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Les désormais Kay Ton Kaze ont vu le jour à Dunkerque en 2001. Après quelques changements de line-up, le groupe est aujourd'hui constitué de Toph' et Alex (guitares), Seb' (basse), Remi (batterie) et enfin Thom au chant. Ils trouvent rapidement leur marque avec dans un metalcore solide et enchaînent les premières parties (Tagada Jones, Eths, l'Esprit Du clan). Ils optent pour le nom Kay Ton Kaze en 2006 avec la volonté de marquer une nouvelle ère pour le groupe. Quelques concerts plus tard et une maquette début 2007, les dunkerquois décident de « photographier » leur musique en se donnant les moyens de leurs ambitions : mastering à l'autre Studio à Paris, enregistrement au fameux LBLab avec Grégoire Saint Maxin et le soutien du Studio HK pour ce qui concerne les aspects audiovisuels. Le résultat ? Un E.P Re-born from its ashes très réussi chroniqué dans nos pages en novembre 2008.

Kay Ton Kaze / Chronique EP > Re-born from its ashes

Kay Ton Kaze - Re-born from its ashes En dépit d'une scène régionale (Zoé, Dee N Dee, Tang, Eepocampe, et Glowsun entre autres) assez bien représenté sur le W-Fenec, les groupes Dunkerquois se font plutôt timides en terme de présence. Un constat regrettable lorsque l'on connaît le calibre de ceux déjà présents dans nos pages (Aeons, Milgram et désormais les Kay Ton Kaze) : il semble que la ville nordiste a des arguments qui n'auraient pas à rougir en comparaison à des endroits à priori bien plus cotés en la matière.
Trèves du cas dunkerquois, c'est celui de Kay Ton Kaze qui nous importe ici : un nom à consonance "jap'animation" et un joli artwork dont le visuel me fait penser au chevalier du phénix (dans les chevaliers du zodiaque pour les incultes) qui naviguait entre le coté clair et obscur de la force. Contrairement à cet illustre personnage de dessin animé, les Kay Ton Kaze ont choisi leur camp sans tergiverser : celui de l'exutoire musical qui se substitue parfaitement à un coup de boule à votre patron ou à quelques heures de boxes intensives avec votre pire ennemi. Musicalement, ils reprennent les hostilités là où le groupe Vision Of Disorder les a laissé : un mélange détonant de métal/hardcore qui se distingue ici par un background métallique aux références plus actuelles (Chimaira, Killswitch Engage, Himsa, Darkest Hour). Les Kay Ton Kaze déclinent cette formule sur 4 titres (servi par un son excellent) qui font cohabiter un flux métallique puissant et des vocaux tout aussi puissants mais diversifiés dans un registre destiné à brutaliser/secouer/galvaniser les oreilles. Re-born from its ashes concentre deux constantes importantes en matière de metal sévèrement outillé : la qualité des titres et une belle aptitude à botter les fesses de l'auditeur. "Like the days" t'agrippera d'ailleurs avec poigne et autorité (et ils se font aider en plus par un autre larron : Niko-Sushi de White Loose Women), "Loneliness" et "Fight with a smile" t'inviteront à un deuxième et troisième round encore plus musclé et chargés en "fighting spirit" tandis que "The fire will" transformera en cadavre le peu de scepticisme qu'il te reste avec une dernière mandale metalcore de premier ordre.
Un premier E.P qui cumule déjà de sérieux atouts : c'est plus qu'il n'en faut à Kay Ton Kaze pour s'élever au rang d'espoir prometteur. A l'instar des Textures avec qui ils auront la chance de partager bientôt la scène, espérons qu'ils affineront progressivement leur identité même s'ils trouvent aujourd'hui une certaine singularité dans le contraste entre une musique assez travaillée et une voix qui s'est appropriée le mot "primal" avec une facilité troublante. Mes compliments Messieurs !