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Biographie > Kells que c'est ?

Trium Vira dont la formation remonte à 2001, Kells tourne autour de Patrick à la guitare, Fabrice au clavier et Virginie au chant. Les influences qu'ils ont en commun, de la musique classique, mais aussi de la pop et du métal, leurs forgent un son particulier et des compositions au style assez peu fréquent dans l'hexagone. En 2004 Jérémie rejoint le groupe à la basse et Guillaume assure la batterie, afin de permettre au groupe d'écumer les planches. Leur premier album, Gaïa, dont la réalisation est assuré par Stéphane Piot (Blankass, Daran et les chaises), sort le 8 novembre 2005 et est distribué par Adipocere. Le groupe participe notamment à l'Iguano Rock 2005 aux côtés de Eths, Unswabbed, L'esprit du Clan, Punish Yourself...

Kells / Chronique LP > Anachromie

Kells - Anachromie Après un Gaïa prometteur et un Lueurs un peu décevant, Kells revient sur le devant de la scène avec un Anachromie qui autant le dire tout de suite, défouraille sévère. La grande nouveauté de cet album c'est surtout la voix de Virginie, qui non contente d'assumer un chant haut et clair s'essaye également à des cris que l'on voit d'habitude plus associé à Eths (et bien justement...). Des cris parfois un peu fragiles certes, mais dont on ne peut qu'espérer une progression dans les prochains albums. Dans l'immédiat, on a ici quinze titres plutôt homogènes, pour certains sans doute un peu rangés, à la production un peu trop clean, qui manque justement d'un peu de caractère et de mordant. Les guitares quant à elles sont acérées, ça défile à toute vitesse sur "Se taire", un fusil à affûter a aiguisé ses riffs de guitares avec zèle.

Kells insère délicatement, discrètement des transitions comme "L'asphalte" entre deux assauts frontaux, "Emmurés" et "L'heure que le temps va figer", c'est bien vu, donne un peu de retord à l'écoute et accentue les contrastes. La basse se fait collante, un peu faiblarde et flemmarde sur ce temps qui se fige, immobile mais pas trop longtemps, avant ce réveil violent, cette paire de claques sous la forme d'un cri à hérisser le poil d'une sorcière occasionnelle. Quelques fois on s'embête un peu quand même malheureusement, "Quelque part" ne va vraiment que nul part, si encore que cela puisse être une destination quelconque ; et fort heureusement "Furytale" ou "La manège déchanté" raniment la ferveur et s'évertuent à ne pas rester sur place et à faire de l'immobilisme une hérésie musicale pour leurs durées respectives. "Crystal" déferle comme une vacillante vague de verre trempé, un riff brisé qui oscille sur la corde raide, le tout se tient avec délicatesse et fragilité, avec un break bienvenu qui explose à brûle-pourpoint en atteignant la fréquence de résonance.

Des titres que l'on écoute avec plaisir et qui se livrent doucement malgré un tempo plus que rapide et des guitares plus que bruyantes, du travail plutôt bien fait.

Kells / Chronique LP > Gaïa

Kells : Gaïa Gaïa, c'est 11 titres qui oscillent entre pop avec "E-mobile", métal sur "État d'arme", métal mélodique, voir symphonique avec la présence de choeurs sur "Allant droit à l'envers" et "À l'aube", et des morceaux plus acoustiques comme "Miroir" ou "Le vide".
Kells se range avec cet album quelque part dans la galaxie qui contient déjà Aquilon, Xandria, Lacuna Coil ou même Beseech. Titre éponyme, "Gaïa" retentit avec force de guitares et de saturations, titre qui range Evanescence au rayon des platitudes, une voix retentissante et magnifique, choeurs en canon, impressions subtiles, ces lignes mélodiques sont le phare en pleine tempête. Kells sort l'artillerie lourde avec "Allant droit à l'envers", claviers inquiétants, basse moribonde, guitares incisives et un choeur lyrique donnant une réserve d'énergie au titre, -plus près de ce que je vois-, tout simplement excellent. Grosses guitares, sur "Halluciné" notamment, chant à la fois fragile sur certaines parties, mais véritable brise-glace sur les refrains, Kells varie les plaisirs et les atmosphères, "E-mobile" reste très sage, très maitrisé, très pop, mais sans excès, "À l'aube" se rapproche d'un Therion avec des choeurs omniprésents, "État d'arme" quant à lui fait dans le métal lourd, gargarismes saturés, légères influences néo-métal, mais avec toujours ce chant particulier qui fait la caractéristique de Kells et qui contraste méchamment sur ce titre, mais dont les saveurs se marient à merveille.
"L'ombre" rassemble un clavier présent sur tout les fronts, forgeant avec la guitare cette ambiance particulière, refrain massif, batterie prolixe, des paroles qui comme sur la plupart des titres de l'album sont en français, un chant aérien, s'insinuant sur des mélodies symbiotiques de guitares, mais qui trébuche un peu sur le passage -L'ombre où je rêve-.
Ce Gaïa s'écoute à toutes les sauces, suffisamment varié pour ne pas s'en lasser, et suffisamment travaillé pour ne pas pas s'user.