metal Métal > Human Jail

Biographie > Prison de chair

C'est en 2009 à Lille que se forme Human Jail avec Max au chant, Antoine à la guitare, Eti à la basse et Chris à la batterie, ils n'ont donc que quelques mois quand on les découvre en compagnie de Karma To Burn et Glowsun. Ils enregistrent un premier EP, Fist step to breakout, qui sort en avril 2010. Sans perdre de temps, ils enchaînent les dates (avec City of Ships, Klone, Unswabbed, Zuul Fx, Headcharger...) et retournent en studio (à Sequedin au C&P Studio où sont passés Darkness Dynamite, As They Burn, Softly Spoken Magic Spells, Blend, Ed Wood Jr, Myrrhe...). Le mastering est assuré par Howie Weinberg (Pantera, Slayer, Kyuss...), on recroise le groupe lors du Sequed'In Rock VII et The soul allegory déboule dans les bacs tout seul comme un grand ![fr] C&P Studio (3 hits)External ]

Review Concert : Human Jail, Karma To Burn+Glowsun+Human Jail à Roubaix (déc. 2009)

Human Jail / Chronique LP > The soul allegory

Human Jail - The soul allegory Un gros métal gras et lourd qui tâche, voilà l'allégorie de l'âme d'après Human Jail, entre sludge, stoner et métal plus tranchant, on sent que le groupe ou tout au moins son chanteur Max a un profond respect pour le travail de Phil Anselmo qui, s'il a été révélé par ses capacités métalliques assez violentes avec Pantera, a su aussi se la jouer plus tortueux, rampant et marécageux avec Down. Je ne chercherai pas à pousser les correspondances avec Superjoint Ritual ou les nombreux autres projets où Phil ne joue que de la gratte parce qu'evidemment Human Jail n'est pas un tribute band à Anselmo ! C'est juste que la référence saute aux oreilles et qu'il faut bien en parler à un moment ou à un autre alors pourquoi pas dés le début ? Après tout, c'est plutôt une bonne chose de pouvoir s'attaquer au registre d'un chanteur culte qui en a inspiré plus d'un, c'est surtout une très bonne chose de tenir la route en allant s'égosiller sur ce genre de terrains pas si praticables que ça...
Après une intro toute en finesse, "Playing the loosing" embraye, passe la disto et envoie un chant rauque sur une rythmique martelée, on hoche déjà la tête et levons le poing en se faisant pousser les poils. Puissants et massifs, les tempos balancés par les Lillois peuvent s'alléger par moments jusqu'à devenir délicats le temps de lancer la machine ("Lust or love ?") et de remplir l'atmosphère de cette grosse saturation boueuse qui nous salit les tympans pour notre plus grand plaisir, ils peuvent également accélérer la cadence quand ils pensent perdre du temps avec des fioritures ("By your own, by your way"). Si la guitare sent la rouille, le guitariste n'est pas rouillé et se permet quelques solos dans les aigus sur quelques fins de morceaux ("Atone", "No more to know"), c'est du classique mais la recette a fait ses preuves et les ponts sont suffisamment réussis pour amalgamer ces passages de sons très clairs dans la gravité de l'ensemble. D'autant que si le ton est résolument métal, l'approche est plutôt rock ce qui fait passer les titres de The soul allegory assez facilement, même les lendemains de cuite (ce qui n'est pas négligeable...).
Bon, c'est bien simple, avec toutes ces qualités et en plus un beau gros son, un superbe artwork (signé Hicham Haddaji déjà responsables de magnifiques pochettes pour Memories of a Dead Man, Khynn, The ARRS, Klone...) et un livret complet, les Human Jail entrent dans la cour des grands avec classe.