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Biographie > Cocooning


Roulant sa bosse avec S-Core et Superbutt au sein du collectif Dirty 8 depuis 1998, Housebound s'est contenté de deux démos avant de passer à l'enregistrement d'un album. C'est en mai 2005 que Zed (chant), Paul G. (batterie), Jonat (basse), Picus et Ludo (guitares) sont partis au Bakery Studio de Budapest pour enregistrer On a daily basis.... Dans la foulée, la galette sera mixée par Zoltan Varga et masterisée par Viktor Szabo, avant d'atterrir dans nos bacs en mars 2006. Une tournée supportant ce premier effort a déjà débuté et cet automne le groupe sera accompagné sur plusieurs dates par Lazy et Fis(ch)er. [ [fr] ITW Housebound / Dirty8 tour (42 hits)External ]

Review Concert : Housebound, Dirty 8 Tour 2007 / Episode 4 : Wattrelos

Housebound / Chronique LP > Schadenfreude

Housebound - Schadenfreude Petit rappel des faits : il y a 3 ans et des poussières Housebound livrait Winter blow, le premier chapitre d'un dyptique dont la suite, Summer swing, devait paraître quelques mois plus tard, du moins c'était là, le projet. Mais deux départs au sein de son line-up et pas mal de temps écoulé entre la sortie du premier EP et la réactivation très officielle du groupe, Summer swing ne vit finalement jamais vu le jour. Jusqu'à ce paraisse finalement Schadenfreude, un nouvel EP du groupe oui, mais qui n'a strictement rien à voir avec le concept initial. A un gros détail près tout de même, parce que le Housebound que l'on connaissait déjà n'a pas tant changé que ça. Pas foncièrement en tous cas.

Prenant d'assaut les tympans et les enceintes dès la première seconde, l'inaugural "Idea of progress" dévore goulûment la platine et place ce Schandenfreude (soit littéralement "joie malsaine", du plaisir de se moquer du malheur des autres) sur orbite. La puissance de feu est au rendez-vous, les gros riffs hardcore metal tronçonnent dans tous les sens et le groupe fait parler un groove tout à fait imparable ("Avectü"). Précis, puissant, limite sauvage par moment mais surtout net et sans bavure, le quartet strasbourgeois la joue classique mais brutalement efficace. Foudroyant surtout lorsqu'il vient hacher menu la platine à coups de guitares débroussailleuses/moissonneuses-batteuses qui envoient la sauce par saccades et de belle section rythmique qui marteau-pilonne à tout va ("Pure malt").

La recette fonctionnant à plein régime, pas question de se priver alors les Housebound y vont bien gaiement sur "El condor" qui arrache sévèrement la tapisserie avec les dents, sauf qu'à un moment, le metal épileptique et surpuissant, certes outrageusement outillé, ça va bien cinq minutes, alors ils changent un peu leur fusil d'épaule en proposant "Icmb". Soit près de neuf minutes de Tool-like (on exagère légèrement) pour un morceau de metal alternatif aux effluves parfois progressive et une bonne rasade d'éruptions HxC du plus bel effet, ce pour un résultat qui sonne comme le sommet de ce Schadenfreude déjà par ailleurs fort recommandable. Et comme le sixième et dernier titre de la bestiole, soit "Wyoming stuntman douchebag" envoie lui aussi une belle mandale en pleine face en la jouant heavy stunt'n'roll hardcore power-burné, on ne peut reconnaître que l'évidence : à savoir que le retour des Housebound aux affaires est aussi salvateur que brutalement électrisant.

Welcome back boys !

