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Formé en 2007 du côté de Shreveport, Louisiana (USA) mais désormais basé en Alabama (toujours aux USA donc), Iwrestledabearonce ou iWaBO si on ne veut pas gagner au Scrabble est un quintet au line-up parfois assez variable (une dizaine de membres en ont fait partie au total, en moins de cinq ans d'existence) pratiquant une bien étrange mixture musicale, sorte d'OVNI musical avant-gardiste et mélangeant autant le jazz que le disco, le metalcore que l'electro ou le grind. En bref, un joyeux bordel sonore que le groupe couche pour la première fois sur bande à l'occasion d'un EP éponyme qui sort via un petit label indé US mais qui lui vaut d'être repéré par un poids-lourd, j'ai nommé Century Media (Opeth, Shadows Fall, Suicide Silence...). Et c'est donc par le biais d'une grosse machine marketing que sort en 2009 le premier album d'iWaBO : It's all happening, suivit deux ans plus tard sa séquelle : Ruining it for everybody.

Iwrestledabearonce / Chronique LP > Ruining it for everybody

Iwrestledabearonce - Ruining It For Everybody Un premier titre ("Next visible delicious") qui mélange electronica et metalcore avec une alternance de chant féminin à tendance gotho-symphonique et masculin lorgnant vers le deathcore brutal, Iwrestledabearonce annonce la couleur : le mélange des genres est pour le moins... étrange mais le groupe y va franchement dans le délire "déglingocore". Et poursuit son cheminement peu orthodoxe avec "You know that ain't them dog's real voice", sauf que la formule trouve rapidement ses limites (oui déjà) et que le côté deathcore barré commence déjà à taper sur le système. Pourtant le groupe ne semble pas s'en être rendu compte et s'il réussit à, instrumentalement parlant, proposer quelque chose de parfois assez inventif, ne parvient pas à se renouveler hors de son propre concept. Jusqu'à devenir franchement pénible sur les parties les plus marshmallow pop de sa musique.

Parce qu'en gros : Iwrestledabearonce mélange tout ce qui lui passe par la main, fait chauffer la marmite histoire de créer à tout prix quelque chose sortant de l'ordinaire et balance ce qui sort. Sur le principe, OK pourquoi pas, même si c'est sans doute prendre le problème à l'envers. Mais soit. Le souci résidant plutôt dans le fait qu'à force de se disperser dans tous les sens, le groupe n'est réellement crédible nulle part. Jusqu'à nous pondre un truc pop-metal pour fans de sous-Lacuna Coil/Evanescence avec "This head music makes my eyes rain" ou balancer une grosse poutrelle brutal grind/metal symphonique anachronique et d'un goût plus que douteux. Ou alors tout ça n'est qu'une grosse blague qui dure un peu longtemps et qui ne sait finalement pas faire grand chose d'autre que piquer à droite et à gauche tout ce qui pourrait marcher, forcer le trait à outrance et coucher le résultat sur bande...

Par contre l'autre problème, c'est qu'aussi qu'après cinq/six titres, on n'en peut vraiment plus de cet album et qu'il y en a encore autant à se farcir. Et si assez bizarrement la suite se révèle un poil plus audible ("Break It down Camacho", "Stay to the right"), Iwrestledabearonce ressemble bel et bien à un bon gros pétard mouillé comme seule l'industrie du divertissement sait nous en proposer de temps en temps. Et apparemment c'est ça la nouvelle sensation metal proposée par Century Media. Pas gagné quand même...