On interviewe Klone et Nic-U (séparément), si tu as des questions particulières qui sont sans réponse, c'est le moment (de les laisser en commentaire)(...)
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17/03/08 Klone : My (common) place :
Klone a posté sur MySpace "Commonplace", un nouvel extrait d'All seeing eye.
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19/02/08 les interviews à venir :
On prépare des interviews pour Klone, Psykup (en concert ce vendredi à Dunkerque), Jarring Effects, Dysby (le 29 à Luynes) et Ink City, si tu as des questions(...)
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Klone: Myspace
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Métal
Klone
Biographie > Klone Wars
Klone délivre un métal bien empaqueté, brut, direct, mais en gardant un goût non negligeable pour la mélodie, bien saturée cependant. Pas néo du tout, mais métal tendances old school, Klone est un mélange de hardcore, de métal, et pourquoi pas de black métal parfois, avec cette petite pointe de synthé qui agrémente parfois l'atmosphère et ses plans de guitares maléfiques. Les principales influences revendiquées par Klone sont Meshuggah, Coroner et Lofofora, mais l'on pourrait y trouver des pointes plus dures, et faire allusion à Concept of Elation, Inside Conflict ou God Forbid. Venant de Poitiers, Klone a notamment jouer avec des groupes comme Gojira, Eyeless ou Hertz and Silence.
En 2007, Klone c'est Yann (chanteur), Guillaume et Mika (guitaristes), Jean Etienne (bassiste), Florent (batteur) et Matthieu (saxophoniste et sampler), ils enregistrent All seeing eye avec Sylvain Biguet (Down To Earth, Parween, Hard Off Hearing, Mel Team Plugs, Leto, Feeding...) et le masterisent chez JP Bouquet (Masnada, Tripod, X-Vision, Monsieur Z, Nedgeva, Le Noyau Dur...), bref, du lourd qui sort internationalement en février 2008.
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Klone / Chronique LP > All seeing eye
A chaque étape, Klone nous surprend, se surpassant à chaque fois et ouvrant avec facilité de nouveaux horizons à son métal orienté death. All seeing eye voit surtout une forme de libération de Matthieu et de ses samples qui sont bien plus nombreux et prennent plus d'importance que par le passé. Et si la partie émergée de son travail sont deux intermèdes ("Hidden ways" et "Not the end"), on trouve partout des samples plus ou moins discrets que ce soit un étrange sample de sonnerie sur "Empire of shame" ou ce superbe passage à la fin de "All seeing eye" où des sons de cloches viennent renforcer les riffs et les enchaînements qui sonnent très Gojira... Comparaison d'autant plus aisée et logique que Joe (Gojira, The Cavalera Conspiracy) participe au titre marqué par des guitares très en forme et une batterie destructrice. Matthieu joue aussi du saxo et c'est "Commonplace" qui en bénéficie, conférant à la plage un charme envoûtant qu'adoreront les amateurs de Ministry. Bien entendu, il faut ajouter à tout cela ce qui a fait Klone jusque là. A à savoir de très gros riffs, un son énorme, une rythmique massive (qui peut l'être encore plus sur "Choked" et sa basse explosive) et une capacité à passer du death metal à des mélodies très harmonieuses ("Candlelight", "Promises"), voire carrément à faire évoluer un titre depuis une douce base rock/métal vers une déflagration sonique continue ("Last breath"). Même avec quelques moments de répits, All seeing eye reste d'une grosse densité et la multiplicité des talents des cinq membres de Klone permet de travailler autant la finesse que la puissance et laisse tous nos sens en éveil.
Distribué à travers le monde (par Season of Mist), Klone suit les traces de Gojira sans forcément avoir connu le même succés en France, si demain tu te plains d'avoir à le partager avec le reste de la planète, tu ne pourras pas nous accuser de ne pas t'avoir prévenu...
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Klone / Chronique LP > High blood pressure
Etaient-ils sous haute pression avant de sortir ce nouvel album ? Certainement, car Klone est encore auto-produit (distribué par Musicast) et s'investit à tous les niveaux pour faire connaître sa musique... Là, en plus, ils ont du changer de chanteur et on sait tous ce qu'apporte un chanteur pour l'identité d'un groupe... Klone devait donc se reforger une identité et assez rapidement... Sans pour autant toucher au coeur de ce qui fait le groupe : ce savant mixage de rage et de mélodie... Aprés quelques secondes d'écoute de High blood pressure, il est clair que Klone franchira sans encombre cette nouvelle étape... Yann n'étant pas un débutant, il a su apporter sa touche personnelle à Klone tout en se fondant dans le collectif, et le résultat dépasse les espérances amenées par Duplicate. Avec High blood pressure Klone se classe directement au niveau d'un Gojira ! D'ailleurs les "Introspection" et "Doomsday befalls" sont très (trop ?) proches du meilleur groupe death de France : chant lourd qui sait s'alléger, riffs assassins, rythmiques nevrotiques, écouter c'est se faire prendre au piège, difficile ensuite d'en sortir. L'issue, l'aération, c'est Yann qui l'apporte via des mélodies de grande classe ("Home", "Disembody"), les samples et les guitares sont là en renfort pour que l'ensemble soit impeccable. Bravo aussi à Sylvain Biguet, la production sert à merveille les titres.
