zappa, Jeff Beck, Fantomas...)) mais leurs frappes précises ne sont pas celles de Silveria... Aux trois membres originels restant, il faut ajouter Atticus Ross qui a pas mal bossé avec Trent Reznor (pour NIN mais aussi l'arlésienne Tapeworm) et rempile aprés avoir travaillé sur une partie de See you on the other side. Pas de quoi s'exciter pour le fan déçu par le précédent album mais c'est toujours mieux que The Matrix, le trio qui a commencé le boulot et qui était surtout connu pour avoir produit Avril Lavigne, Britney Spears ou Shakira. Avant de parler musique (!), encore un mot sur l'artwork qui pourra rebuter certains alors qu'il correspond bien plus à Korn que les précédents : mélange de chair et de métal, mixage entre les mondes humain, végétal et animal, il met mal à l'aise quand on l'explore et est donc très réussi.
Untitled se laisse écouter du début à la fin et c'est bien là le souci. Sans aspérité, ultra propre, tout en finesses électroniques et arrangements de production, jamais Korn ne nous prend à la gorge et nous attaque les oreilles. Les tempos sont modérés, la basse est muselée, les graves sont au placard, alors qu'on aime le Korn tempétueux, le temps est au beau fixe, c'est même le calme plat durant une grande partie de l'album (l'enchaînement des "Kiss", "Do what they say", "Ever be" et "Love and luxury" est très long). Certes, Jon' Davis se plaît à fabriquer des ambiances malsaines (suite à sa plutôt bonne expérience au scoring de La reine des damnés) mais à part sur une "Intro", est-ce qu'elles ont leur place sur un album ? Parce qu'à aller en profondeur on se retrouve au mieux avec un "Killing" (dont il faut éviter les dernières secondes) qui ne fait que rappeller la période Follow the leader et la rupture "Got the life", au pire avec un "Hushabye" qui alterne jolis passages calmes et énervements malheureusement sans conviction, au final, l'amalgmae de ces atmosphères avec des riffs plombés laisse un arrière-goût amer comme si le travail n'était pas terminé, comme si ni Korn, ni Davis, n'étaient allés assez loins ("I will protect you"). La rage qui habitait les jeunes banlieusards de Bakersfield a disparu depuis longtemps, leurs élans ne font plus mouche ("Innocent bystander") et même quand ils sont à fond et renouent avec leurs origines on reste de marbre ("Hold on"). Et pourtant, le trio a toujours de bonnes idées et la première partie d'Untitled laissait présager de bonnes surprises, les "Starting over" et "Evolution" bénéficiant d'une énorme dynamique et du bon dosage entre effets de productions (sur les voix, les sons ajoutés, le traitement de la guitare...) et rythmique. Entre ces deux bons titres, on a un "Bitch we got a problem" teinté d'électro ultra accrocheur, mais aprés l'excellent "Evolution" et le désespéré "Hold on", Untitled s'effondre, ne tenant pas le choc de la grandiloquence ("Ever be" !) et ne réussissant pas le grand écart entre ses origines, simples, terrestres, directes, violentes, sans retenue, et ses aspirations, complexes, aériennes, réfléchies, adoucies.
Avec ces deux derniers albums, Korn s'est enterré dans un monde de studio et de show live démesuré, ils s'éloignent de plus en plus de leur base, vivant davantage dans un monde ouaté que watté, un monde où les lignes de vie sont monotones, vivement l'électro-choc.
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Oli
Août 2007

