metal Métal > Imply In All

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Imply In All est né en 1996 sous l'impulsion de Benj (guitare), Romain (batterie) et Matt (basse). Ils enchainent déjà les concerts et se font un petit nom dans les environs de Bordeaux. En 2003, ils se trouvent un chanteur en la personne de Yoh et c'est partir de ce moment que les choses vont s'accélérer : ils sortent un maxi (Relentless) en 2004 qui leur permettra de partager l'affiche avec Nasum, Suffocation et Morbid Angel. En 2006, les Imply In All accouchent de leur premier album intitulé Wonderland 01 via Come Dancing Records. Pour promouvoir le disque, ils tournent un peu partout en Europe avec un certain succès et pour point culminant la participation au Hellfest édition 2007 avec des têtes d'affiches telles que Napalm Death et Slayer. En 2008, le travail de composition est dore et déjà amorcé et aboutira un plus tard à la sortie de leur second album, The flesh clockwork, masterisé par Scott Hull de Pig Destroyer. Comme beaucoup, les Imply In All n'ont pas été exempt de problèmes de personnels avec l'arrivée de Ju (basse) en remplacement de Matt et la furtive apparition de Barby (guitare) dans les rangs...

Imply In All / Chronique LP > The flesh clockwork

Imply In All - The Flesh Clockwork Imply In All ne tergiverse jamais sur leur album alors ne tergiversons pas non plus : The flesh clockwork est une putain de réussite. Tout d'abord parce que leur metal extrême qui pioche autant dans le grind que le hardcore donne une personnalité et une identité bien singulière à la bestiole. Ensuite, parce que les musiciens sont suffisamment ouverts d'esprits pour aller caresser du plus mélodieux et donner une diversité assez infaillible à la dynamique de l'album. Le résultat, c'est 16 titres et près de 40 minutes totalement imparables.
"/// 902-79 M01 ///" C'est le nouveau non de code pour te signifier que ça va barder sévère : introduction qui fait monter la sauce, puis départ sur les starting blocks. Une musique qui file tout droit empruntant un flux hardcore et un concassage rythmique au grind, du riff sur-efficace et sur-assassin, une voix acérée qui semble lancer des couteaux sonores en plein tête de l'auditeur. Les torpilles s'enchaînent avec une dynamique survoltée et ils semblent que les Imply In All se soient donné la mission de ne pas te lâcher d'un pouce dans ce kidnapping sonore mais en n'oubliant pas toutefois de te ménager deux-trois trous d'oxygènes dans le coffre de la voiture comme ce break de folie sur "The gleam in their eyes" et son explosion auditive au rendu méga-jouissif ou l'intro de "Vicious circles" qui évoque ce que la Suède à de mieux à offrir en termes de passages mélodieux. Ce qui frappe après de nombreuses écoutes, c'est la subtilité grandissante d'un album qui à priori ne faisait pas dans la porcelaine mais dont les spécificités apparaissent progressivement et c'est la preuve irréfutable d'un boulot de composition appliqué et affuté au possible.
The flesh clockwork est donc à ne manquer sous aucun prétexte pour les amateurs de brutalité exacerbée qui ne rechignent pas à quelques phases mélodiques insérées avec beaucoup de gouts. Pour situer approximativement et parce que des grands noms attirent toujours mieux les oreilles, ça sonnerait "presque" comme du Converge avec la section rythmique de Leng'tche et quelques petites louches de spécialités suédoises. A consommer d'urgence et sans modération.