Housebound / Chronique LP > Winter blow

Housebound - Winter Blow 1 dose de (attention on respire un bon coup) neo-groove-hardcore-metal-punk + Dirty8 (l'écurie de S-Core, Sikh, Superbutt...) + un cinq majeur strasbourgeois qui en a dans les riffs x 2 segments d'un même album (on explique les détails plus bas) = grosse tuerie metal hardcore frenchy à l'arrivée. 6 titres et pas un de plus, une bonne demi-douzaine de bastos métalliques qui nous arrivent en pleine gueule, le Housebound nouveau se divise en deux volumes (le premier dévoilé au printemps, le second cet automne) et de fait, ne piétinera pas les conduits auditifs de son auditeur, une fois mais deux. A l'option boucherie "il y en a un peu plus je vous le mets quand même", les HSBND (oui c'est plus court comme ça... quoique), sont repartis avec la caisse. En même temps, à coups de torgnoles HxC punk bien groovy comme "Hawks & doves" ou "Speak less, say more", ils avaient autant d'arguments à faire valoir qu'un Jack Bauer seul mais armé jusqu'au dents face à vingt cinq terroristes pas contents (la prochaine, on la fait en slam ?). Winter blow, c'est le nom de la bestiole, débarque donc dans les tanières armés d'un simple six coups, mais le doigt sur la gâchette, prêt à flinguer d'abord et poser les questions après. Surtout quand ça joue vite à l'image du frénétique "Good to go" ou que ça respire l'urgence en distribuant les (par)paings avec une constance des plus remarquables. Ils sont comme ça les Housebound : professionnels et méthodiques dans le matraquage auditif. Et comme l'efficacité est au-rendez vous (implacable "The great society"), difficile de trouver à redire. Net et sans bavure, la rage en plus, le combo s'enquille un petit "Channel n°5" dans les écoutilles histoire de faire parler les mélodies, sans jamais oublier de gueuler un peu dans le micro histoire de démontrer qu'il n'est pas non plus là pour faire de la broderie. Et du coup, que ce soit au niveau des compos, acérées, comme de la prod, bien ronde, on pense pas mal à un mix intelligent de S-Core en moins salement violent et de Sikh en plus bourrin dont le résultat serait venu se colleter avec un "X-Vision" en mode punk affamé. En clair, ça sonne "Dirty8 style" et c'est donc compact, puissant et ravageur ("Dear whoever"), parfois un peu trop homogène à la longue, mais ce n'est pas plus mal... et surtout ça évite les mauvaises surprises. Puis tant que ça reste dans la famille hein... Verdict : après 4 ans de silence discographique, la première partie du retour aux affaires des Strasbourgeois est une solide réussite. La suite, ce sera Summer swing et elle est déjà dans le viseur. Que cela soit dit : 2010 sera l'année Housebound ou ne sera pas.

Housebound / Chronique LP > On a daily basis...

Housebound : On a daily basis... Avant d'entrer au coeur de l'astre Housebound, il semble inévitable de s'attarder quelque peu sur son aspect : la pochette. Si la face externe du digipack illustre l'intérieur d'un appartement (trop) bien rangé et vidé de ses occupants, la donne change du tout au tout lorsqu'on déplie les volets de l'emballage. On découvre alors les mêmes lieux au petit matin, avec une bande de potes ayant retourné le salon et agonisant après cette petite beuverie. Autre originalité, la tracklist. Si les chansons portent bien de "vrais" titres, la numérotation classique est remplacée par différentes heures de la journée (et de la nuit). Ainsi, le disque commence à 15h00 et se termine le lendemain à 13h00.
Pratiquant un métal des plus sophistiqué, quelque part en orbite autour de la supernova Deftones, elle-même absorbée par l'amas stellaire Tool et sous une pluie de météorites (identifiées comme "hardcore", "métalcore", "émo", "progressif" ou même "ambiant"), on se rend vite compte que les rivaux potentiels des Strasbourgeois ne sont pas légion. Car avec ce premier album, Housebound frappe très fort et place la barre à un niveau exceptionnel. On a daily basis... est certainement un des disques incontournables de ce cru 2006, pourtant déjà enchanteur.
Il est délicat d'attribuer beaucoup de précision dans l'étiquetage du groupe puisque si le noyau n'est fait que de métal, certaines plaques tectoniques libèrent une intensité rock dévastatrice, et rappellent Lazy à notre bon souvenir. Les variations de rythmes et de climats ne manquent pas, et Zed s'adapte parfaitement aux situations, son impeccable chant en anglais parfaisant l'exercice. Si les idées fusent de toute part, elles sont néanmoins posées sur la table pour être disséquées (les morceaux font entre 4 et 7 minutes) et suivent une ligne relativement homogène mais aucunement linéaire. On a daily basis... est tellement bon qu'on ne sait à quel titre tirer son chapeau. Peut-être à "The nipple song" où métalcore groovy s'acoquine au néo, à "Dig" titre compulsif à volonté, à "Nutshell" et "Boredom", furieusement néocore, à "Stay tuned", entrouvrant la porte de l'émo-Deftones, à "Trust", s'invitant auprès de la cour de Tool ou au plus classique "B.L.E.N.D.", mais toujours aussi porteur d'énergie et de bonnes choses. Si quelques titres ont échappé à mon inventaire, c'est pour mieux vous les laisser découvrir par vous-même.
Ce premier album impeccablement produit, composé de subjuguants titres et d'une intelligence remarquable, place Housebound parmi les groupes français qu'il ne serait pas étonnant de voir s'exporter dans quelques années, à l'image de Gojira, très loin de son berceau natal.
Un comité scientifique international vient d'éliminer Pluton de la liste des planètes composant le système solaire mais une nouvelle est apparue dans le PMF, il s'agit de Housebound dont la trajectoire est d'ores et déjà très intéressante à observer...