metal Métal > Kess'khtak

Biographie > Kesskidi ?

L'histoire d'amour entre Genève et le métal continue avec une nouvelle flèche décochée par Cupidon entre les deux entités : Kess'khtak. Tu as pu déjà lire ce nom pas facile à prononcer puisqu'à peine un an après leur formation (qui date de 2007), ils partageaient un split avec Juggernaut, tu as aussi pu le lire dans l'article sur Lost Sphere Project puisque Mateo (El Nabo) chante dans les deux groupes. Chez Kess'khtak il est accompagné par Flow et occupent le devant d'une scène qui tremble sous les coups d'Adrien (batterie) et vibre avec les amplis de Julien (bassiste qui a remplacé Cédric) et Fouad (guitariste). May not be the one you want est leur premier EP qui fait mal, il a été enregistré par Jéjé Lapin déjà connu de nos services pour avoir bossé avec Mumakil (et Blockheads) et joué un peu de guitare au sein de Nostromo ! Il est sorti chez Sigma Records, petit label responsable du split Rorcal / Kehlvin, bref, c'est du lourd.

Kess'khtak / Chronique EP > May not be the one you want

Kess'khtak - May not be the one you want Trop bourrin, trop démonstratif, trop répétitif, j'ai plein de bonnes raisons de ne pas trop aimer le death métal mais avec l'arrivée de plusieurs groupes qui ont fait évoluer le style vers plus d'ouvertures, de clarté, de nuances et de reliefs (Gojira, Hacride, Klone pour ne citer que des Français), je prends davantage de plaisir à en écouter et je fais surtout bien plus attention à chaque combo qui passe entre mes oreilles... La déflagration immédiate qu'est "Forgiveness buried" aurait autrefois certainement envoyé Kess'khtak directement sur la pile "en attente de rangement" (celle juste à côté de "en attente d'écoute") mais là, ébloui par la qualité du son et de la technique, je me suis laissé démonter la gueule par leurs riffs, attendant patiemment que le combo se mette à jouer un plan genre arpège en son clair ou break à la guitare sèche (merci encore pour tout aux Nostromo), 6 titres et 20 minutes plus tard, j'attends encore... Sur May not be the one you want, il n'y a aucune seconde de répit ! Chant guttural des deux frontmen qui enregistrent même le renfort (comme s'ils en avaient besoin !) de Tom (Mumakil), riffs à bloc de béton armé, rythmiques plombées au cadmium, largage de napalm sur les cymbales, Kess'khtak, ça fait mal de tous côtés et ça ne s'arrête jamais. On peut éventuellement parler d'une baisse de tempo le temps d'une intro (celle de "Warrior of a day" par exemple) mais c'est tellement fugace et la destruction systématique de nos conduits auditifs reprend si vite le dessus que des oreilles non averties pourraient chercher longtemps après cette quasi pause...
Tu l'auras compris, ce premier EP des Suisses tabasse sévère et surtout le fait avec une classe que les Helvètes ont le don de cultiver même quand ils jouent du côté obscur de la Force (Rorcal, Knut, Art of Falling, Impure Wilhelmina, Kruger...). Presque 30 ans après la naissance d'un mouvement, 10 ans après la mort de Chuck Schuldiner, le death est toujours bien vivant grâce à des groupes comme Kess'khtak qui arrive à le sublimer.