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Saumur n'aura pas eu le mérite d'avoir vu naître que la Ruda (Salska) et Leïtuss, puisque Khams s'installe au sein de la scène locale en 2001. Avec un jeune groupe comme celui-là, on ne peut que se féliciter de la rapidité avec laquelle il s'est bougé afin de pouvoir rayonner au-delà de leur Saumurois originel. En effet, après quelques concerts en 2002, c'est à la fin de cette année qu'ils enregistrent leur première démo (3 titres) Dropas. L'objet voit le jour en 2003. L'année suivante (2004, si les comptes sont bons), le quatuor sort un maxi, toujours en autoproduction : il s'agit de T.O.C.. Toujours en 2004, Le Chabada d'Angers parraine le groupe avant de passer le relais en 2005 aux tout aussi fusionneurs d'Hounsi. Et ce n'est pas fini puisque 2005 devrait être l'année de la concrétisation du premier album du groupe...

Khams / Chronique EP > T.O.C.

Khams : T.O.C. Tout d'abord un petit mot au sujet du packaging de la galette car réalisé en totale autonomie par le groupe et possède une bonne dose d'originalité. Pour faire rapide : un étui en carton (de type single) contenant le disque est articulé autour d'un rivet et s'insère entre 2 feuillets en plastique. Avec une gamme de trois couleurs pour la pochette plastifiée : blanc, orange et noir ! Bon, ok, je vois bien que ça vous rase, je passe au contenu audio, cette fois !
Ils se disent fusion-électro-rock énervé, je les ai pourtant attribué au métal, mais peut importe les étiquettes, Khams s'en affranchi d'emblée avec ce maxi 5 titres. En puisant de toute part leurs influences, ils propulsent une fusion énergique avec en tête l'hymne "Travaille konsom & meurs" dont l'efficacité n'est pas à prouver. Le bassiste slappe comme un dingue, les breaks sont maîtrisés, le flow et les textes séduisent, le petit apport électro à la FFKK fait son effet : une irrémédiable envie de jumper parcours la moelle épinière de tout être normalement constitué. Ensuite, c'est "Subsitute" qui retient le plus mon attention et je pense que ce titre "s'usera" moins vite que les autres. Cette piste langoureuse à l'aide de son sample (inutile d'ajouter que je ne me serais jamais embarqué dans une entreprise de ce genre...) et de ses "soft-scratchs" offrent un versant posé à Khams. Posé mais n'ôte rien à la verve et à la portée du groupe. Même si ils sont loin d'être à jeter, j'éprouve un peu moins d'intérêt à l'égard de 2 autres titres, qui (cela n'engage que moi) perdent de leur singularité. Le pêchu "Epidémie numérique" paraîtra brouillon et "Pluie acide", entre deux eaux, bien qu'étant le plus long titre, me laisse un goût d'inachevé. N'empêche que "Your God is dead" tombe à point nommé et confirme bien que le groupe souffre réellement de T.O.C., (Troubles Obsessionnels de la Colère). Oui car les textes sont loin d'être innocents et dépeignent avec force aussi bien les fanatismes contemporains ("Your God is dead") que la triste rengaine métro-boulot-dodo ("Travaille konsom & meurs"). Bref la grande famille de la fusion comporte un membre de plus, sur lequel on devrait pouvoir compter dans un avenir relativement proche.