KoRn / Chronique LP > Live and rare

Korn : Live and rare Que faire quand on veut terminer un contrat fleuve avec une grosse maison de disque ? On sort un best of ... c'est fait avec Greatest hits vol. 1, et s'il reste encore un album à sortir, on se lance soit dans un vrai live, mais avec l'apparition des DVDs, les CDs live deviennent un poil ringards, soit dans une compil' de raretés, Epic a coupé la poire en deux en sortant Live and rare... Le sticker promo insiste sur le fait que les enregistrements sont faits "avec Head", comme si sa présence était un gage de qualité (et donc son absence sur See you on the other side un gage de médiocrité ?). Quid de cet album de fin de contrat ?
Si on peut s'interroger sur le "rare" (qui n'avait pas "Earache my eye" et "Proud" ?), c'est qu'on a surtout du live sur cet album (11 des 13 titres)... Mais les amateurs de Korn, a priori les seuls intéressés par ce genre d'opus, risquent de faire la moue, en effet le gros de l'effectif live (7 titres) est issu du fameux concert au CBGB de novembre 2003. Celui-là même qui nous était livré en cadeau DVD bonus avec le Greatest hits vol. 1, certes la qualité de son et les "Blind", "Right now" et autres "Here to stay" valent le détour mais tout cela, on le savait déjà et avec les images, c'est encore mieux... Il nous faut donc patienter jusqu'au huitième titre pour avoir quelque chose de live et de rare, à savoir les trois parties d' "Another brick in the wall" enchainées à "Goodbye cruel world", le tout capté à Saint- Louis en 2004, son parfait, interprétation éclatante, grand fan de Pink Floyd devant l'éternel, cette version vaut bien toutes celles pirates réunies... Un autre monument suit, c'est le génialissime "One" de MetallicA longtemps joué partiellement sur scène avant cette prestation sur MTv en l'honneur des horsemen. On reste dans le lourd avec deux titres extraits du concert gigantesque donné en 1999 pour l'anniversaire de Woodstock, des centaines de milliers de personnes sont là pour découvrir Korn au sommet de sa forme et entendre deux titres encore inédits, si "My gift to you" est joué pour terminer le concert, il est ici listé avant "A.D.I.D.A.S.", tous ceux qui ont vu la vidéo de ce concert ont les images en tête, une foule complètement abasourdie par la prestation de Korn et un Jon qui vit comme jamais cette chanson presqu'aussi intense que "Daddy". Les émotions sont moins perceptibles en audio mais il était important de graver ce moment d'anthologie sur CD... Et au moment de faire les comptes, c'est peut-être la présence de ce seul titre qui pourrait justifier la sortie (et fatalement la vente) de cet album qui fleure bon le réchauffé...
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Oli
Juin 2006

KoRn / Chronique LP > See you on the other side

Korn : See you on the other side Même si c'est un peu une rengaine depuis Issues, See you on the other side marque un tournant important dans la carrière de Korn, après avoir regardé dans le miroir (Take a look in the mirror), ils ont fait comme Alice, sont passés de l'autre côté et nous y ont donné rendez-vous, allons-y...
Head n'a pas fait le chemin, préfèrant celui de croix, et sa puissante guitare n'a pas été remplacée... On peut même se demander si ce n'est pas lui qui faisait obstacle aux envies prononcées de Johnattan pour incorporer des samples et poser des ambiances délicates tant c'est cette évolution qui marque les esprits. Le Korn nouveau est radicalement différent, même si on retrouve deci delà leurs vieilles marques de fabriques (le groove de "Twisted transistor", les attaques de "Politics", quelques rythmiques sur "Getting off"...) l'ensemble est férocement calme... Et même les titres qui envoient le bois ne sonnent pas "méchants", ils restent assez soyeux. La prod amortit tous les chocs, même le passage de "Liar" rappelant "Twist" ne transfert pas son énergie à l'auditeur comme c'était le cas auparavant... On pourrait mettre ça sur le dos des nouveaux collaborateurs du groupe ou le changement de maison de disque mais HIV a désormais largement assez de pouvoir pour imposer ce qu'il veut à son groupe. Il peut même faire taire Fieldy dont la basse ne bourdonne plus... La vitesse s'étant largement réduite, Korn joue davantage sur les ambiances et a effacé les pistes "interludes" pour les incorporer à certains titres ("Throw me away", "Seen it all"), on se retrouve plongé au coeur d'orchestrations savantes avec samples improbables (du moins pour du Korn) et des mouvements typés "musique de film", sur ces quelques titres, la cornemuse nous sert plus une gueule d'enterrement écossais que de détonnateur.
Alors, bien ou pas ? Vraiment pas évident de répondre, See you on the other side n'est pas désagréable à écouter mais risque fort de rejoindre Untouchables au rayon des albums de Korn qu'on aura très vite oublié tant ils ne ressemblent pas à ce qu'on connaît du groupe. Indifférent sur ce coup-là, j'attends la suite car le combo de Bakersfield est passé maître dans l'art de nous surprendre là où on ne l'attend plus vraiment...
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Oli
Janvier 2006

