ill nino : confession Un premier album, le succés, une tournée mondiale, des engueulades, une modif du line-up, l'arrivée d'un ex-Machine Head (Ahrue Luster, le mec sans dreads...), voilà ce qui sépare Revolution revolucion de ce Confession. Ill Niño avait surpris pas mal de monde la première fois, avec ce deuxième album, ils se contentent de suivre la voie qu'ils se sont tracés, le néo-latino est donc toujours à l'honneur. Et leur recette est toujours très efficace, des mélodies très prennantes ("Have you ever felt?"), des parties guitares pas aussi "faciles" qu'elles ne paraissent au premier abord ("Unframed"), des rythmiques (percus, batterie) bien envoyées ("Two (vaya con dios)") et un son compact, métal certes mais assez rond pour plaire au "grand public". Mais le côté formatage passe aprés le côté plaisir et cet album est plaisant, on l'écoute facilement, on en retient quelques lignes mélodiques, s'il semble moins creusé que le premier ou qu'un opus d'After Feed-Back, ce Confession a du charme. Et si l'usage de l'espagnol est parcimonieux (quelques phrases sur "Cleansing", "Lifeless... life...", "Numb"), il participe à la chaleur dégagée par le combo qui n'hésite pas à aller au charbon quand il chante en anglais ("Te amo... I hate you", "Re-birth").
En bonus, on nous offre le single "How can I live" (qui est loin d'être leur meilleur titre !) en version espagnole (nettement plus intéressante qu'en anglais !) puis en clip avec quelques beaux effets spéciaux de caméra qui ne sont pas sans rappeller Korn et son "Freak on a leash" et surtout (désolé mesdemoiselles) une mégabonnasse quin joue parfaitement son rôle de mégabonnasse stéréotypée.
Bref, si tu as aimé le premier album, tu aimeras celui-là sans problème, si tu ne connais pas encore Ill Niño, l'écoute de cet album peut te procurer quelques surprises de par son ton hispanisant ("All the right words", "Numb").