metal Métal > Inner Suffering

Biographie > Souffrance intérieure

Bientôt 10 ans qu'Inner Suffering s'exprime sur scène via un métal hardcore de plus en plus chargé d'émotions, le groupe s'est formé à Annecy en 1996 et n'a presque pas bougé depuis puisque seul Jimi a quitté ses compères en juin 2003, il a été remplacé par Mark qui s'amuse avec Flavien sur les guitares pendant que Cyril joue avec sa batterie et Igor avec sa basse, le chant étant assuré par Alexandre. Leur premier album, éponyme, sort en 2001 et s'écoule à 1000 exemplaires ! De quoi se faire connaître, participer à des compils (Trash compost, Stand up, Haute tension) et faire un maximum de concerts. En 2005, ils reviennent en force avec un album, Soma, qui sort chez Mercenaire Production et tournent un clip pour "Millenium round".

Inner Suffering / Chronique LP > Soma

inner suffering : soma Inner Suffering taille dans le vif avec son Soma (et oui, même nom d'album que pour Eths...), les racines HardCore du combo se font en effet sentir tout au long des 9 titres du disque. Et si le chant passe parfois en clair (bien qu'il ne soit pas crypté le reste du temps), il se régale de partie hurlée et cadencée avec comme gros avantage d'être ultra à l'aise dans tous les domaines. Aucun registre ne semble être forcé et il en va de même pour les zicos qui sont tout le temps dans leur jeu même quand, à l'instar de "Broken dream", ils enchainent les passages calmes, bourrins, élancés, alourdis...
Le jeu des chants donne une dynamique énorme aux titres ("Millenium round", "From the past") et comme la rythmique et les guitares ne reculent pas devant les passages éclairées, on ne s'ennuie pas un seul instant dans ce Soma qui parfois suit les traces de Stereotypical Working Class en étant bien entendu beaucoup plus énervé à la base... Leur rage est contrôlée ("Just one more") et si on pourrait également les raccrocher au courant néo (qui ne peut pas y être raccroché aujourd'hui ?), c'est juste sur quelques passages qui font penser au premier album des Deftones (le trafiquage sur le chant en moins).
Si le minuscule point faible de cette galette est la production (ou le mixage, toujours est-il que les guitares me semblent un peu en retrait sur les passages les plus violents, enfin, c'est histoire de chercher la petite bête parce que c'est plus que correct !!!), Inner Suffering ajoute à ses atouts la capacité de faire des longs titres où ils installent des ambiances (et pas uniquement la plage de repos "Soma") et étendent le chaos ("Depressive generation", "Broken dream")... de quoi se réjouir !