KoRn / Chronique LP > Greatest hits vol. 1

korn : greatest hits vol 1 10 ans déjà que Korn a changé la face du monde métal, le monstre de Bakersfield nous offre donc un best of (bien mérité) qui lui permet en même temps de clore son contrat avec Epic. 19 titres sur le CD qui nous fait remonter le temps en en passant plus ou moins sur chaque album... Chacun a sa track-list idéale et aura donc son mot à dire, je suis plutot dans le camp de ceux qui auraient préféré entendre "Good god" à "Got the life" mais je ne gache pas mon plaisir de voir "Alone I break" ou "Clown"... Tous ces titres, on les connaît par coeur, ils nous permettent de suivre l'évolution du groupe notamment en terme de qualité de production...
Quel est l'intérêt de ce Greatest hits vol. 1 pour celui (et nous sommes nombreux) qui a déjà tous les albums ? Outre le fait de ne pas avoir à faire une compil des titres les plus connus de Korn, il y a 3 titres inédits : 2 reprises, la première est "Word up" de Cameo, assez proche de l'original, un choix assez étrange qui doit être très personnel.... L'autre reprise est l'énorme "Another brick in the wall (part 1, 2, 3)" qui reprend le trytique de Pink Floyd en lui ajoutant "Goodbye cruel world", jouer les 4 titres à la suite est une très bonne idée et si les thèmes abordés par Roger Waters doivent toucher Jonathan Davis, le simple fait que ce titre (la "part 2") soit un tube explique pourquoi l'ensemble du groupe a du apprécié le passer à la moulinette Korn, dommage que le son de guitares soit trop respectueux de l'oeuvre de The wall, j'aurais préféré qu'elles se mettent au diapason de la rythmique ultra lourde et typique des Californiens. Cette reprise est tout de même un must. L'autre inédit termine l'album, c'est un remix assez intéresssant de "Freak on a leash" signé Dante Ross (Robinson), le morceau est bien transformé tout en gardant son imparable ligne directrice, c'est donc un remix de grande classe !
Mais ne soyons pas aveugles, si les fans vont se précipiter sur ce Greatest hits vol. 1, c'est bel et bien pour le DVD bonus qui est vendu avec ! 7 titres en live au CBGB (24 novembre 2003) avec des petites vidéos du public et du groupe dans ce club mythique. Korn y enchaîne ses plus grands hits avec une énergie décuplée par la proximité d'un public aux anges, le son est prodigieux, les caméras bien placées, c'est juste ... trop court... Mais pour un "simple DVD bonus", c'est énorme.
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Oli
Octobre 2004