Et pour ceux qui ne seraient pas totalement convaincus par le Klone studio, il y a le Klone live en bonus, "Narcomania" est un petit chef d'oeuvre instru très mental, une grosse cerise sur le gateau... un gateau fourré avec "Blessed are the blind" en vidéo live fimé à Langres en 2003, lumières sanguines, sons un peu crashy (surtout les cymbales) et passages mélodiques sur un fil mais c'est un bonus et en attendant de voir le groupe dans la réalité, c'est mieux que rien !
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Klone / Chronique LP > Duplicate
Duplicate nous plonge dans les entrailles du métal, ici, point de néo, les influences sont plutôt death... Puissance et brutalité pure se marient avec des sonorités plus douces, plus travaillées, des petites touches électroniques qui rendent l'album "écoutable" sans difficulté et sans la sensation d'étouffement que certains titres procurent (qui pourrait tenir 40 minutes en apnée ?). Le métal de Klone est donc sombre, lourd, pesant, oppressant mais sait également se faire plus aérien, donnant qui sait un avant-gout de ce que sera l'album acoustique de Nostromo ("Sin"). Aux riffs acérés et éclairés, il faut adjoindre quelques discrets solis ("Scarecrow"), un chant (en anglais) lourd et agressif qui prend quelques bouffées d'oxygène sous formes de mélodies plus ou moins nerveuses ("Grim lullaby"), des bidouillages de haute tenue ("Narcomania", "Nebula wrapped in cellophane") et des rythmes speedés qui me rappellent par moment Aeons par les atmosphères qui en émanent ("Blessed are the blind", "Procession"). "Twilight Zone" est selon moi le meilleur titre de l'album, on y retrouve une grande partie du talent de Klone, le groupe joue sur les ambiances, calme le tempo, reprend de la vitesse, accumule les couches de guitares, relance la machine et finit par construire un mur de guitares death de toute beauté...
L'album respire le travail et la réflexion, la conception de cette arme de destuction massive était à ce prix. Si sur scène, ils font des shows dans la lignée de ceux de Gojira, ça vaudra le déplacement, en tout cas, je le ferai à la première occasion !
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Klone / Chronique EP > Klone - démo
Cette démo est la deuxieme de Klone, mixée par Ivan Herceg (TomFool / Stereotypical Working Class) et enregistrée par Laurent, batteur du groupe. Sur les trois titres, deux comportent la participation active de Jérôme, le chanteur d'Inside Conflict, qui vient avec ses vocaux prêter main forte a la machinerie Klone, et à la limite s'intégrer pleinement au groupe.
"Seconde sight" est un premier titre qui a toutes les allures d'une bombe, rythmique plombée et destructrice, mélodie décelable derrière un rideau de saturation, cris dechainés et intenses, guitares qui s'emportent, break endiablés, les deux voix se font de l'oeil, se mélangent, s'entremêlent, un peu à la maniere de Black Bomb Ä, l'intro démarre sur les chapeau de roues, s'emporte rapidement sur une guitare qui frise les triples croches, se calme pour asséner un riff en acier trempé, le refrain se déroule de façon plus classique, plus calme, intense et massif à la fois, changement de tempo et rupture du rythme, quand une gamme renversée rencontre du hardcore, ce titre est une mine d'idées, de déluge métallique, entre Concept of Elation, H-Tray et Antevirus, les atmosphère sonores sont travaillées par surcouche et l'apport du chanteur d'Inside Conflict délectable.
Klone poursuit dans sa descente sombre au pays du métal, voix plus crispée, qui mériterait d'être un peu plus présente, cascade sonore, la basse se detache lentement sur un décrochage, le synthé faire ressentir sa présence, cette petite inspiration mélodique, atmosphérique, qui rappelle certains groupes de black-métal, "Procession" n'a pas le don de double vue du premier titre, mais est tout aussi appréciable.
"Semi-human" et intro semi-métal, un peu rock sur la gentillesse des guitares, qui vite se fait oublier sur la dureté du chant, droit, direct, sans nuances, l'enchainement des riffs de guitares et des mélodies est impressionnante, sans virer à la profusion indigérable, break matraqué, artillerie métallique, un chant qui monte doucement, se braque et repart, s'abandonne sur une ambiance flottante, éthérée et opaque.
Avec trois titres et un petit paquet de bonne idées, Klone lance sa locomotive à vive allure sur la scene métal hexagonale. Trois titres bien ficelés, énergiques et puissants, on tend l'oreille et on regrette leur nombre reduit.
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