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D'ici quelques mois, Homestell fêtera ses 10 ans d'existence, 10 années où le groupe a suivi le chemin "classique" des petits groupes de métal suffisament bons pour se faire connaître au niveau national... Des démos, un split avec Fiedl of Illusions, des changements de line-up, une orientation plutôt HardCore et pas mal de routes de campagne en Mayenne pour se faire un nom. En 2005, le combo a accumulé assez d'expériences, de thunes et de galères pour franchir le cap du premier album, ce sera Désillusions, d'autres concerts (en première partie de Nostromo, Boost, Gojira, The Arrs...), un passage au Hellfest (2007) et le départ du chanteur Yosh pour d'autres horizons. Coup dur mais Guillaume (ex-GTI) prend la place et assure. Le deuxième album est enregistré en 2008 et débarque l'année suivante chez CustomCore Records, petit label devenu une belle référence dans le milieu du métal français... Ce Desecrated empyrean bénéficie d'un son énorme (merci Tue Madsen entre autres) mais n'échappe pas à la malédiction du chanteur qui part après sa sortie puisqu'en juin Guillaume quitte Homestell qui décide de continuer à vivre à 4 : Gwen (guitare), Damien (basse) et Nico (batterie) faisant confiance à Hp pour tenir le micro en plus de sa guitare (il l'avait déjà tenu chez Dunsta et Mechanical Heart).

Homestell / Chronique LP > Desecrated empyrean

Homestell - Desecrated empyrean Montée de matraquage tout en puissance, hurlement, blast de chez blast, petit tour sur les cymbales et un gros riff se met en place, bienvenue dans Desecrated empyrean, le nouvel album destructeur d'Homestell qui se sert de toutes les armes du métal pour envoyer la sauce. Des riffs death, des harmoniques artificielles power, quelques rythmiques hardcore, petit sample flingueur, une voix gutturale parfois à la limite du black, le combo pioche de bons effets un peu partout et les assimilent sans mal pour faire du Homestell. Selon son background, chacun trouvera donc que le quintet (aujourd'hui quatuor) ressemble à tel ou tel autre groupe de métal qui défouraille, et ces influences multiples sont assez bien dosées pour ne pas qu'on soit écoeuré et qu'on hurle au plagiat (ou à Dagoba ?). Desecrated empyrean claque sévère (quel son aussi !) mais sait aussi amener des moments plus posés et mélodieux qui aèrent le tout, l'exemple le plus notable est "The tears of injustice" avec sa basse névrosée et en invité discret Romain, chanteur de Bumbklaat (groupe voisin qui vient de se saborder). D'autres guests se fondent eux aussi dans le métal mayennais : Niko de The Arrs et Ash participent à "Censorship" et apportent un ton un poil différent dans l'attaque des textes.
Outre des compos bien foutues, ce qui fait la réussite de cet album d'Homestell, c'est la puissance du son, l'enregistrement au Drudenhaus Studio d'Anorexia Nervosa (où sont passés Ultra Vomit, Eradicate, Kevorkia ... mais aussi Guillaume avec Grotesque Through Incoherence) est d'une précision impressionnante et dire que le mastering est effectué par Tue Madsen (The Haunted, Mnemic, Hatesphere, Ektomorf, Born From Pain, Eyeless ...) suffit à en montrer la qualité. Voilà donc la recette (assez simple non ?) pour un bon gros album de métal d'aujourd'hui.