metal Métal > Impure Wilhelmina

Biographie > au début, c'est dur à dire

Impure Wilhelmina est un combo genevois qui a commencé sa carrière démographique par une démo éponyme en 1996 puis le EP Undressing your soul en 1998, en pleine ébullition la scène suisse ne rechigne pas à la tâche et aux déplacements pour se faire connaître. Leur premier album sort en 1999, Afraid les lance internationalement, leur métal si particulier en dérange quelques uns mais pas pas les Ordeal avec qui ils signent le split 442 en 2001. La suite de l'histoire de Michael (chant et guitare), Christian (guitare, arrivé en 2007), Mathias (basse) et Mario (batterien arrivé après 2005) est des plus classiques, le groupe enchaîne albums (I can't believe I was born in july en 2003, L'amour, la mort, l'enfance perdue en 2005) et tournées, agrandissant toujours leur fanbase. En novembre 2008, ils délivrent Prayers and arsons enregistré chez Serge Morattel (Knut, Headcharger, Shora, Membrane, Houston Swing Engine.), et c'est désormais l'incontournable Get A Life Records qui est sur le coup...

Impure Wilhelmina / Chronique LP > Prayers and arsons

Impure Wilhelmina - Prayers and arsons Prayers and arsons, des prières et des incendies, crayonnage (ou gravure) noir et blanc enflammé et lettres gothiques rouge sang, Impure Wilhelmina propose une sorte de concept album autour du feu qui éclaire les ténèbres et des voeux pieux. Un coup d'oeil sur les titres ("Poisons and blades", "The end within", "Travel with the night"...) ou sur les textes (la seule phrase en français est Crève et meurs et mets fin à tes jours, c'est sur "The rope" et quand c'est en anglais, la prière n'est pas plus gaie : Pray for your parents they never were mothers, and even failed to be dads (...) We are all waiting for your last breath, mais si tu as la compil Falling down, tu connais ce titre...). Et à entendre "Cover me with kindness", la plage la plus violente, il vaut peut-être mieux qu'ils ne soient pas trop "gentils".
On est en Suisse mais on est loin des verts alpages, des vaches violettes et des rayons du soleil découpant les sommets des Alpes, Impure Wilhelmina décline parfois des paysages sonores calmes et tranquilles de toute beauté (quelques passages de "Hide your anger, give your mouth" ou "Drift" par exemple) mais c'est pour mieux les détruire sous une pluie de riffs incendiaires dans les secondes qui suivent, musicalement instable, le chant de Michael aime aussi les variations dans le ton (de la douceur à la rage), les rythmes et le style ("Continental breed"), c'est lui qui donne le plus de relief à ce Prayers and arsons car si les instruments ne sont pas avares de changements, leurs sons clairs et saturés restent clairement identifiables, c'est une base sur laquelle peut s'appuyer le quatuor pour faire évoluer ses compositions.
Mais dans quel registre au fait ? Post-HardCore ? Mais encore ? Impure Wilhelmina n'est semblable à aucun autre, c'est ce qui fait tout leur intérêt, en plus évidemment d'écrire des titres qui nous retournent.