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Biographie > Insensé

insense vient de la ville de Ski, pas très loin de Oslo. Oui, oui, c'est là où on a inventé le ski, c'est évident. Tommy Hjelm, guitariste et chanteur de son état, et le batteur Håvard Iversen décident de monter un groupe, ils sont rapidement rejoints par Martin Rygge (guitare) et Magnus Ruud (basse).
Après trois ans de buolot, en juin 2002, le quatuor sort un album éponyme sur le label américain This Dark Reign, Eigil Dragvik arrive alors dans le groupe en tant que chanteur, et le groupe part en tournée en Norvège.
Après un changement de batteur et le départ du chanteur, le groupe sort Soothing torture sur Black Baloon records et Candlelight records. La presse cite comme influences Dilliger Escape Plan, Neurosis, Sepultura ou Strapping Young Lad.
Après une deuxième tournée, le groupe sort un troisième album The silent epidemic mixé par Daniel Bergstrand (Meshuggah, Unfold, AqME...).

Insense / Chronique LP > The silent epidemic

Insense : the silent epidemic insense part très fort : "Welcome whore" donne le ton dès le début, un titre tout en finesse, un mur de guitares, une batterie prolixe, une attaque sonore qui envoie les émo-kids d'Enter Shikari sur la planète Mars, le contre-chant féminin vers la fin du titre allègeant quelque peu ce gros riff gras old-school. Démarrage grande vitesse, une basse au son saturé, "The worst is yet to come" mettrait même le feu à du bois vert. Guitare hachée, voix qui fait avalanche, le hardcore d'insense ne paye pas de mine au premier abord mais se positionne au bon endroit et au bon moment.
Des bonnes idées à la pelle, une lourdeur appréciable avec cependant une touche de finesse aux détours de quelques riffs insense donne dans le lourd et le fait avec plaisir. insense pourrait être comparé avec des pointures tels que Meshuggah ou Sepultura, c'est d'ailleurs ce mix qui ressort d'un titre comme "Skinned of pride" avec ce grognement caverneux, ce léger bend en haut du manche et ces petites notes de guitares qui s'égrainent lentement, en laissant planner des harmonies dissonantes, une petite merveille à l'état sonore, qui se déguste avec ravissement. Contrepoint sonore, "The erosion of Oslo" se fait quant à lui plus froid, plus métallique, un goût de cuivre dans la bouche, sensation renforcée par ce riff hypnotique, entêtant, incessant, avec de petites variations. insense sait également se situer dans l'air du temp, et à en juger ce radieux "Deeper nail" très métalcore, le groupe le fait avec une maîtrise appréciable. Sorti sur Black Baloon records, comme leurs compatriotes d'El Caco, ce The silent epidemic risque de laisser des séquelles, et à en juger la splendeur du titre presque éponyme "A silent epidemic", elles risquent de débouler à cent à l'heure.