metal Métal > Karma'Sutra

Biographie > le Kama Sutra avec un R

Trip métal hop ragga pop (and more). Tiens comme c'est intéressant comme style défini par le groupe lui même ! Le hardcore est l'influence principal du groupe, la diversité et le mélange sont les deux maître mots pour pimenter cette musique pourtant pas dépourvue d'énergie.
Autant être clair, Karma'Sutra est un groupe de live. Point. Pourtant en 2001, ce groupe d'une moyenne d'age de 22 ans décide de sortir un premier mini cd, Karma'Sutra. Métissage musical mais aussi humain et culturel (les musiciens sont d'origine polonaise, libanaise, vietnamienne, ..), les Karma fracassent les planches depuis leurs débuts mais c'est véritablement en 1998 que le groupe prend son ampleur avec son changement de nom et de musiciens. Depuis Karma'Sutra a rencontré sur sa route des groupes comme Lofofora, Burning Heads, Boost, Creep AC ... Belle carte de visite. Pour l'enregistrement de son mini cd, les Karma'Sutra se sont rendus à Paris et ont profité de la rencontre des FFF, notamment avec la participation du batteur Krishou pour un titre. Le groupe se professionnalise avec notamment une équipe technique performante. En ce début de nouveau millénaire, le groupe ne demande qu'à se produire sur toutes les scènes de France et de Navarre...

Karma'Sutra / Chronique LP > Laisse toi faire

karma'sutra : laisse toi faire Après une longue année de composition sort fin août le premier album des Karma'Sutra : Laisse toi faire est enregistré au studio Gang avec leurs précédents collaborateurs Marc Damblé et Freddy Martineau. Le mastering se fait par Howie Weinberg, un pro du son "us" (Nirvana, MetallicA, KoRn, Faith No More…) Pour les assidus de fusion métal et de néo, Laisse toi faire est un album à écouter. Il est vrai que le groupe reprend les clichés du genre (comme sur "Présent" ), des riffs de guitares basiques, une combinaison d'enchaînements musicaux que l'on retrouvent chez beaucoup, un gros son de basse et une voix juste mais pas particulièrement intéressante. Pourtant il y a un je-ne-sais-quoi de bien fait chez Karma'Sutra qui donne envie de s'y attarder. Le son choisi rend un résultat plus rock que métal. Certaines compo sont attachantes, voire accrocheuses et surtout un travail important a été fait au niveau des arrangements et des sons expérimentés. Certains se souviendront de Karma'Sutra comme un groupe qui mélangeait des sons orientaux, world et autres à des compos plus métal. Si la musique s'est radicalisée depuis le mini-cd, on ressent encore cette atmosphère, enivrante, qui démarque le groupe de la multitude néo. Avec "Ca$h flow" et "Laisse toi faire" on a le droit a du rentre-dedans contrôlé, efficace, pas réellement violent, mais bien entraînant. On apprécie la voix changeante de Fabien, parfois gueulée, je la préfère parlée ou criée. Au niveau des textes on rentre directement dans le domaine de la remise en question "se remettre en cause, marquer une pause, car longue est la route / A l'ombre d'un doute !" ("L'ombre d'un doute") ou du politique avec des thèmes sélectionnés avec soin parmi les faits ("Oubliés") de l'actualité ("Digna ochoa") ou des auteurs tels Noam Chomsky (professeur de l'Université du Massachussets en linguistique et philosophie) qui inspirent les textes de "Ca$h flow" ou de "laisse toi faire" : les apologues du marché sont lâchés dans l'arène publique, médiatique (...) la libre et pure saine concurrence n'est-elle qu'une vue de l'esprit, une douce fantasmagorie ?". Même s'il est un peu paradoxal pour ce jeune groupe de parler d'anti-mondialisation en étant signé chez Az, Vivendi-Universal… On retient encore "Timor" et "Digna", deux chansons qui m'ont frappée, d'abord autant au niveau des textes, des drames traités de façon quasi personnelle puis au niveau de l'ambiance recherchée. Celle-ci est planante, grisante et bien élaborée, on la retrouve d'ailleurs tout au long de l'album, rafraîchissante, puis lorgnant le glauque, on se laisse prendre à la musique.. "progresse la tumeur... et détruit le meilleur… (...) on oublie ce que la terre nous avait appris...".

Karma'Sutra / Chronique EP > Karma'Sutra

karma'sutra : ep Messieurs dames, entrez dans l'univers de Karma'Sutra ! Accrochez vous, attachez vos ceintures de sécurité, on vous aura prévenu. Le W-Fenec et le groupe déclinent toute responsabilité en cas de dépendance à ce 5 titres éponyme. En même temps, ça fait du bien d'entendre des productions de cette qualité. Vous pouvez toujours reculer ! Vous êtes toujours là ? Génial, on continue !
5 titres, c'est peu mais en l'occurrence, c'est assez pour faire connaissance avec le Karma ! Dans une ambiance indescriptible, la bête se lâche pour déverser un flot continu de bon son. Ok, c'est pas très clair, mais disons que Karma'Sutra sait jouer à renverser des situations, jouer avec les émotions et assouvir des passions. Par exemple, ce "Karma'Sutra" qui ouvre le skeud pourrait très bien se satisfaire de grosses guitares comme à son intro, et bien non, Karma joue la carte du psychédélique émotionnel de part ses 6 cordes envoutantes et sa basse hypnotiques. Karma'Sutra, c'est ça, "un collectif qui s'accroit à chaque onde qu'il envoie", et ce sans aucune prétention. Les rythmes tribaux font place à la mélodie et aux ambiances feutrées, ce sans jamais lasser l'auditeur. Car Karma sait jouer une musique inquiétante et troublante à la voix, de part des sons peu commun, à la manière de "Clone né", qui use du delay pour les guitares et de la distortion à outrance dans la voix et la basse. Les textes se veulent eux assez durs mais réalistes. L'ambiance générale de ce titre est ultra glauque mais tellement trippant que Karma'Sutra a déjà pris possession de mon esprit. Merde, je suis pris. Enfin, c'est tellement bon que j'en redemande encore ! "Clone né " ne fait que satisfaire mes envies. Instrumental encore une fois à la limite de la folie, la recherche mélodique est vraiment performante, les mots me manquent, il suffit d'écouter. Direction le soleil avec "La traversée" avec Krishou d'FFF. Le soleil en fond de musique, le brouillard en lyrics : c'est bien de la capitale dont il s'agit. Le soleil qui se transforme en ciel gris et humide. Fermez les yeux, on s'y croirait. Mais le meilleur pour la fin, "Crier". ça se passe de commentaires, enfin non, je ne résiste pas : l'ambiance chauffe, le son se fait de plus en plus gras, l'explosion hardcore tribale à souhait se fait percutante, c'est la fin de tout, nan, voilà que le rythme se fait plus pesé et plus pesant, et c'est reparti pour un chaos destructeur. Karma'Sutra use de tous les artifices qu'il a en ses mains pour semer le trouble dans nos esprit, la montée est violente après une accalmie, la tempête sonore se fait dévastatrice, puis....plus rien. Et là, c'est hypnotisé que se referme la boucla Karma'Sutra. Encore faut il attendre la piste caché, "Trip it", jungle core lent, ça part dans tous les sens, c'est limite du n'importe quoi !!!!
Karma'Sutra, je suis encore envoûté par ce disque ! Faites comme moi, rejoignez moi ! En plus, j'ose même pas imaginez en live !! Il faut que je résiste... et puis non, je serais au premier rang pour m'imprégner de cette folie douce en concert. Mais dans quel monde sommes nous ?