KoRn / Chronique LP > Life is peachy

korn : life is peachy Après un premier album éponyme, le combo de Bakersfield revient avec un 2ème opus. Life is peachy leur permet d'assouvir un règne sans partage (ou presque) sur le nu-métal.
Grâce à cette nouvelle galette, nous retrouvons le groupe américain 2 ans après leur premier effort discographique, et c'est par l'emblématique "Twist" que commence ce disque, toujours suivi de "Chi". Le groupe n'a pas perdu de sa puissance et nous le prouve en nous proposant des titres comme "Lost", "Swallow", "Mr Roger" ou les 7 cordes, agressives comme jamais sonnent réellement (néo-)métal. Le chant se montre clair, puissant, mélodique et parfois même à la limite de la saturation ("Godd God"), Jonathan fait preuve d'une grande maîtrise vocale, il a d'ailleurs beaucoup travaillé les prises voix avec leur producteur et ami Ross Robinson. David Silveria reste impérial derrière ses fûts et nous dévoile une impressionnante technique lors par exemple du très jazz rock "Porno creep". Quelques tournures orientales se cachent ici ou là (elles seront beaucoup plus assumées lors d'Issues) comme dans le mythique "A.D.I.D.A.S." où la voix du chanteur psychédélique slalom entre chant mélodique hurlé. La désormais légendaire basse de Fieldy, toujours accordée en Do, ponctuée de quelques effets, est plus lourde que jamais ("Ass itch", "Kill you", "A.D.I.D.A.S", "No place to hide"). Lors des couplets, les lignes de basse sont elles aussi encore plus envoûtantes que lors du premier album. Chino Moreno (Deftones) vient même pousser la chansonnette sur "Wicked". "Lowrider", un interlude, qui permet de retrouver la cornemuse de J.D, une basse bien lourde et une disto guitare faisant rappeler un peu les 70's. L'album s'achève par le mystérieux "Kill you", où les sons étranges et sombres ne manquent pas. Un chant calme et clair, variant parfois vers le hurlement, une basse pesante et une batterie comme à l'accoutumée rythmique mais moins portée sur le tempo lors du riff principal. Ce titre se meurre sur les sanglots de Jonathan.
Avec cet album et une production irréprochable, Korn était bien venu conquérir le monde...
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flo
Août 2004

KoRn / Chronique LP > Take a look in the mirror

korn : take a look in the mirror Est-ce quelqu'un attend encore quelque chose de Korn ? Ces mecs ont simplement révolutionné le métal avec leur premier album et ensuite, quoi qu'ils fassent, il y avait toujours quelqu'un pour trouver à redire... Life is peachy trop proche de l'éponyme, Follow the leader trop hétérogène, Issues trop conceptuel, Untouchables trop lisse... Korn ne réécrira jamais le KoRn qui nous avait mis une claque il y a bientôt 10 ans... Untouchables étant rapidement passé aux oubliettes (à part "Here to stay", un des seuls titres que le groupe jouera encore en live dans les années à venir), c'est sans pression et aucune attente spécifique que le groupe compose, enregistre et sort Take a look in the mirror en novembre 2003...
... Et marque le retour du groupe à des sonorités plus proches de ce qu'ils ont fait par le passé, Fieldy matraque de nouveau sa basse, David joue également plus massivement, les riffs de Head et Munky ont retrouvé de leur tranchant et Jon s'est détaché des élans lyriques. Sans pour autant revenir à leurs origines, il est clair que Korn fait machine arrière et les "Break some off", "Deep inside" ou "When will this end" raviront les déçus des deux derniers opus. A l'instar de Machine Head, le groupe renoue ainsi avec son glorieux passé ("Let's do this now" permet de ressortir l'emblématique cornemuse du placard !) en y intégrant des parties mélodiques et savamment arrangées ("Counting on me", "I'm done"). Côté excentricité, on a un "Y'all want a single" qui semble écrit pour les DA et/ou les Got-the-lifers, un titre à part qui n'aurait pas marqué les esprits s'il ne sortait pas bientôt en single (en single suicide...), je préfère largement leur retour aux collaborations improbables avec des rappeurs, si les titres partagés sur Follow the leader m'avaient plutôt ennuyé, le "Play me" enregistré avec Nas est une bombe où les deux styles se mélangent parfaitement, Filedy et David se régalent autant que le rappeur, une excellente surprise. Et pour le même prix, on en a deux autres... "Alive" qui déboule juste derrière et qui est la plus vieille compos du groupe... Ceux qui ont la démo originelle, la toute première (celle sur laquelle a flashé Ross Robinson, celle avec un "Blind" assez ... marrant) bondiront de joie à l'écoute de ce titre qui avait été transformé pour devenir "Need to", ça ne nous rajeunit pas tout ça... Enfin, la dernière surprise est le titre bonus, une nouvelle reprise, c'est une version live du "One" de MetallicA à la sauce Korn, ils se sont appropriés le morceau et ont su trouver le juste milieu entre apporter la touche Korn (notamment à la basse !) en ne dénaturant pas trop la version d'origine, le résultat est énorme.
Ce sixième album remet les pendules à l'heure, on sent le groupe bien dans ses baskets, on a hâte d'entendre ces nouvelles compos sur scène...
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Oli
Décembre 2003

