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C'est en 2009 qu'Inside-Project pousse ses premiers cris sur une scène hardcore francophone qui ne manque pourtant pas de très bons éléments, au travers d'un EP inaugural, Alone facing death, qui lui permet de se faire remarquer, du côté de Montbéliard, sa contrée d'origine mais également un peu partout dans l'hexagone. Voire au-delà de ses frontières natales. Le groupe, qui revendique comme influences majeures Entombed et Kickback, tourne régulièrement un peu partout et se fait une réputation qu'il lui faut désormais affiner sur CD. Ce qu'il fait trois ans après son EP avec l'album A history of violence qui sort au printemps 2012, en quasi auto-production.

Inside-Project / Chronique LP > A history of violence

Inside-Project - A history of violence A history of violence, dans le genre titre en forme de punchline annonçant la couleur, le premier album d'Inside-Project se pose là. Rayon influence, le groupe cite donc Entombed et Kickback, revendiquant un thrash/hardcore métallique qui défouraille sec mais aussi un bon gros côté death-thrash 90's des familles et l'esprit HxC frondeur de la scène new-yorkaise. Mais pas que. Bref lorsqu'il s'agit de jouer les gros bras dans le pit, les gaziers ne sont pas les derniers pour monter à la castagne et l'éponyme "A history of violence" annonce la couleur : ça va (a)mosher et pas qu'un peu. L'intro prend le temps de poser son ambiance mais dès que les instruments et le chant entrent en scène, ça marteau-pilonne comme il faut.

On reste sur des territoires majoritairement hardcore et plutôt bien balisés mais les natifs de Montbéliard savent aussi tailler des compos sur mesure. Le résultat est dur sur l'homme, bétonné jusqu'à la moelle, gueulard, hargneux : clairement efficace ("Hools no rules", "White trash wore"). Et comme on a pigé la recette, les Inside-Project balancent une tropille hardcore (punk) à grande vitesse en jouant la carte du featuring bien envoyé histoire d'apporter une petite touche "étrangère" à leur griffe musicale. En invitant Elie d'Hellbats ils propulsent ainsi un morceau qui sent le souffre et la poudre. Un petit interlude aux relents drone/doom oppressants plus tard ("We all die alone") et voici que les gaziers remettent le contact avec le très court "The lovely bones" qui sert de prélude au la détonation "parpaing-core" qu'est "Black sunday bitch" et que va suivre un "Gravedigger" bien sludge qui alourdi encore un peu plus la sauce.

Un nouveau guest en la personne d'Arsène de L'Esprit du Clan cette fois et voici qu'Inside-Project propose un "My fisst hate your pride" haranguant une foule invisible et laissant supposer de belles séquences de guérilla urbaine dans la fosse lorsqu'il s'agira d'aborder la question du live. En l'état, le groupe termine son album avec un nouvel interlude, plus ambient industriel cette fois ("Ruining me"), puis comme il l'a commencé, soit sur un "The firmament" rugueux et puissant dans l'impact. Hardcore jusqu'au bout des riffs en sommes.