metal Métal > Illegal Process

Biographie > Procédé Illégal

Ex-Mum Is Trunk, groupe auquel il participa entre 1996 et 2004 (c'est-à-dire sans en manquer un épisode), Mike (guitariste de son état) décide de monter un nouveau groupe début 2005. Se joignent à lui Patrice (au chant), Yannick (guitare) et Antoine (batterie). C'est alors que débarque une vieille connaissance de Mike, un certain Charlie, ex-Mum Is Trunk lui aussi. Charlie occupe le poste de bassiste, la boucle est bouclée et Illegal Process est né.
Le quintet répète afin de se mettre en jambes, donne quelques concerts autour de sa ville natale (Montpellier) et entre (début septembre 2005) au studio In The Box. C'est là qu'est enregistré, en compagnie de Cédric Castel, The art of disobedience, le premier album du groupe qui a vu le jour chez Disagree Records (Imply In All, Fat Society, Backsight, ...) le 20 novembre 2006.
Coté concert, Illegal Process est plutôt généreux, puisque dans la foulée de la sortie de The art of disobedience, le groupe s'est rendu dans différents pays européens (de la Slovénie au Royaume-Uni en passant par l'Italie, la Belgique ou l'Allemagne) sans, bien sûr, oublier la France. Ceci lui a permis de côtoyer aussi bien ISP, Devotion, Kobayes, Sport Doen, Nevrotic Explosion, Fire Apple Red que Pneumatic Head Compressor. Mais le groupe ne pense pas s'arrêter là et devrait donner plusieurs dates en Espagne ainsi qu'être de retour au Royaume-Uni en mai alors qu'un projet de tournée en Amérique du Sud est dans les cartons pour l'automne...

Illegal Process / Chronique LP > The art of disobedience

Illegal Process : The art of disobedience Suivi de près par de bons sentiments suintant le rock, punk et hardcore composent le doublé (pas toujours dans cet ordre) gagnant de l'équilibre installé par Illegal Process. Avec ce premier disque, crachant 10 titres en 25 minutes, histoire de montrer qu'il a l'esprit de synthèse bien développé, le groupe préfère éructer que se languir, choisi la voie express plutôt que le pittoresque itinéraire secondaire (ou tertiaire) : bref, The art of disobedience te rentre directement dans la tête, d'un bloc, sans que tu n'ai vraiment le temps de comprendre ce qu'il se passe !
Plus proche du pamphlet que de la saga, The art of disobedience libère une énergie abrupte digne de celle des Kobayes ou nous rappelle le souk que peu semer The Bronx. Les Montpelliérains dissimulent à peine leurs penchants pour le punk ("Ballads are for lonely assholes like you") et le hardcore (de Converge ou de Right 4 Life) derrière des gimmicks rock. En atteste le titre "Leaving you at the late night motel" à la fin duquel il ne manquerait plus qu'un gros "yeah" pour que le tableau soit complet.
Si les compos sont fougueuses et le son hargneux, Illegal Process a choisi de prendre un peu plus son temps pour intituler ses chansons : "When I'll die I'll go to heaven 'cause i've spent my time in hell" et "Silence is golden when your ears are stuffed with politically committed lyrics" en sont les exemples les plus concrets. Venus du sud, armés de leur punk-hardcore qui dépote sévère (qui pense à None Shall Be Saved ?), les membres d'Illegal Process peuvent même attirer l'attention des aficionados de Headcharger, conquis par la densité de leur expression.
The art of disobedience ("L'art de la désobéissance" en français dans le texte) est ainsi porté par un groupe qui usera de tous les moyens (même illégaux ?) à sa disposition pour le propager et, osons l'espérer, le plus longtemps possible.