KoRn / Chronique LP > Untouchables

korn : untouchables 11 juin 2002, le cinquième album de Korn sort dans le monde après d'inombrables changements de dates et la mise en ligne des titres (sous des noms farafelus puis tirés des paroles) deux mois avant la sortie de l'album. La version officielle explique que le PC d'un des membres du groupe a été piraté mais c'est plus certainement du côté des techniciens ayant participé à l'enregistrement de l'album qu'il faut chercher la faille... Quoi qu'il en soit, tout le monde peut désormais se procurer l'album que Korn nous livre.
Première constatation, depuis Issues et le fameux concours, Korn a perdu le goût des belles pochettes, on continue ici avec l'enfance et la bande dessinée, dans la veine de Follow the leader mais sans le talent et l'idée de MacFarlane, la sérigraphie reprend le petit garçon au premier plan et il n'est pas sans rappeler celui de Life is peachy, restez à placer une balançoire et un ourson en peluche pour terminer la série de clins d'oeil aux autres covers... Côté livret, c'est du papier glacé, des titres en surbrillance sur des visages d'enfant filtrés au rouge, une création artistique plus inspiré que la cover et que l'on retrouve pour le single "Here to stay".
Place maintenant à la musique avec 14 titres et un son absolument prodigieux ! Si le premier album avait surpris tout le monde en 94, il faut aujourd'hui (d'un point de vue "production") pâle figure à côté de celui-ci qui est formidablement lourd et léché ! "Here to stay" lance la machine et devrait devenir un hymne ! Il y a eu la génération "Blind", il y aura une génération "Here to stay", riffs ultra simples, enchaînement martelé, chant maîtrisé, ce titre a un poids phénoménal et avance tel un bulldozer qui voudrait applanir le champ de nos idées sur la question "Korn", oublie ce qu'on t'as dit sur le néo-métal et sur Korn (surtout après un Issues qu'une partie du public n'a pas compris), Korn fait place nette et va de nouveau démontrer combien ils sont importants dans le paysage musical. En effet depuis Life is peachy ils se renouvellent à chaque album en restant les leaders d'un mouvement "néo-métal" qu'on pensait perdu et auquel ils redonnent un nouveau souffle avec Untouchables. Il y a désormais le néo-métal qui mêle chant porté d'émotions, guitares lourdes, rythmes et breaks variés et un néo-métal préformaté qui suit bêtement les ventes de Limp Bizkit et Papa Roach pour ne faire que du rap-métal sans trop d'imagination. Là, on peut même se demander si Korn n'a pas voulu se séparer du néo ambiant par une production millimétrée, des tonnes d'effets, des titres très mélodieux ("Alone I break" !, "No one's there" ou "Blame"), le tout en gardant une certaine envie et retrouvant la rage de leurs débuts ("Embrace"). Ce qui fait la différence avec les autres groupes, c'est que Korn est toujours en mouvement, si ici, les tonalités de Issues ne sont pas totalement oubliées, elles sont mixées avec d'autres pour permettre au groupe d'avancer. Depuis 1994 et le tremblement de terre "Blind", Korn a bien changé mais est toujours identifiable, le groupe ne s'est pas contenté de nous resservir la même chose, c'est ce qui fait leur force et ce qui énerve tous ses détracteurs, ils sont vraiment très forts !!! Après ce cinquième album (leur meilleur ?), le doute n'est plus permis, Korn a bel et bien été la révolution que le métal attendait et mieux, Korn n'a pas fini de faire bouger ce petit monde !
Autre petite déception quand même, c'est encore une fois dans le domaine de ce qui n'est pas musical, avec ce CD, on a une soit disant piste multimedia, en fait, on n'a qu'une bien pauvre présentation du clip et ce dernier, on aurait apprécié avoir un emballage un peu plus consistant autour de ce clip ("Here to stay") qui, de plus, est très loin d'être un des plus riches que le combo nous ait offert...
Enfin, ce n'est qu'un détail, Korn fait de la musique avant tout...
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Oli
Juin 2002

