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Nom : Hydrid. Genre : chaos sonore absolu. Recette : mettre tous les gens qui passent par la main et les foutre dans les mixeur. Laisser mijoter et servir brûlant. Créé en 2004 du côté de Mardi par 5 zikos décidés à mettre à mal les standards musicaux habituels pour proposer une musique, expérimentale, clairement avant-gardiste, extrême dans sa démarche jusque-boutiste et foncièrement unique. En Juillet 2005, le quintet espagnol enregistre un Beyond undeniable entropy, un EP 6 titres autoproduit et diffusé auprès des médias afin de faire connaître la musique du groupe. Un an plus tard, l'EP sort plus officiellement via le label Deadwrong Records et permet au groupe de recevoir des critiques plutôt élogieuses. Courant 2007, Hybrid passe au long-format avec un premier album intitulé The 8th plague, que sort le label anglais Eyes of Sound (Bossk, Palehorse, Rinoa...) à l'été 2008.

Hybrid / Chronique LP > The 8th plague

hybrid_the_8th_plague.jpg Cauchemar éveillé, songe déviant ou tout simplement apocalypse musicale ? The 8th plague, est un album qui pratique un intensif, sinon oppressant, mélange des genres. Difficile de s'attarder sur un morceau en particulier tant le groupe se plaît à brouiller les pistes rendant ici un disque composé de 4 mouvements pour 8 morceaux évoluant entre metal hardcore, death aux soupçons black, free jazzcore aux effluves grind, pop déviante mâtinée de doom et même un petit condensé de flamenco/bossa nova pour la route. A la limite Hybrid aurait pu rajouter un orchestre symphonique pour compléter la chose, au point où on en était...
Structures indescriptibles, collision frontales des genres, violence indicible, le quintet espagnol tente de canaliser son inspiration débordante dans des mouvements qui n'en font qu'accroître ses aspects hors normes. Bestial, torturé mais incroyablement appliqué, le groupe dévoile à travers The 8th plague une musique conceptuelle renvoyant à l'auto-destruction de l'espèce humaine vue à travers le processus de métamorphose des insectes. Evidemment, là on s'accroche, parce que si déjà sur le papier, ce n'est pas évident à mettre en musique, dans les faits, ça part dans tous les sens et bien que ce soit excellemment produit (quoiqu'un brin propret), la découverte de l'univers d'Hybrid nécessite un véritable effort d'immersion. Et une ouverture d'esprit qui évoquera des souvenirs aux amateurs de groupes tels que Cynic, Meshuggah ou Textures... Des blasts qui écartèlent les tympans, une section rythmique qui enfonce les cloisons et qui vient titiller notre oreille interne, le quintet mêle l'oppressant au labyrinthique, l'imposant et l'anxiogène.
Monument de sauvagerie contrôlée aux incongruités toujours inattendues, ce disque est un vrai fourre-tout, aussi ensorcellant que dérangeant. Condensé sonore underground administré avec une maîtrise technique presque trop parfaite, The 8th plague est l'arme de destruction massive non conventionnelle sortie par l'écurie Eyes of Sound (les excellents Bossk et Rinoa entre autres) afin de repousser un peu plus loin les frontières de sa ligne éditoriale.

Version anglo-saxonne
Waked up nightmare, deviating dream or quite simply musical apocalypse ? The 8th plague, is an album which practises an intensive and oppressive mixture of the kinds. Difficult to be delayed on a piece in particular so much the band enjoys to scramble the tracks making here a disc made up of 4 movements for 8 pieces evolving/moving between metal hardcore, death/ black/free jazzcoregrind, pop deviating crossbred of doom and even a small digest of flamenco/worked nova. In extreme cases Hybrid could have added a symphony orchestra to supplement the thing, at the point where one was.
Indescribable structures, collision head-on of the kinds, inexpressible violence, the Spanish quintet try to channel its inspiration overflowing in movements which do some nothing but increase its aspects except standards. Bestial, tortured but incredibly applied, the group reveals through The 8th plague a conceptual music returning to the self-destruction of the mankind seen through the process of metamorphosis of the insects. Obviously, there one clings, because so already on paper, it is not obvious to put in music, in the facts, that leaves in all the directions and although it is excellently produced, the discovery of the universe of Hybrid requires a true effort of immersion. And an open-minded which will evoke memories with the amateurs of groups such as Cynic, Meshuggah or Textures.
Monument of brutality controlled with always unexpected things, this effort is a true hold-all, as ensorcellant as disturbing. Sound digest underground managed with a technical control almost too perfect, The 8th plague is the weapon of massive destruction nonconventional exit by the stable Eyes of Sound (excellent Bossk and Rinoa yet) in order to push back the borders a little further from its leading line.