metal Métal > Huge Baby

Biographie > énorme bébé

Londres est une fourmilière de groupes, deux frères, Kay (guitariste) et Az (bassiste) vont former le leur au milieu des années 90 : Huge Baby... un "bébé énorme" si on s'en tient à la traduction littérale... 1994, ils s'associent à Matt (batteur) et Sal (chanteur) et l'aventure musicale peut prendre le pas sur leurs aventures persos (petits délits en tout genre...). Leur premier mini-album Good night Irene, hello Dolly (aujourd'hui collector) paraît chez Org et se fait suffisament remarquer pour que la boîte de prod J. Albert et Son les signent en 1998. Après un premier album, le groupe se sépare de Sal pour le remplacer par Paul, ils tournent avec Napalm Death en France et ouvrent pour AC/DC à Paris et à travers l'Europe. Infernal Records (Miocene, Breed 77 ...) les prend en charge et en 2001 ils enregistrent un nouvel album avec John Fryer (NIN, Cradle of Filth). Ce disque, Vibrator, sort en septembre 2002 en France chez UMC. En attendant de revoir le combo dans nos contrées...

Huge Baby / Chronique LP > Vibrator

huge baby : vibrator Huge Baby est un bien étrange mélange... Comme d'habitude, on retrouve des affinités avec les groupes de son background personnel mais là, quelqu'il soit, le résultat est très large, peu importe ses connaissances dans tel ou tel sous-genre. Métal, grunge, alternatif, hardcore, stoner, émo, il y a une pincée de tout ça dans ce Vibrator et certainement d'autres trucs encore ! Le chant de "Bruised ankle" ressemble à celui de Eddie Vedder de Pearl Jam alors que certains riffs de "Dogmeat" nous ramènent au bon vieux temps de Soundgarden... Les titre "New York" est quant à lui plus brut, plus core, plus "à l'ancienne", plus écorché, très rock'n'roll... Les "Circle" (bien psyké !), "Flowers for crazy horse" et "Hangin' a sign" sont trois beaux "slows", avec orchestration, chant posé, calme, refrain puissant, passage acoustique, placés l'un derrière l'autre pour les deux derniers cités, ils sont comme une fenêtre ouverte apportant un courant d'air frais sur un album où on avait besoin de cette respiration. Car le reste est bien plus dense, plus rythmé, plus noise... Et quand bien même on aurait pas compris que Huge Baby est le genre de groupe a tout explosé sur scène, ils se chargent de décomposer et d'étirer les riffs de leur propre "New York" en une "reprise" finale assez destructrice pour l'architecture du titre. Lors de ces 11 morceaux, Huge Baby témoignent d'une réelle envie d'attaquer l'auditeur sans trop lui faire mal (ou en le soignant par la suite avec les titres plus doux), du gros rock aux sonorités et plombages métalliques qui montre bien que le groupe se situe entre deux époques et entre le Huge et le Baby. Pas encore énorme mais loin d'être bébé.