KoRn / Chronique LP > Issues

korn : issues Quitte à faire bondir certains, je le dis haut et fort, et vais le défendre, Issues est à Korn ce que The wall est à Pink Floyd. Ceux qui me connaissent savent le poids de ces quelques mots. Je sais, c'est énorme... "On" ne peut pas dire ça. Et pourtant... Les similitudes sont trop nombreuses pour balayer d'un revers de la main cette affirmation.
Les arrangements, les roulements militaires de tambours, les transitions, le chant, les problèmes relationnels et le star-system comme principal sujet, les souvenirs tourmentant d'un père, l'émotion, les voix additionnelles, la liste pourrait s'allonger, tant dans le détail je trouverais partout des points de comparaison... Même si musicalement Roger Waters et Jonathan Davis ne s'expriment pas exactement de la même manière et que les troubles n'ont pas les mêmes causes, l'esprit est identique. Plus j'y pense et plus je trouve de nouveaux points de comparaison(s)... Pour les 20 ans de The wall, Korn offre Issues, un des plus beaux cadeau qu'on puisse faire.
Hey, avant d'écrire la demande d'internement pour délires mentaux, réfléchissez-y aux risques d'un jour partager ma cellule capitonnée...
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Oli
Novembre 1999

KoRn / Chronique LP > Follow the leader

korn : follow the leader L'album a été enregistré au studio NRG dans la vallée de San Fernando (Astro-Creep 2000 et Tragic kingdom ont été enregistré là-bas...). Steve Thompson, assisté de Toby Wright, remplacent Ross Robinson, producteur des 2 albums précédents. La pochette de l'album à été réalisé par Todd McFarlane (c'est le gars qui a fait Spawn !). Plein de participations au sein de cet album, au programme : B-Real de Cypress Hill, Fred Durst de Limp Bizkit, Cheech Marin de Cheechetchong
Supersticieux, les Californiens ont fait débuter leur album au titre 13 pour ne pas finir sur cette Track 13. " It's on" est le morceau qui rassure les fans qui n'avaient entendu qu'All inn the family. Korn reste Korn. "Freak on a leash" est presque un classique, le rythme basse/batterie unique en son genre, le passage guttural de Hiv suivi d'un "go" et des grosses guitares. "Got the life" est un terrain d'entrainement au hiphop métal, le temps entre les refrains est long, mais ça vaut le coup d'attendre. "Dead bodies everywhere", vivement le live. Un son de jouet berceuse en intro, puis carnage pour retrouver des corps morts un peu partout. Très bon morceau. "Children of the korn", Le pote Ice Cube est là, un morceau à la Body Count avec le son Korn... S'ensuivent "Bbk", du Korn de bonne facture et "Pretty" (ex-"Neocide") où la voix se fait moins aggressive, plus soignée. "all in the family",le morceau qui faisait peur, en collaboration avec Fred Durst de Limp Bizkit, le pote des débuts. "Reclaim my place" relance la machine avec l'éternel ensemble basse/batterie qui tue, des à-coups, des hâchures, Korn maîtrise son sujet à la perfection. Est-ce pour faire plaisir à "Justin" que Korn se moque de la techno ? Sur "Seed", très bien structuré, très chantant, les riffs tombent comme des couperets. Le calme avant la tempête, le calme après la tempête, mais toujours la tempête. "Cameltosis", on savait que Korn aimait le rap depuis le rituel "Lodi Dodi" en concert, là ça fait un peu trop avec ce rap oriental avec en guest Tre Hardson de Pharcyde. Comme d'hab le refrain sauve la mise.
Le morceau qui résume le potentiel Korn en 98 est certainement "My gift to you". Le meilleur de l'album ? Intro à la Kornemuse (il était temps...) puis tout le monde s'enerve. Encore un titre qui promet d'être un grand moment sur scène. Enfin la ghost track : après une discussion en intro, le morceau démarre sur un riff basique, réchauffé à la sauce Korn, des paroles rapées par dessus, des petites notes à droite à gauche, le morceau fait pour délirer par exellence. C'est en fait la reprise de "Earache my eye", titre de 1974...
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Oli
Septembre 1998