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Biographie > Le tango autrichien

Kontrust est un groupe autrichien formé en 2001 et composé d'Agata (chant), de Stefan (chant), de Robert (guitare), de Gregor (basse), de Roman (batterie) et de Manuel (percussions). Extrêmement connu en Allemagne, la notoriété du groupe a débuté avec le clip "Bomba" près de deux millions de fois sur Youtube depuis 2009. Le groupe a sorti deux albums autoproduits, Teamspirit (2001) et Make me blind (2003) avant d'être signé pour leur troisième album Welcome Home (2005) et leur quatrième, Time To Tango parvenu dans les bacs en 2009.

Kontrust / Chronique LP > Time to tango

Kontrust - Time to tango Kontrust. Le nom ne vous dit probablement rien et à juste raison puisque ce cross-over autrichien est totalement inconnu en France. En Allemagne, en Italie ou encore en Australie, le groupe est aussi connu que Muse chez nous, et pourtant le groupe n'a jamais tourné dans les festivals de chez nous. Présent au Sziget de 2010, tout porte à croire que Kontrust n'a besoin que d'un coup de pouce pour exploser dans l'Hexagone.
Quatrième album après Welcome Home sorti en 2005 chez Record Pool, Time To Tango a propulsé le groupe au top des charts allemands. Edité par le label Artist Station Records, ce quatrième effort des autrichiens est un album pêchu et métisse qui assène des pirouettes ingénieuses à ces auditeurs. La recette n'a pas changé, Kontrust continue d'emprunter à tous les styles alors à ceux qui aiment les pêle-mêle musicaux, Skindred, Guano Apes, le reggae mêlé de metal, le rock fondu à des rythmiques tribales, ces zikos-là ont quelques atouts pour vous.

"Dancer in the sun" débute sous des sifflements avant d'exploser comme un bon morceau de Skindred. Chant féminin, rythmique imagée (la danse, le tango, le pogo, même famille, ça claque). La présence d'Agata au chant donne la pointe de sensualité et de fraicheur qu'il manque souvent aux groupes hétéroclites. Voix ragga, chant rappé, chœurs d'Agata, tout est bon quand le chant transpire la fusion. Instrumentalement, Kontrust assure autant que dans son métissage vocal. '1k1' ('1k1, 1k1, yeah !') et "Personal rotation" sont des ruées vers la claque auditive, le chant féminin clair et élévateur mélangé à la voix grave et hip-hop de Stefan, "What's up ?". En 2009, le clip de "Bomba" a permis au groupe de tourner sur toutes les platines d'Europe et d'Océanie et avec Agata au chant c'est comme une Ben & Jerry's par temps de chaleur, un vrai bonheur. Les rythmes tribales, la cadence adoptée, le choix d'une musique folklorique et posée pour certains morceaux ("Sin", "We add the world"), Konstrust jongle parfaitement entre les instruments traditionnels (percussions, djembé) et le combo guitare, bass et batterie. "Mainstream bypass" débute sur une longue introduction de percussions et d'arrangements rock, "Clown parade" débute comme un bon Skindred avant d'entamer "Pa dadada" et de pousser des intonations plus hautes par la suite, et "Lato" semble ne durer qu'un instant sous la forme d'un chant mystique et étranger.

Seize pistes au menu, seize moyens d'ensoleiller votre playlist. Le parti pris du chant clair permet d'osciller entre les genres, de faire danser nos écoutilles sans donner une teinte plus metal que rock à l'ensemble. La belle part est faite à la "Vodka, tribe and dynamite", un album qui n'arrachera pas les oreilles de vos voisins et leur donnera probablement envie de demander la référence.